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NOUVELLE MÉTHODE POUR
MAIGRIR
« Maigrir » de Pierre Pallardy est une nouvelle méthode qui permet de perdre du poids sans régime et pour longtemps. Ostéopathe et diététicien, c’est en guérissant ses patients de maux divers, que Pierre Pallardy a découvert que l’amaigrissement reposait sur sept clés:
1° clé : Se détendre par la respiration profonde. 2° clé : Modifier son comportement et sa façon de manger. 3° clé : Comprendre ce que l’on mange. 4° clé : Bien manger pour maigrir. 5° clé : Fortifier son cœur et son ventre par des exercices. 6° clé : Suivre une méthode pour bien manger. 7° clé : Adopter un guide d’aliments sains.
Selon Pierre Pallardy, la façon de manger est plus importante que ce que l’on mange.
L’inspiration profonde élimine les blocages vertébraux, tandis que l’expiration prolongée (5 à 6 secondes) débarrasse l’organisme des amas graisseux. La respiration profonde constitue un véritable massage du ventre.
Inspiration : Très doucement et de façon continue, inspirez par le nez. Comptez jusqu’à 5. Gonflez le ventre en le poussant vers l’avant. À 5 secondes, tournez la tête de gauche à droite. Retenir le souffle durant 2 secondes.
Expiration : Expirez par le nez ou la bouche entrouverte, en comptant jusqu’à 7. En deux temps ; d’abord 3 secondes pour une expiration lente. Ensuite, rentrez le ventre au maximum, en repoussant la cage thoracique vers le diaphragme qui va se soulever. Cette expiration permet de chasser le stress. Elle fortifie l’organisme.
À pratiquer de 10 à 12 fois par jour. Elle équivaut à 8 kilomètres de marche ou à 1 ou 2 heures de bicyclette. Elle fait disparaître la sensation de faim et aide à maigrir.
S’assurer de passer à la table, détendu. Éviter les discussions animées, la télévision, la lecture et le bruit en mangeant.
Manger lentement et bien mastiquer. Manger surtout à des heures régulières.
Le petit déjeuner
Ne commencez jamais par des liquides (café, thé, lait, jus), ou du yaourt, céréales dans du lait.
Commencez par du solide : pain complet, œuf, jambon, blanc de poulet. Le solide déclenche moins de sécrétions gastriques que les liquides.
Ne pas boire d’eau à jeun, le matin, avant le déjeuner.
Il est préférable de ne pas griller le pain, car cela augmente l’acidité.
Manger du beurre au lieu de la margarine.
Ne pas boire, ni trop chaud, ni trop froid. Boire des boissons à base de chicorée ou des infusions.
Ne pas sucrer. Évitez tous les sucres.
Écartez le lait et les produits laitiers.
Jamais de thé ou café à jeun le matin (très dommageable).
Le café au lait est encore pire que le café sans lait.
Le souper
Attention aux potages : soupes et bouillons. Ils diluent le bol alimentaire et accélèrent la descente des sucres digestifs dans les intestins. Surtout pas de bouillons chauds. Ils causent des ballonnements et ralentissent la digestion.
Préparés trop d’avance, les potages s’oxydent et deviennent acides.
Évitez la viande rouge qui est un aliment excitant, ainsi que les œufs, le soir.
Les herbes sont alcalines. Elles ont la vertu de rendre moins acides les aliments, exemples : ciboulette, estragon, basilic, persil, aneth, coriandre, menthe, cerfeuil, thym, sarriette, romarin, sauge, laurier, fenouil.
Le PH : Acidité - Alcalinité
Le stress augmente le taux d’acidité. Le pylore contrôle la porte d’entrée des aliments. Il est très sensible aux excitants, comme le thé, le café, les boissons gazeuses, l’alcool, le tabac, les liquides trop chauds ou trop froids.
Si le bol alimentaire arrive trop acide dans le duodénum, tout le processus de digestion est déréglé. Il s’ensuit des ballonnements, des colites, etc.
Favoriser les alcalins :
Les légumes, tels : pomme de terre, maïs, chou, carotte, betterave, haricots verts, salade, épinards, toutes les herbes : persil, coriandre, ciboulette, basilic, estragon, etc.
Les fruits, tels : banane, melon, châtaigne, amande, pruneaux, raisins secs.
