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LE MÉPRIS ENVERS LES FEMMES
De tout temps, des hommes ont porté des jugements cruels sur les femmes. Elles ont été méprisées,battues, torturées et même tuées. Pensons à l’Inquisition qui a duré 600 ans, soit de 1200 à 1800, et qui a fait des centaines de milliers de victimes, (des femmes dans la très grande majorité des cas). Leur seul crime: avoir été accusées de sorcellerie. Et comme la Bible cite: “Tu ne laisseras point vivre la magicienne”, elles ont subi les pires tortures avant d’être conduites sur le bûcher pour y être brûlées vives.
On pourrait penser que les “saints” hommes, de même que les plus grands philosophes de l’Histoire auraient dénoncé ces agissements et se seraient portés à la défense des femmes, traitées d’une façon aussi barbare. Mais non, par leurs discours et leurs écrits, plusieurs ont attisé la haine contre les femmes, en les rabaissant continuellement et en les accablant de leur mépris. En voici quelques exemples:
SAINT-JÉRÔME
La femme est la porte du démon, le chemin de l’iniquité, le dard du scorpion, au total une dangereuse espèce qui, livrée à elle-même, ne tarde pas à tomber dans l’impureté.
L’unique différence qui sépare l’épouse de la courtisane est qu’elle se prostitue à un homme plutôt qu’à plusieurs, ce qui est plus tolérable.
SAINT-AUGUSTIN
Homme, tu es le maître, la femme est ton esclave, c’est Dieu qui l’a voulu. Sarah, dit l’Écriture, obéissait à Abraham et l’appelait son maître. Oui, vos femmes sont vos servantes, et vous êtes les maîtres de vos femmes.
Il est de l’ordre naturel des humains que les femmes servent les hommes parce qu’il est juste que l’inférieur serve le supérieur.
SAINT-ALBERT LE GRAND
La femme est un homme raté. Par rapport à l’homme, elle ne possède qu’une nature défectueuse et imparfaite. Aussi doit-on, en résumé, se garder de chaque femme comme d’un serpent venimeux ou du diable cornu. Si je disais ce que je sais des femmes, le monde entier serait stupéfait. Son sentiment pousse la femme vers ce qui est mauvais, de même que la raison entraîne l’homme vers ce qui est bon.
SAINT-ANTONIN
Lorsque vous voyez une femme, songez que ce n’est ni un être humain, ni une bête féroce, mais le diable lui-même.
SAINT-CLÉMENT D’ALEXANDRIE
Femme, tu es la porte du diable. C’est à cause de toi que le Fils de Dieu a dû mourir. Tu devrais toujours t’en aller vêtue de deuil et de haillons.
Toutes les femmes devraient mourir de honte à la pensée d’être des femmes.
SAINT-JEAN DE DAMAS
La femme est une méchante bourrique, un affreux ténia qui a son siège dans le coeur de l’homme. Fille du mensonge, sentinelle avancée de l’enfer, qui a chassé Adam du Paradis, indomptable Bellone, ennemie jurée de la paix.
SAINT-PAUL
Le Christ est le chef de tout homme et l’homme est le chef de la femme. L’homme n’a pas été tiré de la femme mais la femme de l’homme; et l’homme n’a pas été créé pour la femme mais la femme pour l’homme.
Ce n’est pas l’épouse qui a le pouvoir sur son corps, mais son mari.
SAINT-PIERRE
Simon Pierre, un des douze apôtres du Christ, n’acceptait pas la présence d’une femme parmi eux. Il était horrifié que Jésus embrasse Marie-Madeleine sur la bouche. Il a dit: Que Marie sorte de parmi nous, parce que les femmes ne sont pas dignes de la vie.
SAINT THOMAS D’AQUIN
La femme ne correspond pas au premier dessein de la nature qui visait à la perfection: l’homme, mais au second dessein, de même que la putréfaction, la difformité et la décrépitude.
En tant qu’individu, la femme est un être chétif et défectueux. C’est un être occasionnel et accidentel.
LE BOUDDHA
Il faut se méfier des femmes. Pour une qui soit un ange, il en est plus de mille, folles ou méchantes. La femme est plus secrète que le chemin, où, dans l’eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand, et comme lui, rusée. Il est rare qu’elle dise la vérité; pour elle la vérité est pareille au mensonge et le mensonge, pareil à la vérité. Souvent, à mes disciples, j’ai conseillé d’éviter les femmes.
ALI, LE PROPHÈTE
Hommes, n’obéissez jamais, en aucune manière à vos femmes. Ne les laissez jamais aviser en aucune manière touchant la vie quotidienne; les laisse-t-on en effet aviser en quoi que ce soit et les voilà à détruire les biens et à désobéir aux volontés du possesseur de ces biens. Implorons l’aide de Dieu pour sortir victorieux de leurs maléfices. Et gardons-nous en tout de leurs bénéfices.
VOLTAIRE
Il n’est pas étonnant qu’en tout pays, l’homme se soit rendu maître de la femme, tout étant fondé sur la force. Il a d’ordinaire beaucoup de supériorité, par celle du corps et même par l’esprit.
On a vu des femmes très savantes, comme il en fut des guerrières, mais il n’y a jamais eu d’inventrices.
SIGMOND FREUD
La femme, il faut bien l’avouer, ne possède pas, à un haut degré, le sens de la justice; ce qui doit tenir, sans doute, à la prééminence de l’envie de pénis dans son psychisme.
La femme reconnaît le fait de sa castration et avec cela, elle reconnaît aussi la supériorité de l’homme et sa propre infériorité.
ALBERT CAMUS
La femme, hors l’amour, est ennuyeuse. Il faut vivre avec l’une et se taire, ou coucher avec toutes et faire. Le plus important est ailleurs.
JEAN COCTEAU
Qu’y a-t-il de pire qu’une femme? Deux femmes!
Une femme dort, elle triomphe. Elle n’a plus à mentir. Elle est un mensonge des pieds à la tête.
JEAN-JACQUES ROUSSEAU
Les femmes dépendent des hommes et par leurs désirs et par leurs besoins; nous subsisterions plutôt sans elles, qu’elles sans nous. Pour qu’elles aient le nécessaire, pour qu’elles soient dans leur état, il faut que nous le leur donnions. Elles dépendent de nos sentiments, du prix que nous mettons à leur mérite, du cas que nous faisons de leurs charmes et de leurs vertus.
FRIEDRICH NIETZSCHE
La femme veut s’émanciper. Et pour cela, elle s’est mise en tête d’éclairer les hommes sur la femme en soi; voilà l’un des pires progrès de l’enlaidissement général de l’Europe. Ces maladroites velléités d’esprit scientifique et d’exhibitionnisme chez les femmes, que ne vont-elles pas amener un jour? La femme a tant de raison d’être pudique; il y a chez elle quelque chose de si pédantesque, de si superficiel, de si primaire, tant de mesquine outrecuidance, de mesquin libertinage et de mesquine immoralité! Toutes ces choses jusqu’à présent n’étaient maîtrisées et refoulées que par la crainte de l’homme.
ÉMILE ZOLA
On la marie et brusquement, voilà une femme fantastique qui désole son ménage. Jeune fille, elle paraissait très douce, un peu délicate. On plaisantait même là-dessus, on disait que le mariage la remettrait. Pas du tout! Le mariage achève de la détraquer, c’est une malade. Le jeune homme qui l’a épousée a eu tort de ne pas consulter un médecin, car il va souffrir les ennuis, les tortures d’une femme appauvrie, aux nerfs exaspérés, élevée très honnêtement et qui le trahira avec le premier sot venu.
CONCLUSION
La femme a hérité d’un grand pouvoir, soit celui de susciter le désir sexuel. L’Homme est souvent prêt à tout pour conquérir le coeur de la femme. Ce pouvoir qu’exerce la femme, par ses charmes, a mis en péril la domination des religions sur l‘homme. La femme a été considérée comme une rivale, d’où les traitements cruels envers elle. L’Église catholique a fait de la femme, la complice de Satan et pratiquement tout ce qui touchait au sexe, des péchés mortels.
Du côté de l’Islam, le Coran sert bien la domination des hommes sur les femmes. Il donne même au mari le droit de battre son épouse. Dans la sourate 4, il est écrit: Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leur époux, avec la protection d’Allah. Et quand à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes Haut et Grand.
À LIRE
Léon A. Robidoux, Femmes, Citations sur les femmes à travers les siècles et à travers le monde, Les Éditions internationales Stanké, 1999
Asma Lamrabet, Le Coran et les femmes, Une lecture de libération, Les Éditions Fawid, 2009
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LES VRAIS PROFITEURS DE L’ÉTAT
Depuis quelque temps, les médias, aux mains des multinationales, se déchaînent contre les syndicats, contre les citoyens qui abusent du système, contre le travail au noir, etc. bref, contre tous ceux qu’ils jugent responsables de l’état lamentable des finances publiques et de la montée fulgurante de la dette. Il faudrait, disent-ils, abolir la formule Rand, qui oblige les employeurs à retenir, sur la paye des employés, les cotisations syndicales, obliger le vote secret chez les syndicats, augmenter les coûts des services (utilisateurs payeurs), etc. etc., autrement dit: siphonner de plus en plus le peuple qui est déjà saigné à blanc par les impôts et les taxes de toutes sortes.
Et pendant ce temps, les multinationales voient leurs impôts diminuer constamment. Malgré tout, elles cherchent par tous les moyens, à ne payer aucune taxe. Durant les vingt dernières années, les gouvernements ont baissé les taux d’imposition des multinationales de plus d’un tiers, par toutes sortes d’exemptions fiscales. Pour les remercier, les multinationales ont placé leurs bénéfices dans des paradis fiscaux. Elles ont embauché des armées d’avocats et d’experts-comptables qui ont été chargés de leur trouver toutes sortes d’échappatoires.
Au moment où les finances publiques sont à sec et où la dette augmente à un rythme effarant, les gouvernements ne cherchent qu’à dorloter les multinationales et les banques. Ils jouent à celui qui baisserait le plus les taux d’imposition de ces géants. Cette domination du capital dans le monde entraîne une montée en flèche des profits. Les grandes entreprises s’internationalisent de plus en plus, ce qui fait que leurs bénéfices, sous forme de dividendes, échappent à la perception fiscale. Il existe tellement d’exemptions pour les multinationales que c’est un jeu d’enfant pour elles de se soustraire de l’impôt.
LES PARADIS FISCAUX
Ce sont des milliards de dollars qui disparaissent à chaque année dans des paradis fiscaux, selon le vérificateur général du Canada. Ces sommes représentent près de 45 milliards par année, au Canada seulement. En 1988, elles étaient de 628 millions et en 2001, de 23,3 milliards, soit une augmentation de 3600%. Les banques, à elles seules, ont privé le Ministère du Revenu canadien, de 16 milliards de dollars en impôts, de 1993 à 2008, toujours selon le vérificateur général. Les paradis fiscaux sont au nombre de 73 dans le monde et les zones franches, destinées aux exportations où la fiscalité est proche du zéro, sont passées de 850 en 1998, à 5,000 en 2004.
