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Blog mis à jour: 21/11/2008 17:22

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Je m'appelle Jean-Claude St-Louis. Je suis québécois de souche. Mes ancêtres venus du Poitou, en France, sont arrivés au Québec en 1658.

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   SPLEEN  0 commentaire
[16/11/2008 6:03]

 

SPLEEN

Un nouveau jour se lève

 Sur ce siècle qui commence

 Six milliards d’humains sur terre

 Petite poussière dans l’univers

 Nous vivons dans l’inconscience

 Dans l’euphorie et l’insouciance

 Tant de voeux et tant de rêves

 Se sont envolés dans l’oubli

 Tant d’espoirs anéantis

  Toi qui viens guider nos pas

Où est la justice ici-bas ?  

Toi qu’on appelle le Père

 Pourquoi toute cette misère ?

 Où sont l’Amour et la Bonté

 Sur cette pauvre humanité ?  

 Le bien, le mal, semblent innés

 À chaque jour son lot de guerres

 La vie sur terre est éphémère

 L’ homme cherche à se détruire

 Comment ne pas craindre le pire ?





   JEAN-PIERRE  0 commentaire
[13/11/2008 1:46]

Jean-Pierre



Elle s’appelait Céline, elle aimait Jean-Pierre
Le chanteur troubadour à la voix de velours
Ah ! qu’elle l’adorait ! Elle aurait donné cher
Pour lui dévoiler, fière, ses plus beaux atours

Quand il entonnait sa chanson : T’es belle !
Les frissons lui couraient le long de l’échine
Elle était certaine qu’il la chantait pour elle
Sa complainte sensuelle, brûlante et divine

Elle connaissait par cœur tout le répertoire
De l'idole adorée, de l’amour de sa vie
Elle faisait jouer lorsque tombait la nuit
Ses airs préférés, le cœur rempli d’espoir

Elle parlait de lui comme s’il était un dieu
Elle en était folle, s’en était fort visible
Dans ses rêves fous, elle faisait le vœu
D'attendre jusqu’au jour où il serait libre

Mais lui l’ignorait, ne la connaissant point
Et pendant que Céline se mourait d’amour
Jean-Pierre, inconscient, allait son chemin
Avec sa Diane, la compagne de ses jours

 





   DIS-MOI DES MOTS...  0 commentaire
[08/10/2008 23:57]

Dis-moi des mots...

Dis-moi des mots
Des mots qui chantent
Et qui enchantent
Des mots divins
Des mots câlins
Des mots coquins
Des mots qui riment
Des mots sublimes
Dis-moi des mots
Pour me séduire
Me faire languir
Me conquérir
Redis ces mots
Qui font plaisir
Des jolis mots
Qui me chavirent
Pour mon bonheur
Retiens ces mots
Pleins de laideur
Le côté sombre
De ton coeur
Cache ces mots
Ces mots qui blessent
Ces mots qui causent
Tant de détresse
Dis-moi plutôt
Des mots d'amour
Des mots charmants
Des mots si beaux
Qui gardent ardent
Le feu brûlant
De notre amour

 





   Ô FEMMES !  0 commentaire
[04/10/2008 17:36]

Ô FEMMES !

 

Ô femmes !

Sublimes beautés

De ce bel univers

Reines incontestées

Aux charmes divers

Vous dont la grâce

Mêlée à vos atours

Embellit l’espace

Et comble nos jours

Aux heures ardentes

Du joug quotidien

Vous venez, aimantes

Consoler nos chagrins

Vous, mères dévouées

Se donnant sans compter

Vous, femmes passionnées

Brûlantes de volupté

Que de griseries

Dans vos bras adorés

Quelle serait notre vie

Sans vous, femmes chéries

   


   RUMEURS D'AUTOMNE  2 commentaires
[22/08/2008 3:41]

St-Sauveur, paroisse.JPG

RUMEURS D'AUTOMNE

Le soleil baise les cimes dans l’aube matinale
De ses chauds rayons vient dorer la vie
La gelée d’automne en paillettes de cristal
Étend son manteau blanc sur le sol jauni

Les arbres enserrent leur ombre sur leur fût
Les rameaux oscillent balancés par le vent
La torpeur bienfaisante d'un temps suspendu
Vient couler sur eux comme un frais torrent

Une quiétude parfumée émane des champs
Sur lesquels se brode une douce lumière
Les roseaux fatigués vont en se couchant
Adresser à la terre une ultime prière

Les feuilles s’agitent comme des mains difformes
Petites épaves joueuses de la dérive du jour
Les heures enchaînent leurs maillons monotones
Puis viennent annoncer la saison des amours

Le grand mâle solitaire parcourt son sentier
La fougue qui l’anime rend ses humeurs vives
Errant au hasard des lourdes matinées
Sous le charme grisant des rencontres furtives

Le merle perché sur la branche d’un hêtre
Dans la clarté radieuse de ce jour naissant
Compère joyeux, il entonne son chant
Qui vient se mêler aux rumeurs champêtres