Éviter les acides :
Les produits laitiers : lait, yaourt, fromage blanc, fromage fermenté.
Les fruits rouges : fraise, framboise, cassis, groseille, cerise, myrtille.
Les agrumes : orange, mandarine, pamplemousse, citron.
Les fruits verts (pas assez mûrs), raisins, abricot, prune, litchi, mangue, pomme.
Les légumes : cresson, oseille, choucroute, tomate, rhubarbe.
Tous les jus de fruits ou de légumes.
Les boissons à base de cola, les boissons sucrées, limonade, vins acides, bière, cidre,
Toutes les confitures.
Les excitants : café, thé.
Ne pas abuser d’épices et condiments, tels : moutarde, poivre, piment, paprika, gingembre, cannelle, cumin, muscade, safran, clous de girofle, vanille. Ils irritent la muqueuse intestinale.
Attention aux mayonnaises, sauces tomate.
Aliments à remplacer
Café, thé, chocolat au lait, lait ... par le café aux céréales, infusions de tilleul, camomille.
Jus de fruits et légumes ... par de l’eau
Confitures, bonbons, sucre blanc ... par du sucre complet.
Céréales commerciales, biscuits, pâtisseries... par du pain complet, pâtes, riz, amandes, dattes, figues.
Huile d’arachide, huile raffinée, graisse animale, saindoux ... par huile végétale extra vierge, de tournesol, d’olive, du beurre.
Œufs commerciaux ... par des œufs de basse-cour (deux par semaine).
Produits laitiers, yaourt, fromage blanc, camembert, brie, roquefort ... par fromage de chèvre, fromage blanc dur, exemple : le beaufort.
Haricots blancs, fèves, soja, lentilles, tomate, cresson, oseille ... par châtaigne, pomme de terre, maïs, légumes verts crus, salade, haricot vert, herbes aromatiques, fenouil, céleri, courgette, betterave, carotte, radis.
Charcuteries, viandes grasses, abats, gibier, poissons à l’huile (sardines, morue, thon) ... par volaille élevée en plein air, poissons maigres, sole, colin, viandes blanches, veau.
Fruits rouges (fraises, framboises), fruits pas assez mûrs ... par banane, melon, pêche.
Vinaigre ... par autres condiments, moutarde.
Source :
Pallardy, Pierre et Florence Pallardy. Maigrir avec Pierre Pallardy. Paris : LGF, 1998, 256 p. (Coll. Ldp Pratique, no 8182) (cote Dewey : 613.25 P164m)
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L'ASPARTAME, UN DANGEREUX
POISON
Contrairement à ce que plusieurs personnes croient, l’aspartame n’est pas un produit alimentaire. N’y touchez pas, car ce pourrait être un dangereux poison. Il s’agit d’un produit chimique composé d’acide aspartique, de phénylalinine et de méthanol, tous trois classés comme poisons chimiques. Il est, de loin, la substance chimique la plus dangereuse sur le marché. Il serait tenu pour plus de 75% des réactions négatives aux additifs alimentaires. En dépit de l’approbation de la FDA (Food & Drug Administration) des États-Unis, l’aspartame serait l’une des substances les plus dangereuses jamais imposées au public.
COMMENT FUT HOMOLOGUÉ L’ASPARTAME :
Lorsque Ronald Reagan devint président des Etats-Unis, il congédia le chef de la FDA et le remplaça par un dénommé Arthur Hull Haynes. Celui-ci s’employa, avec acharnement, à faire homologuer l’aspartame. Une Commission de la FDA, constituée de trois spécialistes, avait déjà rendu son jugement et voté contre l’aspartame. Haynes convoqua une autre Commission et fit passer le nombre de ses membres à cinq, mais ces derniers votèrent contre l’aspartame. Haynes convoqua alors un membre supplémentaire, favorable à l’aspartame, afin qu’il y eut partage des voix, ce qui lui permettait de voter. Haynes trancha évidemment en faveur de l’aspartame. En 1981, l’aspartame fut autorisé pour les denrées alimentaires et en 1983, il le fut pour les boissons.