Nassau, une petite île des Bahamas, compte 430 banques qui gèrent des actifs de plus de 1000 milliards de dollars. Les banques, dans leur publicité, n’hésitent même pas à inviter leurs gros clients à pratiquer l’évasion fiscale. À chaque année, 150,000 nouvelles sociétés “off-shores” sont crées dans le monde. Les îles Caïmans, qui sont le cinquième centre financier mondial, abritent 65,000 entreprises (des filiales, pour la plupart) pour une population de 47,000 habitants. Il n’y a pas qu’en Amérique que se pratique l’évasion fiscale. En France, les coûts ont été évalués, en 2006, à une somme oscillant entre 42 et 51 milliards d’euros.
COMMENT PROCÈDE-T-ON?
La pratique la plus courante consiste à effectuer des transferts de bénéfices dans des pays à très faible taux d’imposition. Le truc est simple: on place les dépenses déductibles d’impôts dans le pays ou est situé le siège social et on transfère les bénéfices dans des flilales, où il n’y a pas d’impôt. Au Canada, un ex-premier ministre opérait sa multinationale, la Canadian Steamship Lines, à partir d’un paradis fiscal, pour éviter de payer de l’impôt dans son pays. Ses bateaux sillonnaient les mers en arborant le drapeau du paradis fiscal.
On manipule des prix de transfert. Les multinationales utilisent les transactions entre leurs propres filiales pour déplacer leurs profits là où les taux d’imposition sont pratiquement nuls. On fait de fausses facturations entre les entreprises, en falsifiant les prix sur les exportations et les importations, afin d’éviter de payer des taxes. Les pots-de-vin et les commissions qui récompensent ces pratiques sont dissimulés sur des comptes anonymes dans les paradis fiscaux. Ces fausses facturations et manipulations coûtent plus de 125 milliards d’euros par année aux caisses des pays du Sud, ce qui représente la somme que les Nations Unies ont fixée pour réduire de moitié la pauvreté dans le monde, d’ici 2015. (Source: Christian Aid, Death and taxes. The true toll of tax dogging, may 2008).
Une autre tactique fort simple est la suivante: une multinationale canadienne fabrique un produit qui lui coûte un dollar. Elle le vend un dollar à une de ses filiales installée dans un paradis fiscal. Elle ne réalise pas de profit et de ce fait, ne paie pas d’impôt au Canada. Par la suite, la filiale vend le produit dix dollars à un distributeur. La filiale de la multinationale fait donc neuf dollars de profits, mais coup de chance, le paradis fiscal a un taux d’imposition qui frôle le zéro. Donc, pas d’impôt pour un profit de 900%. Il n’y a pas à dire, il y a un bon dieu pour les multinationales!
LES IMPÔTS REPORTÉS À L’INFINI
Non seulement les multinationales ne paient pratiquement pas d’impôts mais celles qui en doivent ont obtenu des gouvernements, le report de leurs impôts à l’infini. Ces impôts, sous formes de gains en capital réalisés, la plupart du temps, lors de la vente de l’entreprise à un membre de la famille, sont reportés aux calendes grecques. Ainsi, la fortune familiale passe de main en main ou de père en fils, à l’abri de l’impôt. Le truc est simple: on crée une fiducie familiale. On retrouve, parmi ces favorisées, les entreprises suivantes: Alcan et Domtar: 2,3 milliards de dollars- Quebecor: 679,5 millions- Molson inc: 481 millions- Astral Media inc: 195,8 millions- Cogeco inc: 170 millions- Biochem Pharma: 160 millions- Le Groupe Saputo: 102 millions.
LES FIDUCIES FAMILIALES
Les fiducies familiales permettent de différer l’impôt à la génération suivante, une autre tactique pour éviter de payer de l’impôt, toujours avec la complicité des gouvernements. Exemple: la famille Bronfman a transféré 2,2 milliards de dollars aux États-Unis, sans payer un sou d’impôt au Canada. Comment le Ministère du Revenu canadien a-t-il pu autoriser un tel transfert? Il est à noter que personne n’en aurait eu connaissance si le vérificateur général du Canada, Denis Desautels, n’avait mis à jour ce transfert.
Le juge Frank Muldom, de la Cour fédérale, a déclaré ce qui suit, en rapport avec cette affaire: “La décision du Ministère fédéral du Revenu, d’autoriser la richissime famille Bronfman, à transférer deux milliards de dollars aux États-Unis, sans payer d’impôts au Canada, transpire la mauvaise administration et le favoritisme“. Ce transfert a exempté la famille Bronfman de payer, au Canada, plus de 700 millions d’impôts sur les gains de capital. (02/01/99)
LES FONDATIONS FAMILIALES
Les avantages que les riches tirent d’une fondation familiale sont considérables. Non seulement les dons sont déductibles d’impôt, mais les fondations sont de véritables banques familiales qui permettent, aux familles riches, de contrôler des entreprises à l’abri de l’impôt. Les montants que les fondations sont tenues de verser à des oeuvres de charité sont minimes et de plus, elles le font à des organismes de leur choix. Exemple: la famille Chagnon et la vente de Videotron à Québecor.
Avec un investissement initial de 100,000 dollars, André Chagnon a obtenu une entreprise (Videotron) estimée à 100 millions de dollars, avec l’aide de la Caisse de dépôt et placement du Québec et le gouvernement québécois. Quelques années plus tard, la famille Chagnon a récolté 76 millions, grâce au régime d’épargne action du Québec, sans payer un sou d’impôt. En vendant Videotron à Québécor, la famille Chagnon a créé une fondation familiale, privant l’État québécois de plus de un milliard d’impôts sur les gains de capital.
LES REER (RÉGIMES ENREGISTRÉS D’ÉPARGNE RETRAITE)
Les reer, dont la cotisation maximale a été établie à 22,000 dollars par année et dont les revenus accumulés ne sont pas imposables, coûtent au minimum, 20 milliards par année au fédéral et 4 milliards à Québec. Comme la moyenne des cotisations aux reer, se situe à 2,700 dollars pour l’ensemble de la population, on comprend que ce plafond de 22,000 dollars ne profite qu’aux riches. À ces cotisations, il faut ajouter celles de 5,000 dollars dans un CELI, de 5,000 dollars dans un REA, ainsi que des milliers de dollars dans des régimes d’épargne études, d’épargne invalidité, etc. Et on parle d’établir un reer santé. Ce faisant, la santé privé n’aura de privé que le nom.
CONCLUSION
Il serait plus que temps de faire un ménage dans les abris fiscaux qui privent le Ministère du Revenu d’Ottawa et celui du Québec, de sommes astronomiques. Faut-il se surprendre que les finances publiques soient à sec et que la dette augmente à un rythme effarant? Il serait temps également que les riches paient leur juste part d’impôts. Au Canada, 20% des plus riches détiennent 94% de la richesse (en capitaux), tandis que 60% des moins nantis n’en détiennent que 1%.
SOURCES
Brigitte Alepin, Ces riches qui ne paient pas d’impôts, Éditions du Meridien, 2004
Linda McQuaig, La part du lion, ou comment les riches ont réussi à prendre le contrôle du système fiscal canadien.
Having their cake and eating it too. The big corporate tax break. International Confederation of free Trade Union.
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FUSION ET AUTONOMIE
Il existe, dans l’univers, deux forces qui semblent diamétralement opposées mais qui se rejoignent en quelque sorte. Ce sont les forces d’expansion et de contraction. D’un côté, il y a ce mouvement où les planètes et les galaxies s’éloignent, et de l’autre, il y a ce mouvement où tout se contracte. Malgré ces deux mouvements contraires, l’univers demeure UN.
Lorsque l’on compare les êtres humains avec l’univers, on constate le même phénomène. D’un côté, il y a ce besoin de rapprochement et de l’autre, ce besoin d’éloignement. Déjà, en naissant, l’être humain connaît une fusion intime avec la mère. Puis arrive un moment où il ressent un besoin irrésistible de se libérer du lien maternel pour aller vers plus d’autonomie et faire son chemin par lui-même.
Ces deux mouvements: expansion et contraction, créent deux pôles, soit: fusion et autonomie, où les êtres humains se rapprochent les uns des autres et où ils s’éloignent les uns des autres. On assiste alors à des périodes de paix avec des rapprochements entre les peuples et des périodes de guerre où les êtres humains entrent en conflit pour toutes sortes de raisons. Cette dualité: fusion/autonomie apparaît donc comme faisant partie même de la vie.
Dans un couple, on retrouve le même scénario. Au début, les deux partenaires ressentent un besoin puissant de fusion. Le couple est très uni et chacun s’oublie pour l’autre, pour le bonheur de l’autre. Puis, le temps passe et le besoin d’autonomie se fait sentir. Au lieu de s’oublier pour l’autre, l’être humain oublie l’autre pour ne penser qu’à lui. La force de contraction qui, au début, amenait les deux êtres à fusionner, perd de sa puissance pour faire place à la force d’expansion où chacun ressent le besoin de s’éloigner.
Ce phénomène s’applique également au niveau des relations entre l’être humain et le groupe. L’attrait du groupe ressemble étrangement à la relation de dépendance de l’enfant vis-à-vis la mère. Il y a ce côté sécurisant, protecteur et chaleureux du groupe. Il en résulte parfois une dépendance profonde. L’être humain se fond dans le groupe, pour s’oublier en quelque sorte. On retrouve ce phénomène au niveau des religions, des sectes, des partis politique, des associations, etc.
Puis, graduellement, l’être humain ressent un besoin irrésistible d’autonomie pour aller vers une connaissance plus profonde de soi, car le groupe empêche toute quête intérieure. Dans le groupe, personne ne parvient à se retrouver réellement, car l’autonomie individuelle se perd au profit du groupe. Il en résulte une situation où chacun se sent valorisé par rapport au groupe. C’est pour cette raison que tout est mis en place dans un groupe pour faire croire à l’individu qu’il est important dû au fait qu’il est séparé de ceux qui n’en font pas partie.
Finalement, les forces qui régissent les êtres humains ne sont pas différentes des forces qui régissent l’univers. Il existe les mêmes forces, soit celle de l’expansion, qu’on pourrait appeler le désir de fuite et celle de la contraction qu’on pourrait appeler le désir de rapprochement. Par conséquent, on ne guérit du besoin de fuir qu’en s’unissant avec toutes les dimensions de son être, avant d’aller vers les autres. Autrement dit, il faut apprendre à être en harmonie avec soi-même avant d’espérer être en harmonie avec les autres.