Le tambour du vent roule sans hâte
Détachant dans le ciel le profil des ramées
Des haies noircies aux chapiteaux blanchâtres
On dirait que le temps s'est immobilisé


   ILLUSION  0 commentaires
[29/07/2008 6:06]

ILLUSION

Ô fragile illusion qu’on appelle l’existence
Qu’advient-il de nous dans le grand inconnu
Lorsque l’ego si fier brisé dans sa substance
Atteint le lieu mystique d’où nul n’est revenu

Dans les mains du Juge, ô flamme si légère
Qu’il peut à son gré, faire renaître ou mourir
Le destin commence-t-il, en pleine lumière
Quand le film de la vie se déroule sans faillir

Ô beau rêve si pur que l’on poursuit sans fin
Docile à nos caprices,  jugulant nos envies
Par lui, nous aimons nous sentir incompris
Tout en craignant qu’il soit sans lendemain

Et les définitions de tous ces  sceptiques
Multiplient l’inconnu sur la nuit infinie
Fermant sans façon des portes magnifiques
Où ne peut pénétrer le destin d’une vie

Mais lorsque le printemps, peintre de la terre
Revient tout plein d’azur et de mille couleurs
L’illusion rejaillit et bientôt nous enserre
Aiguisant nos esprits et ravivant nos coeurs


   LA PLUIE  0 commentaires
[26/07/2008 20:39]

pluie qui tombe dans l'eau.jpg

LA PLUIE


Le son de la pluie est un baume sur mon cœur
Que j’aime cette rumeur, qui berce mes nuits !
Dansez, petites perles ! Tambourinez en chœur !
Dans les rues, sur les toits, de ma ville endormie

Vous incitez aux rêves et comblez nos envies
Gouttelettes de pluie, qui nourrissez la terre
Votre chant mélodieux résonne sur nos vies
Vous venez embellir, nos jardins, nos parterres

Symphonies de la pluie ! Ô les folles clameurs !
Parfois aussi bruyantes qu’une horde joyeuse
Allez, déchaînez-vous ! Libérez vos ardeurs !
Vos airs langoureux rendent nos joies radieuses

Ô merveilleuse pluie ! Précieux cadeau du ciel !
Tous, nous vous devons,  gratitude éternelle
Aucune vie n'est possible dans ce vaste univers
Sans vous, gouttes de pluie, qui tombez sur la terre

 


   UNE LARME A COULÉ...  0 commentaires
[24/07/2008 17:26]

UNE LARME A COULÉ…

 

Une larme a coulé lorsqu’on me la dit

Mon cœur n’était pas prêt, mon âme était transie

 

Moi, encore presque un enfant confronté à la mort

Avoir voulu aimer fut le seul de mes torts

 

La vie défile au loin de ma prison blanchie

Qui n’a point de barreaux ni de plancher verni

 

Quand les mains de mes hôtes se posent sur mon corps

Leurs doux gants de latex me rappellent mon sort

 

Les gens autour de moi n’osent pas m’approcher

Leurs regards sont curieux, ils cherchent à m’éviter

 

Mes parents et amis je les ai tous perdus

Pour eux, je suis déjà parti sans même avoir vécu

 

Mais la nuit je suis heureux quand mes rêves me transportent

Sur un nuage bleu,  la lumière m’escorte

 

S’il y a un Dieu là-haut et qu’il m’ouvre les bras

Ce sera le premier qui l’aura fait pour moi

 

(En hommage à mon frère Richard, décédé du sida à l’âge de 32 ans)

Ce poème a été choisi par Radio-Canada pour être lu sur les ondes, lors de la Journée mondiale sur le sida


   LA TERRE SE SOUVIENT  1 commentaires
[23/07/2008 4:40]

La terre se souvient



La terre se souvient

Sa mémoire est fidèle

Notre mère se souvient

Des temps anciens

Des vertes collines

Des eaux cristallines

Des vastes forêts

Qui la recouvraient

Des lacs non pollués

De l’air non vicié

La terre n’oublie rien

Elle garde la nostalgie

Des époques lointaines

Où la vie était sereine

Elle n’oublie rien la terre

Et à ses enfants

Qui l’aiment et la vénèrent

Elle donne cet avis:

Un jour viendra

Où les êtres humains

Disperseront toute vie

Pour entrer seuls

Seuls dans l’oubli

Seuls dans l’éternité

 


   ME PERDRE EN TOI  0 commentaires
[13/07/2008 21:03]

 

ME PERDRE EN TOI 

  

Lorsque le jour s’enfuit

Et que tombe la nuit

Dans notre nid d’amour

Mes baisers, mes caresses

Sur ta peau de velours

Ouvrent avec ivresse

La porte de ton cœur

D’où jaillit une fleur

Pour apaiser ta fièvre

Sur ta peau qui frissonne

Je dépose mes lèvres

Et toi, tu t’abandonnes

Enivré, fou d’amour

Éperdu dans tes bras

Je crie ton nom, mon amour

Et viens me perdre en toi

 

 


   PAUVRE HUMANITÉ !  0 commentaires
[09/07/2008 11:31]

Pauvre humanité!