Peu après, Haynes quitta la FDA pour occuper un poste important chez Burton-Marsletter, une firme de relations publiques qui travaillait pour Monsanto, à l’époque la maison-mère de NutraSweet, (un additif à l’aspartame pour remplacer le sucre). Une grande amertume subsista chez les fonctionnaires de l’autorité de surveillance. Adrian Gross, toxicologue à la FDA, considérait l’homologation de l’aspartame comme illégale. Le rôle de la FDA, était celui de protéger la population contre le cancer, ce qu’elle n’avait pas fait avec l’aspartame. C’est ce qu’il affirma devant le Congrès américain. Si la FDA décide d’elle-même d’enfreindre la loi, que reste-t-il pour protéger la population, ajouta Alain Gross.
JURISPRUDENCE :
Le cas du toxicologue Hermann Kruse, de l’université de Kiev, Allemagne, qui fut accusé par NutraSweet et qui fut acquitté. Kruse mettait en doute les études de l’industrie qui cachaient les résultats négatifs sur l’aspartame.
OÙ RETROUVE-T-ON DE L’ASPARTAME ?
On retrouve de l’aspartame dans une foule de produits alimentaires dont : les petits déjeuners instantanés, les rince-bouches, les céréales, les gommes à mâcher, les mélanges instantanés, les desserts, les boissons à base de fruits, les multivitamines, les laxatifs, les thés et cafés instantanés, les yaourts, les suppléments nutritifs, les glaçages et surtout dans les liqueurs douces dites « diète », telles coke, pepsi, etc. Elle est également connue sous les noms de « Nutrasweet », « Equal » et tout ce qui remplace le sucre dans le café.
RÉACTIONS DUES À L’ASPARTAME :
Un grand nombre de réactions violentes seraient attribuées à l’aspartame, dont des tumeurs, la sclérose en plaques, l’épilepsie, le syndrome de la fatigue chronique, la maladie de parkinson, la maladie d’Alzheimer, le retard mental, le lymphome, les malformations congénitales, la fibromyalgie et le diabète. Plusieurs personnes croient qu’en buvant de la liqueur diète, elles évitent le diabète alors que c’est tout le contraire. Ceux qui souffrent de cette maladie aggravent leur cas en buvant ces liqueurs ou en prenant des aliments contenant de l’aspartame.
LE GLUTAMATE :
Le glutamate serait un autre produit dangereux. L’aspartame et le glutamate agiraient comme neurotransmetteurs dans le cerveau. Trop d’aspartame ou de glutamate détruirait certains neurones en permettant l’invasion excessive de calcium dans les cellules. Cette invasion déclanche des taux excessifs de radicaux libres qui détruisent les cellules saines. Le méthanol dans l’aspartame est un poison. On en retrouve 56 mg. dans un litre de liqueurs diète. Les gros consommateurs de produits dits : diète, ou sans sucre, contenant de l’aspartame, peuvent absorber jusqu’à 250 mg. de méthanol quotidiennement, soit 32 fois la limite fixée par l’EPA.
Voir à vérifier le contenu des produits alimentaires et, si possible, éviter tout produit chimique, surtout l’aspartame et le glutamate. Pour plus d’informations, consulter le site Internet suivant :
http://www.earthrainbownetwork.com/AspartameTruth.htm
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LES OGM, QU'EST-CE QUE
C'EST ?
Nous vivons actuellement une révolution technologique sans précédent dans l’histoire de l’humanité. La montée en force des nouvelles technologies, dans le domaine de la communication, bouleverse en profondeur nos modes de vie et nos comportements. Le développement de ces technologies s’accompagne d’un fracas médiatique et publicitaire exceptionnel. Pensons au téléphone cellulaire et aux nouveaux gadgets qui inondent le marché. Dans ce domaine, cependant, l’assentiment du consommateur est nécessaire, puisque c’est lui qui décide d’acquérir ou non ces équipements issus des nouvelles technologies.
Dans le domaine des plantes transgéniques ou OGM (organismes génétiquement modifiés), l’assentiment du consommateur n’est pas nécessaire, puisque ce sont les géants, tel Monsanto, qui se chargent de nous imposer l’alimentation qu’ils ont eux-mêmes concoctée, sans nous demander notre avis. Les seules règles qui guident ces sociétés sont une course effrénée pour le profit et une poussée irrésistible des valeurs néolibérales, stimulées par la mondialisation et l’ouverture des marchés.