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LES ANIMAUX ET LA COMPASSION
Les animaux sont-ils capables d’éprouver un sentiment aussi noble que celui de la compassion? Plusieurs personnes refusent d’y croire, car pour éprouver un tel sentiment, il faut de l’intelligence, soit la capacité de raisonner , ce que ces personnes refusent d’admettre pour l’animal. Pour elles, les animaux n’ont que de l’instinct hérité en naissant. Cet instinct leur commanderait de tuer d’autres animaux pour se nourrir, sans éprouver aucune pitié ou compassion.
Pourtant, plusieurs cas ont démontré que les animaux pouvaient éprouver des sentiments puissants, comme l’amour, l’empathie, le dévouement et la compassion. Plus les animaux évoluent, plus leurs facultés mentales se développent et plus leur potentiel emphatique augmente. En voici quelques exemples:
Des chercheurs britanniques et américains, qui ont étudié les éléphants de la réserve naturelle de Samburu, au nord du Kenya, sont arrivés à la conclusion que ceux-ci se comportent, à l’égard de leurs proches, d’une façon qui s’apparente aux manifestations humaines (revue scientifique Applied animal behavior science, août 2006)
Face à la souffrance ou à la mort, les éléphants ont une réponse commune et celle-ci n’est pas réservée seulement qu’à leurs proches. Ces comportements peuvent être assimilés à des comportements humains. Les recherches ont été dirigées par Lain Douglas Hamilton, chercheur du département zoologique de l’université d’Oxford.
Pour démontrer que les éléphants ressentent de la compassion vis-à-vis d’autres animaux, le psychanalyste Jeffrey Masson, a décrit, dans son livre Quand les éléphants pleurent, la rencontre dont il fut témoin entre un éléphant et un rhinocéros, deux ennemis naturels. Une mère rhinocéros et son petit venaient d’arriver dans une clairière lorsque le petit resta pris dans la boue. Sa mère le renifla, vérifia s’il n’était pas blessé puis s’éloigna à la recherche de nourriture.
Un troupeau d’éléphants apparut et un mâle, avec des défenses impressionnantes, s’approcha du bébé rhinocéros et entreprit de le soulever avec ses défenses. La mère rhinocéros fonça sur l’éléphant et le chargea. Celui-ci s’éloigna mais revint plusieurs fois pour aider le petit rhinocéros. À chaque fois, la mère rhinocéros chargeait l’éléphant. Le manège dura plusieurs heures et finalement, le troupeau d’éléphants s’éloigna . Le lendemain, lorsque les observateurs revinrent pour dégager le petit rhinocéros, ce dernier parvint à se dégager seul de la boue qui, entre-temps, avait séché.
De toute évidence, l’éléphant avait reconnu la détresse du bébé rhinocéros et avait tenté de lui venir en aide, signe évident d’un geste de compassion. Si on définit la compassion comme la capacité de comprendre la détresse d’un être vivant et le désir de lui venir en aide, peut-on douter que l’éléphant ait ressenti de la compassion pour le petit rhinocéros?
Il y a quelque temps, un gardien de zoo se trouvait à proximité de la cage des chimpanzés, lorsqu’un oiseau blessé vint se poser en catastrophe. L’un des chimpanzés saisit l’oiseau, mais au lieu de n’en faire qu’une bouchée, comme s’y attendait le gardien, il se contenta de le prendre dans ses mains et de l’examiner avec attention. Curieux, les autres chimpanzés s’approchèrent et l’oiseau fut passé de main en main. Quand le dernier chimpanzé eut fini d’observer l’oiseau, il s’approcha des barreaux de la cage et tendit l’oiseau blessé au gardien qui n’en croyait pas ses yeux.
Si cet oiseau avait été en santé, aucun doute dans l’esprit du gardien que le premier chimpanzé l’aurait croqué sans hésitation, mais le fait que l’oiseau ait été blessé, avait déclenché chez les chimpanzés un sentiment de compassion et un désir de lui venir en aide. Pour ressentir un sentiment de compassion, aucun doute que les chimpanzés avaient réfléchi, ce qui est un signe d’intelligence. Ils avaient observé l’oiseau et avaient constaté chez lui, les symptômes d’une profonde détresse.
Un autre exemple de compassion fut observé chez un gorille vis-à-vis un enfant. Ce dernier, ayant escaladé un grillage dans un zoo, tomba tête première dans la cage des gorilles. Un énorme gorille s’approcha de l’enfant qui gisait inconscient sur le sol. Lorsqu’un autre gorille, plus agité et hostile voulut s’approcher, le premier l’en empêcha en lui barrant le chemin. Quelques instants plus tard, le garçon revint à lui et se mit à pleurer. Un peu effrayé, le gorille s’éloigna mais revint aussitôt et monta la garde jusqu’à ce qu’un secouriste vienne porter secours à l’enfant.
Il existe des centaines de cas où des animaux ont démontré de la compassion vis-à-vis des humains ou d’autres animaux. Comme ils ne sont pas doués de la parole, il est impossible de savoir ce qu’ils pensent ou ressentent exactement. On peut toutefois déduire, en étudiant leurs comportements, qu’ils font preuve de sentiments identiques aux humains. La compassion est nécessaire à tous les êtres vivants. Sans elle, pas de compréhension, ni de soutien mutuel; pas de gestes de tendresse ou d’affection.
Ceux qui prétendent que les animaux ne peuvent ressentir de la compassion ou d’autres sentiments, agissent de la même façon que ceux qui prétendaient, du temps de l’esclavage, que les noirs ne pouvaient avoir des sentiments puisqu’ils n’avaient pas d’âme, disaient-ils. Les premiers blancs qui sont venus d’Europe pour conquérir l’Amérique, disaient la même chose des indiens qu’ils appelaient les peaux-rouges. Ils ne les considéraient pas comme des êtres humains possédant une âme, d’où les massacres auxquels ils se sont livrés.
Pour justifier sa cruauté envers tous les êtres vivants, incluant les animaux, l’homme a toujours réduit ses victimes à l’état de choses sans valeur. Pour justifier le massacre de six millions de juifs, lors de l’holocauste, les nazis ne considéraient pas les juifs comme des êtres humains, mais comme des bêtes à visage humain (Heinrich Himmler, chef de la Gestapo et de la police du Reich).
À LIRE
Arthur Ciaramicoli et Katherine Ketcham, Le pouvoir de l’empathie, un antidote à la solitude, Les Éditions de l’Homme, 2000, ISBN 2- 7619-1548-8
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LES FAISEURS DE GUERRE
Les faiseurs de guerre sont ceux qui ont tout intérêt à ce qu’il y ait des guerres. Les buts visés sont l’enrichissement et le pouvoir. Le monde est un immense échiquier sur lequel se joue un gigantesque jeu d’échecs. Ceux qui manipulent les pièces sont tapis dans l’ombre. On ne les voit pas, mais ce sont eux qui mènent le monde. Les pièces sont jouées de façon à enrichir les géants, soit les multinationales archi-milliardaires.
La pièce majeur est le système capitalisme qui permet l’enrichissement et qu’il faut protéger par tous les moyens. La seconde pièce est le politique qui veille à protéger le système. Viennent ensuite les autres pièces maîtresses représentées par les forces armées, les forces policières, etc. soit tous ceux qui voient à la défense du système. Et finalement, viennent les pions, soit le peuple qu’il faut manipuler dans l’intérêt des géants.
Les géants vivent dans un petit cercle bien fermé dans lequel n’entre pas qui veut. Ce sont eux qui placent les pièces majeures sur l’échiquier du monde et ces pièces sont triées sur le volet. La première cible des géants sont les chefs d’État; présidents, premiers ministres. La qualité première de ces chefs d’État est celle d’être de bons orateurs afin de vendre la salade et d’endormir le peuple. Qu’ils soient de “petits faiseurs” n’a pas d’importance puisque de toute façon, ils ne décident rien. Le vrai pouvoir, ce sont les géants qui le détiennent. La seconde qualité des chefs d’État est celle d’être de bons serviteurs.
Comme ils ont la richesse, les géants ont tous les pouvoirs. Les plus puissants tirent leurs richesses de l’or noir et de l’armement. Les géants de l’armement produisent des armes de plus en plus sophistiquées et de plus en plus coûteuses. Les gouvernements sont évidemment les seuls à pouvoir acheter ces armes! Et c’est alors que les politiciens entrent en jeu. Les budgets consacrés à la défense atteignent des centaines de milliards de dollars. Mais les gouvernements ne peuvent acheter continuellement des armes sans les utiliser ou les écouler, d’où la nécessité des guerres. Car comment les géants de l’armement feraient-ils des profits s’il n’y avait pas de guerres?
Le peuple, de son côté, n’a aucun intérêt à ce qu’il y ait des guerres, puisque c’est lui qui en paie le gros prix. C’est le peuple qui souffre et qui sert de chair à canon; il n’a donc aucun intérêt dans les guerres. Il faut donc le manipuler et le convaincre que les guerres sont nécessaires. Entrent alors en jeu, les vendeurs de salade, soit les politiciens judicieusement choisis pour leur talent d’orateur. On fait accroire au peuple qu’il y a des ennemis (des monstres) qui lui veulent du mal. Et sous le couvert de “missions” (ça fait missionnaire), on envoie des soldats mourir sur les champs de bataille. Et pendant ce temps, les géants se frottent les mains, car ils engrangent des milliards.
Le plus bel exemple nous vient des États-Unis où les géants confient les rennes du pouvoir politique à leurs hommes. Les présidents américains n’ont pas de réels pouvoirs. S’ils n’obéissent pas aux ordres venus d’en haut, ils risquent de se faire assassiner. Même le président Barack Obama, arrivé au pouvoir avec de bonnes intentions, doit se conformer aux ordres et travailler dans l’intérêt des géants. On l’a bien vu lorsqu’il a débloqué des centaines de milliards pour renflouer les coffres des géants qui se sont empressés de piger dedans à pleines mains. Que Barack Obama ait reçu le prix Nobel de la paix dépasse l’entendement, car ses décisions, dictées d’en haut, ne visent qu’à accroître les guerres.
Au Canada, nous avons un premier ministre qui se plie à la volonté des États-Unis afin de servir les intérêts des géants. Alors qu’autrefois, le Canada était reconnu comme un artisan de la paix avec ses casques bleus, nous voilà devenu un État guerrier. Le Canada consacre des centaines de milliards dans l’armement. Il envoie ses soldats en “mission” en Afghanistan pour livrer une guerre contre un petit pays qui ne lui a rien fait. Il prétend vouloir instaurer une démocratie dans un pays musulman, chose impossible. Il défend un régime corrompu et combat des fanatiques religieux comme il en existe dans tous les pays musulmans. Tout le monde sait bien que l’intérêt premier est le pétrole, soit l’oléoduc qui traverse le pays et qui donne accès aux puits de la mer Caspienne et ceux des anciennes républiques soviétiques.