  

Ils ont des yeux pour voir

Et ils ne voient pas

Des oreilles pour entendre

Et ils n’entendent pas

Inconscience manifeste

La nature en détresse

Sous l’effet de serre

Se réchauffe la terre

Les espèces en péril

Qu’en restera-t-il

Les pôles fondent

Où s’en va le monde

Nul respect pour la vie

C’est une vraie frénésie

Les puissants ne font rien

Ne pensant qu’à leurs gains

Peu importe la survie

Seule compte l’économie

Non contents de leurs œuvres

De leurs basses manœuvres

Pour détruire la planète

Les humains en remettent

Dialogue de sourds

On assassine l’amour

Retour de la barbarie

Tout n’est qu’hypocrisie

Despotisme, cruauté

Pauvre humanité !


   LE CARROUSEL DES AUTOMATES  0 commentaires
[03/07/2008 21:01]

LE CARROUSEL DES

AUTOMATES

 

 On entend un signal sonore
Les automates se lèvent, s’activent
Tous livrés à leur triste sort
Pauvres épaves à la dérive

C’est l’hôpital des internés
Ceux qu’on appelle les cas lourds
Dernier refuge des rejetés
D’un monde dépourvu d’amour

Dans le couloir peu éclairé
Les automates déambulent
Privés d’espoir, de gaieté
Chacun renfermé dans sa bulle

Sur le trottoir de la cité
D’autres automates déambulent
Le pas rapide, c’est la ruée
Chacun renfermé dans sa bulle

Ces automates à carapace
Qui traînent leur propre prison
Devant les cris de la populace
Sont dépourvus de compassion

Immunisés contre la souffrance
Vont droit devant sans regarder
La main tendue, la déchéance
Leur cœur aussi froid que l’acier

Dites-moi où est la différence
Entre l’automate interné
Et celui qui a l’impudence
De se prétendre en liberté

Les deux sont dans le même giron
Celui qui fait de l’être humain
Un esclave de la consommation
Le monde rêvé de demain

La terre est déshumanisée
Vive l’argent ! Vive le Veau d’or!
Les morts nés sont conditionnés
Et roule la valse des milliards!

 


   NE ME PLEURE PAS!  0 commentaires
[02/07/2008 21:01]

Ne me pleure pas!



Quand les derniers frissons de la vie

Auront quitté mon corps meurtri

Quand mes yeux lourds et fatigués

Se seront à tout jamais fermés

Ne me pleure pas!

Tant que je serai en toi

Je serai toujours présent

Je serai présent dans la fleur

Dans l'arbre et dans le vent

Je serai présent dans le soleil

Dans la pluie et dans le temps

Je serai dans l'air que tu respires

Dans tes rires et dans tes chants

Je serai ton étoile qui brille

Tout là-haut, au firmament

Je serai ton ombre, ton guide

Dans ta vie, à chaque instant

Non, ne me pleure pas

Car je serai toujours vivant!


   JEAN-PIERRE  1 commentaires
[01/07/2008 5:19]

Jean-Pierre*



Elle s’appelait Céline, elle aimait Jean-Pierre
Le chanteur troubadour à la voix de velours
Ah ! qu’elle l’adorait ! Elle aurait donné cher
Pour lui dévoiler, fière, ses plus beaux atours

Quand il entonnait sa chanson : T’es belle !
Les frissons lui couraient le long de l’échine
Elle était certaine qu’il la chantait pour elle
Sa complainte sensuelle, brûlante et divine

Elle connaissait par cœur tout le répertoire
De l'idole adorée, de l’amour de sa vie
Elle faisait jouer lorsque tombait la nuit
Ses airs préférés, le cœur rempli d’espoir

Elle parlait de lui comme s’il était un dieu
Elle en était folle, s’en était fort visible
Dans ses rêves fous, elle faisait le vœu
D'attendre jusqu’au jour où il serait libre

Mais lui l’ignorait, ne la connaissant point
Et pendant que Céline se mourait d’amour
Jean-Pierre, inconscient, allait son chemin
Avec sa Diane, la compagne de ses jours

*En hommage à Jean-Pierre Ferland, notre chanteur troubadour

 


   SORTILÈGE  0 commentaires
[29/06/2008 22:28]

 

coucher de soleil.JPG

SORTILÈGE

 

 

Au soleil couchant

 

Teinté de riches coloris

 

Le jour qui s’enfuit

 

S’inscrit dans le temps

 

 

De doux parfums légers

 

Embaument l’atmosphère

 

L’horizon va  s’enfoncer

 

Au creux de l’univers

 

 

Emmène-moi, nuage pourpre

 

Très loin de cette terre

 

Afin que mes doutes

 

Ne soient plus qu’éphémères

 

 

Mais comme apeuré

 

Par ma folle prière

 

Le sortilège fuit, égaré

 

Et je reste solitaire

 

 

Que vienne donc la nuit

 

Et son cortège étoilé

 

Pour goûter, endormi

 

À une parcelle d’éternité

 


   QUAND...  0 commentaires