Alors que les scientifiques s’interrogent sur les conséquences du réchauffement de la planète, on ne voit ni les biologistes, ni les économistes, ni les spécialistes de la consommation, s’interroger sur les impacts des organismes génétiquement modifiés, sur la santé des gens, sur le fonctionnement du cerveau humain, sur les écosystèmes, etc. Quant aux politiciens, ils sont tellement préoccupés par la prochaine consultation populaire et leur réélection, qu’ils n’ont pas le temps de se poser des questions à ce sujet. Il revient donc aux écologistes et aux citoyens de réfléchir sur les conséquences de l’alimentation transgénique et de prendre les dispositions qui s’imposent. La moindre des choses serait l’étiquetage obligatoire des aliments. Pour cela, il faut faire des pressions sur les gouvernements car ce sont eux qui peuvent l’imposer.
Qu’est-ce qu’une plante transgénique ?
Une plante transgénique, comme son nom l’indique, exprime une transgression des lois de la nature. Les gènes ne sont plus enfermés dans les barrières de l’espèce au sein de laquelle ils se propagent, de génération en génération. Ils deviennent plutôt des « commis voyageurs » qui sillonnent en tous sens le ciel de la biologie. En effet, n’importe quel gène peut désormais être décroché de l’animal, de la plante, voire même de l’homme, pour être introduit dans une autre espèce, souvent très éloignée du « donneur ». Ainsi voit-on des bactéries greffées sur du maïs pour le rendre plus résistant à l’un de ses prédateurs, la pyrale. On pourra même voir des porcs engraisser plus rapidement en leur implantant un gène humain, car nos propres gènes entrent aussi dans la combinaison alchimique du « génie » génétique.
Il sera également possible d’installer des gènes humains dans des embryons de chèvres pour qu’elles produisent un lait destiné à la fabrication de médicaments ou dans des embryons de vaches pour qu’elles produisent un lait plus proche du lait maternel. Ce ne sont là que de simples exercices de style, car demain, c’est-à-dire très bientôt, des gènes pourront être insérés dans les espèces les plus diverses, donnant naissance à des « incongruités » que nous ne pouvons même pas imaginer. La nature, génétiquement manipulée, pourrait basculer dans un immense désordre planétaire que nous avons peine à concevoir et que nous risquons d’avoir d’autant plus de mal à éviter ou à exorciser.
L’histoire des plantes transgéniques
L’histoire des plantes transgéniques ou organismes génétiquement modifiés (OGM), découle de celle de la biologie moléculaire. Elle prend sa source dans la découverte du rôle de l’acide désoxyribonucléique (ADN) en 1944, puis de sa structure par Crick et Watson, en 1953. Ces deux chercheurs démontrèrent que cette structure était constituée de deux brins entrelacés sous forme d’une double hélice ; chaque brin étant constitué par un long cheminement d’unités élémentaires, ou maillons de la chaîne, appelés nucléides. Il existe quatre types principaux de nucléides, correspondant aux quatre bases différentes qui caractérisent chacun d’eux : l’adénine, la thymine, la cytosine et la guanine. La position respective de ces trois bases A T,C et G, alignées et groupées trois par trois, compose une sorte d’alphabet, un code : le code génétique commun à tous les êtres vivants. Ce code constitue un programme. Il permet la construction des protéines, macromolécules innombrables et variées qui sont à la base de tous les métabolismes intracellulaires. Lorsque l’idée est venue aux biologistes de « bricoler » ce code, de changer la séquence des nucléotides dans un même ADN, les organismes génétiquement modifiés étaient nés.
Les risques pour la santé
Le transgène ne s’apparente en rien à un jeu dont on déplacerait à volonté les pièces en vue de modifier la structure, car la génétique est loin de connaître tous les secrets de cette structure. Elle demeure une technologie empirique qui ne permet pas de savoir à quel emplacement précis du génome se fixera le transgène, ni quels seront tous les effets possibles de ce transfert. Le nombre d’essais aboutissant à un échec est infiniment plus élevé que celui des succès obtenus. Aussi ne peut-on exclure que tout ce matériel génétiquement modifié ne génère des propriétés inattendues, indésirables, voire même toxiques. La question de l’évaluation de la toxicité chronique des plantes transgéniques n’a fait, jusqu’à présent, l’objet d’aucune exigence particulière, ni l’objet d’aucun contrôle systématique de toxicité à long terme. La question des effets cumulatifs à long terme est d’importance capitale, car les plantes transfèrent aux animaux qui s’en nourrissent, les molécules issues du métabolisme des herbicides. Par la suite, les animaux les transfèrent, à leur tour, par l’alimentation carnée, aux humains. Ce processus d’accumulation de molécules toxiques tout au long de la chaîne alimentaire est bien connu. Il a été mis en évidence en ce qui concerne le DDT et il a d’ailleurs abouti à son interdiction.