En France, nous avons un autre bel exemple d’un homme judicieusement choisi pour défendre les intérêts des géants. En janvier 1995, Nicolas Sarkozy renonçait à son poste de porte-parole du gouvernement pour appuyer Édouard Balladur aux élections présidentielles. Celui-ci était battu au premier tour et Sarkozy devint persona non grata en France. Il se faisait huer lors de ses sorties. Paul Desmarais, président de Power Corporation (un géant) vit dans Sarkozy un homme qui pouvait servir ses intérêts. Il l’invita dans son domaine au canada et pendant dix jours, les deux hommes prirent de longues marches. Paul Desmarais, surnommé chez nous, le “faiseur de premiers ministres” lui redonna confiance et lui promit son aide. C’est ainsi que Nicolas Sarkozy, qui possédait un bon talent d’orateur, accéda au poste de président de la France. Pour remercier son bon ami Paul, Sarkozy lui attribua la plus haute distinction, soit la Grand-Croix de la légion d’honneur, accordée pour services éminents rendus à la nation française.
Lors de la remise de la médaille, le nouveau président français a dit: “Un homme m’a invité au Québec dans sa famille. Nous marchions de longues heures et il me disait: Il faut que tu t’accroches, tu vas y arriver. Il faut que nous bâtissions une stratégie pour toi! Preuve cher Paul que tu n’es pas français car il n’y avait personne ici qui pensait ça. Nous avons passé dix jours ensemble au cours desquels tu m’as redonné confiance”. Aussitôt au pouvoir, Nicolas Sarkozy s’est empressé de privatiser les compagnies dans lesquelles Power Corporation avait des intérêts, dont Gaz de France et sa reprise par le groupe Suez. Ce faisant, Sarkozy a enrichi spectaculairement son bon ami Paul Desmarais, un de deux seuls étrangers présents au restaurant Le Fouquet’s le soir de la victoire de Sarkozy aux élections présidentielles.
Paul Desmarais, qui siège sur le Conseil d’administration du géant américain Carlyle, a fait nommer le demi-frère de Sarkozy, Olivier Sarkozy, sur le Conseil d’administration de ce géant. Celui-ci s’occupe des services financiers. Le groupe Carlyle a une influence énorme sur les politiques du gouvernement américain et on le comprend facilement puisque George Bush, le père et James Baker, l’ex-secrétaire d’État, y siègent. Tout ces gens ont des intérêts dans le pétrole et l’armement. Paul Desmarais siège également sur le Conseil d’administration de la pétrolière Total, 4’ au monde, qui va investir 20 milliards dans les sables bitumineux d’Alberta, au Canada. Évidemment que le gouvernement canadien ne fait rien pour empêcher la pollution causée par l’exploitation de ces sables.
CONCLUSION
S’il y a des guerres, c’est qu’il y a des gens qui ont intérêt à ce qu’il y en ait. Le peuple est maintenu dans l’ignorance, car les géants contrôlent l’information. Aux États-Unis comme au Canada, les médias sont aux mains des géants. Des professionnels sont engagés pour faire de la désinformation. On stimule l’esprit patriotique des gens et on crée des “missions” en se donnant bonne conscience, soit celle de défenseurs de la paix. Que des milliers de gens y laissent leur vie, c’est sans importance. Il n’y a que les intérêts des géants qui comptent.
À LIRE
Sur mon blogue: Paul Desmarais, de Power Corporation, http://libertaire9.space-blogs.com/blog-note/116115/paul-desmarsis-de-power-corporation.html
Sur mon blogue: La Manipulation des masses. http://libertaire9.space-blogs.com/blog-note/54756/la-manipulation-des-masses.html
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LES VRAIS AMIS
Un vrai ami est souvent plus proche de nous qu’un frère. Il est un cadeau du ciel d’une valeur inestimable. Un vrai ami est celui qui nous épaule en tout temps. On peut le rejoindre lorsque le besoin se fait sentir ou lorsque le malheur nous frappe et il n’hésite pas à venir à la rescousse.
On ne se sent jamais seul avec un vrai ami. Il sait nous comprendre et nous réconforter. On peut tout lui dire et il ne nous juge pas. Il partage avec nous les moments de joie comme les moments de tristesse. Un vrai ami est heureux lorsqu’on est heureux et il est malheureux lorsqu’on est malheureux.
Un vrai ami se reconnaît également à sa franchise. Il peut nous dire ce que personne n’oserait. Il nous secoue lorsqu’il le faut. Il est un confident, un complice, un allié. Un vrai ami ne nous jalouse pas, car la jalousie et l’amitié ne vont pas ensemble. Un vrai ami et nous, c’est comme deux âmes soeurs qui se seraient rencontrées.
LES AMIS VIRTUELS
Un ami virtuel n’est pas à négliger, mais il ne répond pas aux critères d’une véritable amitié. Il lui manque l’essentiel, soit la présence, le contact et la chaleur humaine. On ne connaît pas vraiment un ami virtuel puisqu’on ne le voit pas; il est derrière un écran. Il peut s’inventer un nom, un personnage. On ne peut voir, à ses gestes ou à l’expression de son visage, s’il dit la vérité.
L’ami virtuel peut être d’un grand réconfort dans les moments de solitude, mais il ne peut exercer le rôle d’un véritable ami. Il ne peut nous apporter son aide dans les moments difficiles car, la plupart du temps, il n’est pas disponible, étant trop éloigné. Il ne peut nous offrir une épaule chaleureuse ni une main secourable.
On peut avoir des centaines d’amis sur des blogues ou des sites comme facebook mais ils sont davantage des contacts que des amis. On tisse des liens étroits avec quelques-uns seulement. La plupart n’émettent qu’un commentaire de temps à autre et certains, pratiquement jamais. Ils peuvent disparaître sans laisser un mot et sans même qu’on s’en rende compte.
LES GRANDES AMITIÉS
Les grandes amitiés sont celles qui durent et qui traversent le temps sans faiblir ni mourir. Deux vrais amis se retrouvent toujours avec joie et c’est comme s’il n’y avait jamais eu de séparation. Le fil de l’amitié n’est jamais totalement rompu. On accepte le fait que le véritable ami s’éloigne comme on l’a accepté lorsqu’il est venu vers nous.
On n’oublie jamais un vrai ami. On garde en mémoire les complicités de l’adolescence, les confidences échangées, les bons moments passés ensemble. On regarde de vieilles photos et on revit instantanément des moments merveilleux. Comme le disait Voltaire: “Toutes les grandeurs de ce monde ne valent pas un bon ami”.
RÉFLEXIONS SUR L’AMITIÉ
Si nous connaissions le prix d’un véritable ami, nous passerions notre vie à le chercher. Montesquieu
Un véritable ami est le plus grand de tous les biens et celui de tous qu’on songe le moins à acquérir. La Rochefoucauld
L’amitié danse autour du monde habité, proclamant à nous tous qu’il faut nous réveiller pour louer notre félicité. Épicure
Le plus grand effort de l’amitié n’est pas de montrer nos défauts à notre ami; c’est de lui faire voir les siens. La Rochefoucauld
Parmi les choses dont la sagesse se munit pour la félicité de la vie toute entière, de beaucoup la plus importante est la possession de l’amitié. Épicure
L’on ne peut aller loin dans l’amitié si l’on n’est pas disposé à se pardonner les uns aux autres, les petits défauts. La Bruyère
Toute amitié est par elle-même une vertu, mais elle a son origine dans l’utilité. Épicure
L’amitié extrême et délicate est souvent blessée du repli d’une rose. Chamfort
Il vaut mieux savoir conserver ses amis que ses biens. Gracian
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LA SAGESSE CHINOISE
La sagesse chinoise s’appuie sur les forces du yin et du yang. Dans cette philosophie, fort ancienne, le yin représente ce qui est inerte et ce qui se rapproche de la nature, tandis que le yang représente l’activité et la force vitale.
Les taoïstes, disciples de Lao-tseu, philosophe chinois, (500 ans avant Jésus-Christ), préconisent une forme de soumission à l’ordre naturel de l‘univers. De leur côté, les adeptes de Confucius, (vers la même période), préconisent les vertus morales et les bons comportements de l’homme.
Quelles que soient les différences, tous recherchent la paix intérieure. Cette paix s’obtient par une conduite sage, sans excès, en harmonie avec les lois de la nature. On pourrait résumer la sagesse chinoise par cette phrase: “Accepte ton destin en conformité avec l’équilibre naturel des choses”.
Ce qui caractérise la sagesse chinoise, dans son ensemble, c’est son réalisme et sa grande simplicité. Certains préceptes datent de très longtemps. Les sages chinois aimaient parsemer leurs sentences, d’images faites de naïveté et de poésie. La logique était cependant fort simple et claire, comme en témoignent les comparaisons avec les arbres, les plantes, les animaux, etc.
C’est sans doute cette simplicité dans la sagesse chinoise qui rend les proverbes si attrayants. Ces proverbes stimulent l’esprit et visent à nous rappeler des évidences que nous avons tendance à oublier. Ils sont pleins de sagesse et de bon sens.
QUELQUES PROVERBES:
Tout passe comme cette eau; rien ne s’arrête, ni jour, ni nuit. Confucius
L’eau courante ne corrompt jamais. Proverbe chinois
La mauvaise herbe, il ne faut pas la couper, mais la déraciner. Proverbe chinois
L’eau ne reste pas sur la montagne, ni la vengeance sur un coeur noble. Proverbe chinois
Celui qui sait se contenter sera toujours content. Lao-tseu
Le sage redoute la célébrité comme l’ignominie. Lao-tseu
La rivière tranquille a ses bords fleuris. Proverbe chinois
La feuille tombée retourne à sa racine. Proverbe chinois
Lorsque le vent ne souffle pas, l’arbre ne s’agite pas. Proverbe chinois
La rose n’a d’épines que pour celui qui veut la cueillir. Proverbe chinois
S’il n’est pas soutenu par un tuteur, le jeune arbre se courbe facilement. Proverbe chinois
La montagne et l’eau finiront par se rencontrer. Proverbe chinois
Les paroles, une fois dites, sont comme les montagnes. Proverbe chinois
Sourire, c’est rajeunir de dix ans; s’attrister, c’est se faire des cheveux blancs. Proverbe chinois
Celui-là est vraiment fort qui sait se vaincre lui-même. Proverbe chinois
L’homme content de son sort ne connaît pas la ruine. Lao-tseu
L’homme de bien est droit et juste, mais non raide et inflexible; il sait se plier, mais non se courber. Confucius
Point n’est besoin d’élever la voix quand on a raison. Proverbe chinois
Chaumière où l’on rit vaut mieux que palais où l’on pleure. Proverbe chinois
Au lieu d’espérer et d’attendre le temps, ne vaut-il pas mieux utiliser son temps? Proverbe chinois
Chaque coup de colère est un coup de vieux. Chaque sourire est un coup de jeune. Proverbe chinois
Le grand défaut des hommes, c’est d’abandonner leurs propres champs pour aller ôter l’ivraie de ceux des autres. Mong-tseu
L’honnête homme n’attend que la justice; l’homme vulgaire attend des faveurs. Confucius
L’imprévoyant creuse un puits quand il a soif. Proverbe chinois
Si l’on ne pas fait d’efforts quand on est jeune, inutile de se lamenter quand on est vieux. Proverbe chinois
Le chemin du devoir est toujours proche, mais l’homme le cherche loin de lui. Proverbe chinois
Reculez d’un pas et tout s’élargira spontanément. Proverbe chinois
Cent “non” font moins mal qu’un “oui” jamais tenu. Proverbe chinois
L’homme de bien ne demande rien qu’à lui-même; l’homme de peu demande tout aux autres. Confucius
Celui qui aime demander conseil, grandira. Proverbe chinois
Celui qui ne progresse pas chaque jour, recule chaque jour. Confucius
Qui est esclave de ses désirs, ne peut, en même temps, rester maître de lui-même. Confucius
Conseiller est facile, aider est difficile. Proverbe chinois
Qui veut gravir une montagne, commence par le bas. Confucius
Celui qui cède la route n’est jamais l’imbécile. Proverbe chinois
Ne vous affligez pas de n’être connu de personne, mais travaillez à vous rendre digne d’être connu. Confucius
Le plus grand conquérant est celui qui sait vaincre sans bataille. Lao-tseu
Mieux vaut faire des choses minimes que de ne rien faire du tout. Proverbe chinois
L’or n‘appartient pas à l’avare; c’est l’avare qui appartient à son or. Proverbe chinois
Le poisson ne voit pas l’hameçon, il ne voit que l’appât; le sot ne voit pas le péril, il ne voit que le profit. Proverbe chinois
Les paroles sincères manquent souvent d’élégance; les paroles élégantes sont rarement sincères. Lao-tseu
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LA CONFÉRENCE DE COPENHAGUE SUR LE CLIMAT!
La conférence de Copenhague sur le climat aura ouvert les yeux de bien des gens. Malgré le fait que l’humanité se dirige tout droit vers une catastrophe écologique sans précédent et malgré l’urgence de la situation, les participants à ce sommet auront préféré sauver l’économie plutôt que de sauver l’humanité.
L’accord qui a résulté de ce sommet est tellement insignifiant et non contraignant, que c’est comme si tous les participants s’étaient mis d’accord pour ne rien décider. La main invisible du marché était tellement présente à ce sommet que c’était pathétique de voir à quel point les hommes politiques n’ont pas de réels pouvoirs et à quel point ils sont les serviteurs dociles des multinationales et de l’économie mondiale.
UNE MENACE POUR L’HUMANITÉ
Sous l’impact de la technologie moderne et sous le contrôle des géants qui dominent le monde, la concurrence économique est devenue une menace pour l’humanité. Dans un monde écrasé sous le poids des richesses créées par la technologie moderne, la concurrence, telle que pratiquée actuellement, ne sert pas les populations; elle ne sert qu’à enrichir davantage les géants.
La guerre économique qui, autrefois, servait d’outil au développement technologique, a perdu sa raison d’être. Il faudrait être naïf pour croire que le développement économique sert au mieux-être des populations. À travers le monde, les multinationales et leurs valets, les chefs d’État, se lancent à l’assaut du marché mondial. Ils dépensent des milliards pour subventionner l’exportation des produits de consommation. Les buts de cette guerre économique sont d’arracher des acheteurs aux compétiteurs et de déstabiliser l’économie des pays concurrents.
Mais la plus grande menace concerne le réchauffement qui bouleverse le climat sur toute la terre. Certains croient à un refroidissement. Ils oublient de regarder du côté des pôles où se situe le vrai problème, responsable de tous les bouleversements climatiques que nous connaissons. La pollution atmosphérique a créé des trous dans la couche d’ozone au-dessus des pôles, ce qui a entraîné la fonte des glaciers. En fondant, les glaciers ont libéré des quantités astronomiques de méthane, un gaz inodore emprisonné sous les glaces depuis des millénaires.
Le méthane a accentué la dégradation de la couche d’ozone ainsi que la fonte des glaciers. Considérant le fait que les glaces ne sont plus là pour refléter les rayons du soleil, l’eau les absorbe et se réchauffe, ce qui accentue davantage la fonte des glaces. Cette fonte fait monter l’eau des mers et des îles disparaissent, tandis que les continents reculent. Comme il y a davantage d’eau, il y a davantage d’humidité dans les zones tempérées, ce qui cause les bouleversements climatiques que nous connaissons: plus de neige, de froid, durant les saisons froides et plus d’ouragans, de tornades etc., durant les saisons chaudes.
Il n’est pas nécessaire d’être un génie pour s’apercevoir qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Les températures sont de plus en plus clémentes dans le Grand Nord, tandis qu’elles se refroidissent dans les zones tempérées. J’habite les Basses Laurentides, au Québec, et je constate que depuis quelques années, les températures sont beaucoup plus clémentes dans le Grand Nord.
LE MONDE DES MULTINATIONALES
Le monde des multinationales est incapable de penser en termes de nouveaux projets de société. Ses seuls buts sont le profit et le maintien des structures sociales qui le favorisent. Les multinationales qui dominent le monde sont impuissantes à agir lorsqu’il est question de préparer l’avenir de l’humanité.
Comme des dinosaures, les multinationales ne correspondent pas aux nouvelles réalités. Ces géants sont incapables de gérer les immenses richesses que leur procure la technologie moderne. Pour ces géants, aux pieds d’argile, le temps des catastrophes est arrivé. Plus le temps passe, plus les multinationales se comportent comme des requins dans un aquarium devenu trop étroit.
Les dirigeants de cette riche minorité sont impuissants devant les problèmes de l’heure. Ils n’ont aucune solution pour une meilleure répartition de la richesse, puisqu’ils ne cherchent qu’à l’accaparer. Ils n’ont pas de solution pour mettre fin à la paralysie sociale qui condamne une partie grandissante de la population à vivre de l’assistance publique. Ils sont incapables de s’attaquer aux problèmes de la pollution au niveau de la planète. Au contraire, ils font tout pour combattre les mesures préventives qui risqueraient de restreindre leurs profits.
Depuis des années, les écologistes du monde entier pressent les gouvernements d’agir devant les dangers qui menacent l’humanité. Ils démontrent, preuves à l’appui, les dommages causés à la couche d’ozone, cette défense naturelle de la planète. Malgré leur importance, les problèmes écologiques ne rentrent pas dans les préoccupations des multinationales et des hommes politiques. Ces derniers n’ont qu’une vision à court terme.
Il est aberrant de voir les gouvernements faire si peu pour l’écologie et consacrer des centaines de milliards en dépenses militaires. Le gouvernement canadien adopte les mêmes positions que son voisin américain. Chose certaine, ce n’est pas avec des frégates et des sous-marins que le Canada va mettre fin à l’empoisonnement de son atmosphère créé, en grande partie, par l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta.
De leur côté, les États-Unis, ne veulent pas entendre parler de protection de l’environnement. À toutes les demandes dans ce sens, ce pays se retranche derrière des “Comités d’étude”. Les États-Unis dépensent des centaines de milliards pour l’armement mais coupent dans les dépenses pour défendre la vie. Leur politique est celle du “tout pour l’armement” et rien pour assurer une vie décente à tous les citoyens américains.
L’arrivée des ordinateurs et des robots industriels place les nations devant de nouveaux défis. Le problème est de savoir comment utiliser les immenses richesses, fruits de la technologie. Comment utiliser également le trésor public, ce formidable outil? Le trésor public doit-il être mis au service des multinationales et des banques? Ces questions se posent au moment où de plus en plus de citoyens sont rejetés de la production; au moment où les pertes d’emploi sont devenues le problème majeur des pays industrialisés.
CONCLUSION
La nature ne pose jamais de problèmes, sans que les solutions ne se pointent à l’horizon. Il en est de même pour la société. Il n’y a pas de problèmes insolubles; il n’y a que des solutions à découvrir. Ces dernières accompagnent les problèmes et s’imposent comme une nécessité dans une société en perpétuelle transformation.
Le développement de la technologie entraîne des pertes d’emploi et souvent, la dégradation de l’environnement. Mais il apporte avec lui, les moyens de résoudre les problèmes. Si d’un côté, il y a d’énormes difficultés, il existe des moyens pour les vaincre: il faut placer les revendications sociales en termes de nouveaux projets et jeter les fondements d’une nouvelle civilisation où la technologie serait au service de la collectivité.
Il serait suicidaire de penser uniquement à l’accroissement de la production sans penser, en même temps, à la protection de l’environnement. Il serait complètement idiot de prétendre, au nom d’une saine gestion, accroître la production d’un côté et de l‘autre, menacer la survie de l’humanité. C’est pourtant l’image que nous a donnée la Conférence de Copenhague sur le climat, qui ne passera certainement pas à l’Histoire comme un modèle de clairvoyance et de sagesse.
À LIRE
Henri Gagnon, Libre-échange, Les multinationales contre le peuple. Les Éditions Héritage Inc. ISBN 2920-799-00-4
La fonte des glaciers, sur mon blogue: http://libertaire9.space-blogs.com/blog-note/59579/la-fonte-des-glaciers.html
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LA SÉRÉNITÉ
La sérénité est synonyme de bonheur, car l’un ne va pas sans l’autre. Le Larousse décrit la sérénité comme étant un état de calme provenant d’une paix morale qui n’est pas troublée. On peut ajouter que la sérénité découle de l’acceptation des choses. Se satisfaire de ce que l’on a et en tirer le meilleur parti possible, c’est vivre sereinement.
La sérénité est aussi une quête de sagesse. Elle exige un travail de tous les instants. Comme une fleur a besoin d’eau et de nourriture pour s’épanouir, la sérénité a besoin qu’on la cultive et l’entretienne. Et tout comme le bonheur, la sérénité est, avant, tout, un état d’esprit.
Si je peux dire: “Je suis heureux parce que j’ai décidé d’être heureux”, je peux faire de même pour la sérénité. C’est ce que nous apprennent les sages qui l’ont cherchée et trouvée en se disant que la sérénité n’était rien d’autre qu’une prise de conscience qui procure l’acceptation des choses, telles qu’elles se présentent.