Qu’en sera-t-il de ces plantes transgéniques, résistantes aux pesticides qui, en les accumulant, risquent de devenir des « plantes à pesticides » ? Ce type de préoccupation n’a pas été suffisamment pris en considération dans l’élaboration et l’autorisation des plantes transgéniques, notamment au Canada et aux États-Unis, où on a fait preuve d’un regrettable laxisme dans ce domaine. Vérifier l’éventuelle accumulation des résidus de pesticides dans les plantes, dans ceux des animaux qui les consomment et surtout dans ceux des humains, s’imposait absolument. Va-t-on créer chez les bactéries pathogènes des nouvelles résistances aux antibiotiques ? Nous pénétrons dans des zones d’ombre que la recherche n’a pas encore dissipées, en ce qui concerne les plantes transgéniques.
La résistance des germes pathologiques aux antibiotiques constitue de nos jours, l’un des problèmes de santé publique les plus préoccupants. Certaines souches sont en effet devenues résistantes à tous les antibiotiques. Ce fait explique que les maladies bactériennes sont à nouveau en expansion dans le monde et qu’elles redeviennent l’une des premières préoccupations des organismes internationaux de santé publique. Alors qu'il y a une quinzaine d'années, on ne comptait que quelques centaines de décès dus aux infections bactériennes, en France, ce chiffre était passé à dix mille en 1998. Dans bien des cas, il était impossible de juguler ces infections foudroyantes par quelque antibiotique que ce soit. Certaines souches de staphylocoques dorés, par exemple, résistent désormais à tous les traitements.
Malgré le jeune âge de la transgenèse, d’autres incidents ont été signalés. Il y a quelques années, une entreprise japonaise Shova-Denko, fabriqua un médicament destiné à vaincre la dépression, le Tryptophane, à l’aide d’une bactérie génétiquement modifiée. Le micro-organisme qui synthétisait le Tryptophane, synthétisait également d’autres substances qui se sont révélées toxiques, entraînant vingt-sept décès, ainsi que des handicaps permanents chez plus d’un millier de personnes, surtout aux États-Unis. Quoi qu’il en soit, ces « maladies de jeunesse » de la transgenèse nous amènent à montrer du doigt de nombreux problèmes qui exigent tous la plus grande prudence. Certaines pratiques doivent être proscrites, telle l’introduction de gènes de résistance aux antibiotiques.
Des enjeux financiers colossaux
La promotion extraordinairement rapide des plantes transgéniques cache en réalité des enjeux financiers colossaux. Une formidable course contre la montre est engagée entre les multinationales qui redoutent de rater leur rendez-vous avec cette nouvelle « révolution verte ». À la tête de ces nouveaux conquistadores, on retrouve le géant américain Monsanto. Les géants suisses de la pharmacologie ne demeurent pas en reste : Sandoz et Ciba-Ceigy ont créé la société Novartis, qui a obtenu l’autorisation de mettre en culture son maïs, génétiquement modifié. Les enjeux sont énormes. On cite chez Dupont, un marché potentiel de 500 milliards de dollars.
La grande industrie pharmaceutique mondiale, brusquement séduite par l’alimentation, n’y échappe pas. Sans doute parce qu’on s’assure une clientèle beaucoup plus large en vendant des aliments et en débordant de la sorte, le marché plus étroit des médicaments. Pourquoi ne pas s’approprier simultanément les deux marchés ? Selon l’Organisation mondiale de la santé, au moins trente nouvelles sources de maladies infectieuses sont apparues en l’espace de quelques années, dont le virus du sida, le virus Ebola, celui de l’hépatite C. D’autres maladies, dont le choléra, la diphtérie, le paludisme, la lèpre, la tuberculose, font un retour massif à l’échelle de la planète. Sans compter la montée des résistances aux antibiotiques.