RÉFLEXIONS SUR LA SÉRÉNITÉ
Ne demande pas que les choses arrivent comme tu veux. Mais veuille qu’elles arrivent comme elles arrivent et tu seras heureux. Épictète
Ce n’est pas ce que sont objectivement et en réalité les choses, c’est ce qu’elles sont, pour nous, dans notre perception, qui nous rend heureux ou malheureux. Schopenhauer
Tu trouveras, en n’importe quelles circonstances de la vie, de quoi te divertir, te détendre et éprouver du plaisir, à condition de prendre le parti de relativiser tes malheurs plutôt que de te les rendre intolérables. Sénèque
Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’avons pas à les faire. C’est parce que nous n’osons pas les faire qu’elles sont difficiles. Sénèque
Les choses contre lesquelles nous ne pouvons rien, faisons en sorte qu’elles ne puissent rien contre nous. Formule stoïcienne
Pour moi, il n’y a que d’heureux présages, si je le veux, car, quoi qu’il arrive, il dépend de moi d’en tirer du bien. Épictète
Nous portons en nous des merveilles que nous cherchons en dehors de nous. Sir Thomas Brown
Tes jours viennent puis s’en vont; qui en connaît la raison? Lao-tseu
La nuit la plus sombre a toujours une fin lumineuse. Poète persan
Comment n’aurait-on pas le bonheur dès l’instant qu’on a la sérénité? Proverbe chinois
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LA TROISIÈME GUERRE MONDIALE
La troisième guerre mondiale est en cours depuis longtemps. Elle oppose les puissants de ce monde aux milliards de pauvres, maintenus dans l’indigence totale. Les puissants disposent de toutes les armes pour écraser et vaincre et ils ne gênent pas pour s’en servir.
DU PAIN ET DES JEUX
On dirait que l’Histoire se répète sans cesse! Du temps de l’empire romain, le peuple était saigné à blanc pour nourrir les armées et faire vivre grassement la classe dirigeante. Pour empêcher la révolte toujours possible du peuple, l’empire avait inventé les jeux et trouvé des boucs émissaires: les chrétiens! C’était les chrétiens qui avaient irrité les dieux, disait-on, en prêchant un dieu unique et surtout, une aberration: l’amour du prochain! Comment l’empire pouvait-il survivre sans guerres, ni conquêtes et sans la haine du prochain? C’était absolument impensable!
Les chrétiens ont écopé! Ils ont été jetés en pâture aux fauves dans les arènes et le peuple s’est délecté de ces massacres. Il a oublié ses malheurs dans les jeux et a pu se défouler sur les chrétiens, jugés responsables de tous leurs problèmes. Au lieu de s’en prendre à leurs dirigeants, les romains s’en sont pris aux chrétiens. Pour attiser davantage la haine, l’empereur Néron a même fait incendier Rome en faisant porter le blâme sur le dos des chrétiens.
PLUS ÇA CHANGE, PLUS C’EST PAREIL!
La même histoire se répète de nos jours et ce sont seulement les noms qui changent. L’empire américain étend ses tentacules sur toute la terre et le peuple est saigné à blanc pour nourrir les armées et faire vivre grassement la classe dirigeante, à laquelle se sont ajoutés les véritables maîtres: les multinationales archi-milliardaires. Pour éviter la révolte toujours possible du peuple, on a inventé des boucs émissaires pour le défoulement collectif et des jeux pour un exutoire efficace.
Quand les boucs émissaires ne collaborent pas suffisamment, on simule des attaques et on leur fait porter la responsabilité. On l’a bien vu quand Israël a attaqué un bâteau du guerre américain afin de faire porter le blâme sur le dos de l’ennemi et déclencher un conflit armé. Que des milliers de soldats américains y aient laissé leur vie, il n’y a rien là, puisque les géants de l’armement ont pu réaliser des profits monstres.
Quand les géants du pétrole ont voulu mettre la main sur les puits de pétrole irakiens, l’empire a inventé une histoire d’armes de destruction massive et démonisé le dirigeant de ce pays, ce qui lui a permis d’attaquer l’Irak et d’en prendre le contrôle, tout en permettant aux géants du pétrole et de l’armement de faire de gigantesques profits. Que des milliers d’innocents en aient payé le prix, il n’y a rien là!
Pour ce qui est d'Al Qaeda, les gens savent-ils que c'est une organisation créée par les américains pour combattre l’Union Soviétique qui avait envahi l’Afghanistan? Qu’Oussama ben Laden, le chef de cette organisation, était, à ce moment-là, un agent de la CIA? Que cette dernière finançait Al Qaeda avec les profits de la vente du pavot récolté en Afghanistan? Que ben Laden, démonisé par les américains et jugé responsable des attentats du 11 septembre 2001, était soigné pour des problèmes rénaux dans un hôpital d’une base américaine, au Pakistan, et qu’un agent de la CIA lui rendait visite, la veille des attentats?
ET PENDANT CE TEMPS!
Et pendant ce temps, le peuple est manipulé sans qu’il s’en rende compte. Il est maintenu dans l’ignorance par les medias, aux mains des puissants qui les contrôlent et qui font de la désinformation. Les chefs d’État ne sont que des pantins aux mains des géants. Pour éviter la révolte toujours possible du peuple, on attise la haine contre des ennemis, souvent fictifs et on crée des jeux pour détourner l’attention.
Toujours pendant ce temps, la société se dégrade, les gens s’abrutissent et se défoulent sur des boucs émissaires: les assistés sociaux, les chômeurs, les parasites, les terroristes, les communistes, etc. Et pendant ce temps, des milliards de pauvres dans le monde crèvent de faim et tout le monde s’en balance; des vieillards sont entassés dans des mouroirs et on envisage même l’euthanasie pour s’en débarrasser au plus vite; des malades pauvres, privés de soins, endurent leurs maux et des jeunes, désabusés, se suicident par milliers.
Mais chez nous, comme partout ailleurs, il faut jouer à l’autruche et s’enfouir la tête dans le sable. Tout n’est qu’hypocrisie et mensonge! Les gens sont manipulés et rien n’est plus facile puisqu’on les empêche de réfléchir par eux-mêmes: la hantise de la classe dirigeante! On abrutit les gens pour mieux les contrôler. Et pendant ce temps, les puissants qui détiennent la richesse et qui dominent le monde, se frottent les mains car ils engrangent des milliards de profits!
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VAINCRE SES PEURS
La vie est en constante évolution. Rien n’est statique, tout bouge. En ce qui concerne l’être humain, ce qui l’empêche d’évoluer, ce sont ses peurs, soit celles qui le font stagner ou qui ralentissent son évolution en l’empêchant d’atteindre ses objectifs.
Pour acquérir la maîtrise de soi et accomplir sa destinée, il est essentiel de vaincre ses peurs. Il faut commencer par les identifier et ensuite les affronter pour parvenir à les vaincre.
Toute évolution comporte son lot d’épreuves. Face à l’adversité, nous sommes malheureusement confrontés à toutes sortes de peurs, les plus importantes étant la peur du changement, la peur de l’échec, la peur de l’engagement, la peur du jugement et finalement, la peur de la réussite.
LA PEUR DU CHANGEMENT
Dans l’enfance, les changements sont une source d’excitation et de plaisir: de nouveaux jeux, un environnement différent, de nouvelles amitiés, etc. Toute nouveauté pique la curiosité, accélère les capacités d’adaptation et stimule l’imagination. En vieillissant, les habitudes s’enracinent et l’appréhension face aux changements s’immisce graduellement.
La répétition des gestes procure une impression de sécurité. Les changements étant absents, on se sent en confiance. La routine produit un effet qui n’est pas en harmonie avec la vie, soit l’inertie. Moins on bouge, moins on a le goût de bouger. Plus l’inaction est présente, plus il devient difficile de s’acclimater. On craint les changements, car ils importunent.
Vient un jour où il nous faut bouger car les transformations sont inévitables. Elles font partie intégrante de la vie où tout bouge. Que ce soit dans les petites choses ou dans les grands bouleversements, la vie nous fait évoluer afin de nous permettre de découvrir notre potentiel. Qu’il s’agisse d’une simple adaptation ou d’une grande transformation, les changements sont inévitables.
En réalité, les changements sont des stimulants. On a tous la capacité de s’adapter à toutes sortes de situations. On peut faire appel à notre créativité pour faire face à un changement. Tout est possible, car l’énergie créatrice veille à nous procurer les conditions idéales à notre épanouissement.
LA PEUR DE L’ÉCHEC
Il n’y a qu’une chose qui rend un rêve impossible et c’est la peur de l’échec. Cette peur paralyse nos actions et nous empêche d’avancer. L’inquiétude qui découle de cette peur est corrosive. Notre esprit est tellement occupé à se poser toutes sortes de questions du genre: “Est-ce que je vais réussir?” “Suis-je capable?”, qu’il oublie de se concentrer sur les moyens.
Pour réussir, il faut de l’audace et de la persévérance. Ces qualités sont essentielles. Échouer une première fois s’avère souvent une expérience qui procure un bagage inestimable. Cette expérience nous donne la force et le courage. De grandes réussites ont été précédées par de nombreux essais qui se sont soldés par des échecs. Ces erreurs de parcours nous enseignent la valeur de l’effort soutenu.
L’échec peut devenir un tremplin vers le succès. Combien de gens ont connu plusieurs défaites avant de parvenir à la réussite, enrichis d’une forte expérience? Ils ont cru en eux, ils ont retroussés leurs manches et ils ont foncé. Ils ont considéré l’échec, non pas comme la fin d’un rêve, mais comme un enseignement.
LA PEUR DE L’ENGAGEMENT
Cette peur, très répandue, éteint les désirs et tue la passion. L’élan du départ est ralenti par la crainte de s’engager plus à fond. L’engagement suscite l’appréhension car il demande de l’implication qui, à son tour, exige de nouvelles responsabilités. S’engager dans une relation amoureuse ou une activité professionnelle sont des situations qui comportent des risques.
Les questions qui ne manquent pas de surgir devant un nouvel engagement sont: “Vais-je perdre ma liberté?” “Quelles personnes vont dépendre de moi?” “Quelles seront mes responsabilités?”, etc. S’engager dans une nouvelle mission peut provoquer la peur de l’implication.
Cependant, il est bon de savoir que l’engagement le plus important de notre vie est justement relié à notre raison d’être. Les responsabilités sont un privilège car elles font partie de notre plan de vie. Donner un sens à sa vie, c’est s’engager à respecter la direction que nous avons choisie.
LA PEUR DE L’INCONNU
La peur de l’inconnu freine le goût de l’aventure et neutralise l‘action. Devant l’incertitude, beaucoup de gens optent pour la routine par crainte d’avoir à faire un choix. Et les questions fusent: “Et si je me trompais?” “Est-ce que je pourrais revenir en arrière?” “ Qu’est-ce qui m’attend après?”, etc.
Tout questionnement nous fait manquer des occasions précieuses qui risquent de ne plus se présenter. Pour contrer cette peur, il faut développer de l’audace. En s’exposant à l’inconnu, on s’entraîne à être fonceur. En étant à l’aise devant l’inconnu, on apprend à canaliser nos énergies pour les investir dans la résolution des problèmes, plutôt que dans la résistance aux changements.
Il est préférable de faire appel à notre détermination afin d’obtenir les résultats souhaités. Grâce à notre détermination, les ouvertures finissent par se créer d’elles-mêmes. Nous évitons ainsi d’anticiper de façon négative. Comme l’enfant, nous retrouvons notre capacité d’émerveillement devant des situations inattendues.
LA PEUR DU JUGEMENT
Cette peur provient de l’importance que nous accordons à l’opinion des autres. L’avis des autres revêt une importance telle que nous devenons l’effet de leur appréciation. Victimes de préjugés, nous tombons dans le piège du manque de confiance car l’approbation des autres devient une nécessité.
La peur du jugement augmente notre insécurité et nous empêche de prendre des décisions. Pour nous immuniser contre la peur du jugement, il faut endosser ce qui nous appartient, soit notre propre appréciation. Il suffit d’être à l’écoute de nos rêves pour ressentir la pertinence de nos choix et de nos décisions.
L’expérience acquise est le critère le plus important. Nous pouvons nous poser les questions suivantes: “Qu’est-ce que j’ai appris de mes expériences?” Quelles sont les forces que j’ai développées?” “Comment profiter des leçons apprises?” , etc. En dépassant la peur du jugement, nous recevons la sagesse de l’expérience.
LA PEUR DE LA RÉUSSITE
La peur de la réussite s’infiltre souvent de façon insidieuse dans notre vie. Une des perceptions est la croyance selon laquelle l’argent est sale. Élevés dans des préceptes religieux, nous grandissons avec la certitude que la pauvreté est préférable à la richesse, que nous sommes plus aimés de Dieu en étant pauvres et que le Royaume des cieux n’est pas accessible aux riches.
Nous pouvons aussi avoir peur de réussir en raison d’expériences négatives. Une réussite en affaires qui aurait rendu un homme malheureux en mariage, en est un exemple. Ainsi, pour certaines personnes, la réussite entraîne des changements négatifs. Cette vision erronée provoque la peur de l’inconnu et privilégie le statu quo. La menace du changement apparaît en créant des blocages dans notre désir de réussir.
CONCLUSION
Pour apprendre à marcher, l’enfant doit se dépasser sans cesse. Il fait continuellement de nouvelles tentatives pour se tenir debout et conserver son équilibre. Petit à petit, il essaie, tombe et se relève. Puis un beau jour, il réussit. Il se lève et marche.
Le même processus s’applique tout au long de notre vie et ce, dans tous les domaines. Combien d’erreurs avons-nous connues avant de savoir parler, lire, écrire, calculer correctement? La méthode d’essais et d’erreurs est la meilleur méthode d’apprentissage dans la vie.
Devenus adultes, pourquoi se créer des peurs qui nous empêchent d’avancer, d’affronter des défis et de réussir? Sommes-nous capables de faire des tentatives? Avons-nous le courage d’accomplir des choses qui ne demandent que des efforts? Pour réussir, il suffit tout simplement de vaincre ses peurs.
À LIRE:
Nicole Gratton, Découvrez votre mission personnelle par les signes du jour et par les rêves de nuit. Éditions: Un monde différent, 1999, ISBN 2-89225-391-8
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PRENDS LE TEMPS
Le temps
Laisse donc les ans s’épuiser Que de larmes pour un baiser Que d’épines pour une rose!
Le temps qui s’écoule fait bien Et mourir ne doit être rien Puisque vivre est si peu de choses
François Coppée
PRENDS LE TEMPS DE JOUER
Regardons l’enfant! Tout est prétexte à jouer pour lui. Il ne se pose pas de questions à savoir s’il perd son temps, s’il n’aurait pas mieux à faire. Toute son attention est concentrée sur le jeu. Il vit pleinement ce moment où la réalité n’existe plus; où il est tout entier dans son monde imaginaire. Essayons d’oublier nos tracas pour retrouver notre coeur d’enfant, pour nous évader, nous libérer des contraintes en nous accordant du temps pour jouer.
PRENDS LE TEMPS DE MARCHER
La marche est un des meilleurs exercices qui soit. Elle ne coûte rien contrairement à d’autres sports qui exigent un équipement dispendieux. Quoi de plus agréable que de marcher dans la nature! On remplit ses poumons d’air pur et on découvre plein de choses. Parfois, c’est une rencontre avec un animal sauvage. En d’autres occasions, c’est la découverte d’un merveilleux paysage. Même la ville nous révèle des beautés cachées!
PRENDS LE TEMPS DE T’ARRÊTER
Prendre le temps de s’arrêter pour goûter un moment de détente. Une simple sieste suffit parfois! Pour bien des gens, la vie est une course effrénée contre la montre. Ils vivent à un rythme d’enfer sans se préoccuper de leur corps qui a tant besoin de repos. Faut-il se surprendre qu’il y ait autant de cas d‘épuisement? Le repos est indispensable à une bonne santé physique et mentale.
PRENDS LE TEMPS D’ÉCOUTER
Il est bon de savoir s’exprimer, mais il est aussi bon de savoir écouter. Le dialogue de sourds est très fréquent. On aime parler, mais est-ce qu’on prend le temps d’écouter les autres, de les laisser parler sans leur couper la parole? Savoir écouter demande un effort de concentration. Lorsque les gens nous fuient, il serait bon de se poser la question à savoir si on est capable d’être à l’écoute des autres avant d’être à l’écoute de soi.
PRENDS LE TEMPS DE TE REMÉMORER
On a tous vécu de bons moments qui nous ont apporté de grandes joies. Revivre ces moments lorsque tout va de travers peut s’avérer salutaire. On se rend compte qu’il suffit souvent de peu pour être heureux; que ce sont les petites choses qui nous comblent de bonheur. Se remémorer le passé peut nous aider à vivre le moment présent. On réalise que les difficultés sont passagères et que le temps guérit bien des maux.
PRENDS LE TEMPS DE MÉDITER
La méditation est essentielle à un bon équilibre. Elle demande peu, si ce n’est de la concentration. Méditer, c’est faire le vide pour plonger à l’intérieur de soi où réside notre force mentale. Cette force nous permet de faire face aux difficultés de la vie. La méditation peut se faire n’importe où, n’importe quand, dès qu’on a quelques minutes devant soi. Il est évident qu’un endroit paisible est à conseiller, mais quand on acquiert l’habitude de méditer, on peut le faire partout. Le secret, c’est de se concentrer. Méditer nous permet de changer notre perception du monde, tout en devenant plus serein, plus détendu, plus équilibré.
PRENDS LE TEMPS D’AIMER
Aimer ne consiste pas seulement à éprouver un sentiment envers une personne. Aimer, c’est apprécier la vie et tout ce qu’elle nous offre; c’est ouvrir son coeur aux autres; c’est devenir plus charitable, plus humain. Aimer, c’est chercher à voir les bons côtés des gens avant de voir leurs défauts; c’est apprécier ce que l’on fait et s’y consacrer entièrement; c’est respecter la vie sous toutes ses formes. Aimer, c’est tout ça et bien plus encore!
RÉFLEXIONS SUR LE TEMPS
Ce qui est passé a fui; ce que tu espères est absent; mais le présent est à toi. Proverbe arabe.
Le temps mène la vie dure à ceux qui veulent le tuer. Jacques Prévert
Jouis du jour présent, sans te fier le moins du monde au lendemain. Horace
Le temps n’a d’autre fonction que de se consumer: il brûle sans laisser de cendres. Elsa Triolet
Le passé et l’avenir, ces deux moitiés de vie dont l’une dit jamais et l’autre dit toujours. Alphonse de Lamartine
Tu dois vivre dans le présent, te lancer au-devant de chaque vague, trouver ton éternité à chaque instant. Henry David Thoreau
Qu’est-ce que notre vie, sinon du temps? André Maurois
Perdre son temps avec soi-même est aussi une façon de s’aimer. Robert Escarpit
Les gens qui jamais n’ont le temps sont ceux qui le moins accomplissent. Georg Christophe Lichtenberg
Qui prend son temps n’en manque jamais. Mikhaïl Boulgakov
On n’a jamais assez de temps c’est vrai, rien que pour penser à soi-même. Louis-Ferdinand Céline
Les sacrifices que l’on fait, les arrangements avec l’existence ne tendent qu’à ce but: se donner du temps. Madeleine Chapsal
Le temps des hommes est de l’éternité pliée. Jean Cocteau
Le temps perdu ne se rattrape jamais. Alors continuons de ne rien faire. Jules Renard
Le temps, j’en ai toujours eu besoin pour faire ce que j’avais à faire: rien. Christian Bobin
Rien n’est plus précieux que le temps, et c’est à quoi l’on pense le moins. Chevalier de Méré
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LE COOPÉRATISME
Notre société inégalitaire, où la richesse est concentrée dans les mains d’une petite minorité, engendre des problèmes majeurs. Il est impossible qu’une société fonctionne de cette façon. La solution réside dans le pouvoir à partir de la base et non pas à partir du sommet. Tous les aspects des rapports de l’homme avec l’homme doivent être revus. Si cette tâche est accomplie avec succès, il y aura davantage de coopération et non de division entre les hommes. La coopération est non seulement un besoin, elle est une nécessité vitale.
Notre société, gravement malade, engendre une jeunesse sans foi, ni loi, ainsi que de graves problèmes sociaux. Les inégalités criantes, qui existent au niveau de la répartition de la richesse, donnent naissance à des tensions qui se règlent dans la criminalité et la violence. Il n’y a rien de plus dangereux que la situation actuelle, où les dirigeants n’ont plus de principes moraux. Le citoyen en vient à la réflexion suivante: “Si eux le font, pourquoi pas moi?” Lorsque la tête est corrompue, la base le devient rapidement.
Le capitalisme vit une très grave crise et aucune solution ne pourra être apportée tant que la structure économique n’aura pas été modifiée. Seul l’avènement d’un ordre nouveau, basé sur la coopération et non sur la compétition, pourra produire des changements significatifs. Ces changements, agissant de concert avec la pensée universelle qui se manifeste dans la fraternité, deviendraient la base du règlement des questions cruciales qui touchent l’humanité toute entière. Il faut des principes comme la sagesse et la nécessité de faire preuve d’honnêteté, d’équilibre et de droiture.
Considérant que les hommes qui nous gouvernent ne sont guère portés sur les principes moraux, il est primordial que ce soient les citoyens eux-mêmes qui se prennent en main et la seule façon d’y parvenir est par le mouvement coopératif. Les solutions ne peuvent venir des dirigeants qui sont trop corrompus par le pouvoir et l’avidité. L’homme doit se mettre au service de l’homme et non pas au service du capital. Le problème se pose ainsi: “besoins publics contre cupidité privée“.
Le coopératisme vise à redonner confiance aux jeunes en leur permettant de prendre part aux décisions: un membre, un vote, peu importe le nombre d’actions détenues. Ce concept donne un sentiment d’appartenance, d’indépendance, d’utilité et de responsabilité, à un moment où ces qualités sont indispensables à notre société. Les entreprises possédées par des employés consommateurs, constituent une solution vraiment démocratique ainsi qu’une excellente occasion de développer un sens communautaire.
Il ne sera probablement pas possible de renverser le système capitaliste avec toutes ses aberrations, mais on peut neutraliser ses effets pernicieux en mettant sur pied un nombre croissant d’entreprises coopératives, en commençant au niveau local et par la suite, au niveau des nations. La coopération doit être à la base des activités humaines et elle doit être appliquée, non seulement dans les foyers, mais dans toutes les entreprises. Il faut que les entreprises et les services publics deviennent coopératifs.
Le mouvement coopératif permet à la majorité de participer aux décisions qui les concernent et leur donne l’occasion de devenir maîtres de leur destinée, au lieu de n’être que des marionnettes entre les mains d’une élite toute-puissante. Aucune autre solution, pas même le socialisme d’État, n’offre autant de liberté, d’égalité et de dignité que le coopératisme. Même dans des pays riches, à économie mixte, on retrouve de fortes organisations coopératives qui exercent une influence bénéfique sur l’industrie privée et les cliques de politiciens au service de cette industrie.
Dans le secteur de la consommation, l’effet du coopératisme commence déjà à se faire sentir. Des consommateurs, exaspérés par la hausse des prix des aliments et l’inefficacité des moyens de pression (plaintes, boycottages, piquetages), se tournent de plus en plus vers le coopératisme. De nouveaux regroupements et de nouvelles associations se multiplient un peu partout. Les gens ne font plus confiance au milieu des affaires et encore moins, aux politiciens. Les gens ne croient plus à la publicité sur les aliments et ne croient plus que les gouvernements soient capables de garder les industries à l’oeil.
Les associations d’achat ont des avantages énormes. Elles n’exigent pas de gros investissements et elles peuvent être mises sur pied rapidement. Elles peuvent même fonctionner sans frais d’administration et elles peuvent naître dans des églises, des organismes, des collèges, des regroupements de quartier, etc. Les commerces de détail ne peuvent vaincre les géants de l’alimentation tant qu’ils ne coordonnent pas leurs efforts avec des coopératives agricoles. Cette tâche n’est pas facile car il existe un conflit naturel entre celui qui achète et celui qui vend. L’acheteur veut acheter au plus bas prix tandis que le vendeur veut vendre au meilleur prix possible. Même les coopératives agricoles doivent faire des profits. L’avantage, toutefois, est que la coopérative est considérée comme un service public sans but lucratif: tous les profits étant versés aux membres.
Dans les pays scandinaves, le problème a été résolu grâce à la coopération et la coordination. Plusieurs magasins ont tout simplement fusionné avec les producteurs agricoles pour ne former qu’une seule coopérative. D’autres s’affilient à des producteurs locaux et agissent de concert avec eux. Dans les deux cas, la coopérative agricole jouit d’un marché assuré tandis que les magasins profitent d’une source d’approvisionnement à un prix équitable. Certaines coopératives ont même des succursales.
Les systèmes politiques vont fonctionner seulement lorsque la richesse et le pouvoir ne seront plus concentrés entre les mains d’une infime minorité. Le pouvoir doit venir de la base et non du sommet et seul le coopératisme peut en être la solution. Lorsque tout se fait avec honnêteté, la coordination et la coopération sont grandement facilités. C’est là un élément indispensable à toutes les activités humaines.
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LE VÉRITABLE POUVOIR MONDIAL
Le véritable pouvoir mondial, c’est la Grande Mafia de Wall Street, pour qui travaillent la CIA, à l’extérieur des frontières des États-Unis et le FBI, à l’intérieur de ces frontières. Les instruments de cette Mafia sont le Fonds Monétaire International et la Banque Mondiale. Le gouvernement américain, qui se dit le plus chaud partisan de la démocratie, de la liberté et de l’autodétermination des peuples, agit, en coulisses, dans le sens contraire. Il agit de façon à protéger et étendre les intérêts financiers des multinationales américaines sur toute la terre.
Qu’on ne vienne pas nous parler de la non-ingérence des États-Unis dans les affaires des autres pays! Le Pentagone et la CIA ont travaillé à renverser des régimes démocratiquement élus qui menaçaient leurs intérêts financiers. Les députés chiliens et la presse de ce pays ont été achetés pour empêcher l’élection d’Allende, qui fut assassiné par la suite. On a fait de même au Congo avec Patrice Lumumba, au Cambodge avec le prince Sihanouk, au Sud-Vietnam avec Ngv Dinh Diem, en Iran avec Mossadeq, à Saint-Domingue avec Juan Bosch et au Guatemala avec Arbenz.
Il y a quelques années, le général américain Smedley D. Butler, reconnu pour son franc parler, a dit: “J’ai servi activement pendant trente-trois ans et quatre mois dans le corps d’armée le plus aguerri: les Marines! J’ai gravi les échelons de la hiérarchie, de sous-lieutenant à général de division. Au cours de cette période, j’ai servi de fier-à-bras de luxe aux ordres du “Big Business” de Wall Street et de ses grandes banques. En fait, j’ai joué au “racketteur” pour le capitalisme.
En 1915, j’ai servi au Mexique et en particulier, à Tampico, pour protéger les intérêts pétroliers américains. J’ai aidé à faire de Haïti et Cuba, des endroits convenables afin que les gars de la National Bank puissent, en toute quiétude, empocher leur argent. De 1909 à 1912, j’ai servi au Nicaragua afin de purger le pays de l’Institution bancaire internationale Brown Brothers. En 1916, je me suis rendu en République Dominicaine pour défendre les intérêts des compagnies sucrières américaines. En 1903, c’était l’État de Honduras que nous avons ramené à la raison: celle de la United Fruit. En 1927, en Chine, nous avons veillé à ce que la Standard Oil ne soit pas importunée.
Au cours de toutes ces années, j’ai eu, entre les mains, une jolie combine, comme le disaient les gars de la chambrée. J’ai été récompensé par des honneurs, des médailles, des promotions. Je crois que j’aurais pu donner quelques conseils à Al Capone. Après tout, il n’opérait que dans trois districts urbains. Nous, les Marines, nous opérions sur trois continents.”
Depuis que le général Butler a fait cette déclaration, combien de milliers de soldats américains sont morts pour protéger les intérêts financiers de la Grande Mafia de Wall Street? Les guerres menées en Irak et en Afghanistan, ainsi que l’occupation de ces deux pays, ont-elles été dans le but de défendre la démocratie ou dans le but de défendre les intérêts financiers des géants du pétrole? Poser la question, c’est y répondre!
Et le Canada, en bon serviteur docile de ces intérêts financiers, envoie ses jeunes soldats mourir en Afghanistan, tout en se faisant passer pour le défenseur de la démocratie. Bravo!
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LE CAPITALISME MODERNE
Un jour, un homme qui ne parlait pas à travers son chapeau, a dit: “Les véritables chefs du gouvernement des États-Unis sont les capitalistes et les grands manufacturiers américains. Leur présence se fait sentir à chaque page des dossiers du Congrès”. Cet homme était le président américain Thomas Woodrow Wilson, en poste de 1913 à 1921.
Si, à cette époque, les grands manufacturiers avaient déjà la mainmise sur le gouvernement, on peut facilement imaginer à quel point ils l’ont de nos jours, alors qu’ils brassent des centaines de milliards en chiffres d’affaires. Personne n’ignore que les grandes sociétés versent des millions pour l’élection d’un président, un premier ministre, un représentant au Congrès, etc. On peut donc en conclure que nos dirigeants sont “à vendre”, car ces généreux donateurs ne font certainement pas la charité.
Quand on sait que des gens très qualifiés ne peuvent même pas se porter candidats à une élection, tout simplement parce qu’ils refusent de se faire acheter par des pots-de-vin, des “récompenses” et de généreux pourboires, on peut affirmer que notre système politique est devenu un “encan” ouvert aux plus offrants. Quand on sait également que les nominations aux postes les plus élevés; que les décisions législatives et juridiques sont soumises, dans les couloirs du pouvoir, à un marchandage éhonté, on peut en conclure que notre société est sérieusement en danger.
Voilà pourquoi il est si difficile de faire voter des lois qui iraient dans le sens du bien commun; ces lois étant considérées comme non productives, inflationnistes et superflues. Elles ne rapportent rien aux requins qui ont la mainmise sur les gouvernements et pour qui, seul le profit compte. Et c’est ainsi que nous perdons nos idéaux sur lesquels se fonde une nation, tant au niveau des mesures sociales, qu’aux niveaux de l’économie et de la politique.
Dans notre société capitaliste, le pouvoir de décision échappe aux communautés locales, au profit d’obscurs conseils d’administration des sociétés géantes, où siègent quelques magnats. Ces derniers décident du sort de la grande majorité des citoyens. Des centaines de millions de gens se trouvent à la merci des moindres caprices de ces magnats.
La concentration d’entreprises a fait perdre aux citoyens toute possibilité de prendre en main leur bien-être, tout en leur enlevant les moyens de décider de leur avenir. Et ce n’est pas leur droit de vote qui peut y changer quoi que ce soit, car les gouvernements sont à la merci des géants qui détiennent la richesse. Cette richesse leur donne la mainmise sur l’économie, sur la politique et sur la nation toute entière.
Le capitalisme moderne, dont le caractère pernicieux n’est plus à démontrer, oppose non seulement l’homme à l’homme, mais l’humanité à la nature pour satisfaire des appétits gargantuesques. Les tentatives faites par les éléments les plus avant-gardistes de notre société sont vouées à l’échec. Les quelques réformes adoptées par les hommes politiques ne visent qu’à boucher des trous afin de maintenir le “statu quo”.
Les géants qui contrôlent nos gouvernements ne veulent pas effectuer le moindre changement qui leur ferait perdre des privilèges et qui permettrait de mieux servir la société. Le système est tellement ancré dans les moeurs qu’il n’est plus récupérable. Sur le plan moral, c’est encore pire: la corruption se généralise à tous les niveaux, les pots-de-vin sont devenus monnaie courante et la fraude atteint des sommets inégalés.
La situation est rendue à un point tel que les gens ne font plus confiance à personne. Même les organismes gouvernementaux, chargés de règlementer en vue de protéger les citoyens, ne remplissent plus leur rôle. C’est la débandade totale! Au plus fort la poche!
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