La vérité est que pour des raisons strictement économiques, la recherche se détourne de ces maladies, préférant produire des aliments que personne n’a jamais réclamés, mais qui représentent des marchés potentiels, autrement plus importants. Si l’on se fie au credo de Monsanto, publié dans The Financial Times, du 11 septembre 1997 : « De raids financiers, en prises de contrôle et de fusions en fusions, le secteur des biotechnologies sera d’ici peu de temps, dans les mains de trois ou quatre multinationales ». Que vaudra la voix du paysan isolé, prétendant vouloir utiliser ses propres semences et tenir tête à ces géants qui auront sous leur coupe, l’agriculture du monde ? Ainsi viendrait à son terme, une évolution qui n’aura cessé de se poursuivre depuis la fin de la seconde guerre mondiale : l’industrialisation de l’agriculture, avec la réduction des petits agriculteurs et leur dépendance accrue pour leur matériel, leurs semences, leurs engrais, leurs pesticides, vis-à-vis quelques grandes multinationales qui domineraient le monde de l’alimentation.
Voilà le genre de cauchemar auquel nous aurons à faire face, sans oublier la dégradation et l’usure des sols, la pollution des eaux de surface, des nappes souterraines et des aliments, par une chimie omniprésente, l’appauvrissement de la biodiversité, le sévère endettement des agriculteurs ainsi qu’une lourde hémorragie des emplois. Où nous conduira l’ère des organismes génétiquement modifiés ? Celle de la domination à outrance de la nature, à l’encontre des sensibilités pourtant présentes dans l’opinion publique ?
Sources:
Bibeau, Gilles. Le Québec transgénique : science, marché, humanité. Montréal : Boréal, 2004, 453 p. (cote Dewey : 616.042 B581q)
Bioéthique et génétique : une réflexion collective ; sous la direction de Marcel J. Mélançon. Chicoutimi : Éditions JCL, 1994, 150 p. (cote Dewey : 174 B615)
Pelt, Jean-Marie. Plantes et aliments transgéniques. Paris : Pocket, 2000, c1988, 169 p. (cote Dewey : 631.523 P393p)
Roy, David. « La génétique : émergence de nouveaux enjeux éthiques ». Québec Science, 1997.
Watson, James. La double hélice : compte rendu personnel de la découverte de la structure de l’ADN. Paris : Hachette, c1984, c1968, 319 p. (cote Dewey : 572.86 W339d)
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ALIMENTATION ANTI-CANCER
Une alimentation riche en fruits et légumes réduit considérablement les risques de cancer et prolonge la vie. Manger les légumes crus autant que possible car la cuisson dans l’eau leur fait perdre au moins 50% de leurs propriétés. S’il faut les faire cuire, utiliser la vapeur et la cuisson doit être légère.
L’ail est très efficace contre le cancer du côlon et de l’estomac. Il réduit de 75% le risque du cancer de la prostate. Il prévient les troubles cardiaques et protège le cœur. Il réduit le taux de cholestérol. Deux gousses d’ail par jour sont aussi efficaces que les meilleurs remèdes. L’ail fait baisser la tension artérielle et prévient les caillots. Il réduit le stress, l’anxiété et protège le cerveau. En réalité, l’ail prolonge la vie.
Le brocoli contient du bêta-carotène, de la vitamine C, de la quercitrine, du glutathion, de la lutéine et des indoles, en plus du suloraphane qui réduit de 66% les risques de cancer, entre autres le cancer du côlon et des poumons. Comme il contient du chrome, il régularise le taux d’insuline et de glucose. Il protège le cœur.
Les épinards regorgent de lutéine et de bêta-carotène qui luttent contre le cancer, l’infarctus, l’hypertension, l’accident cérébral, les cataractes, etc. Une grande consommation protège contre la cécité. Une tasse par jour protège contre le cancer du poumon, même chez les fumeurs. Ils contiennent de l’acide folique qui protège les artères et les cellules du cerveau.
La tomate fournit plus de lycopène que tout autre aliment (une protection contre les maladies : cancer, infarctus, etc.). Elle prévient la formation d’un cancer à ses débuts.
Le chou lutte contre les radicaux libres qui causent le cancer. Il réduit de 34% les risques de cancer du côlon et de l’estomac. Il est efficace contre le cancer du sein. Le chou de Savoie est le plus efficace. On recommande de le manger cru ou très légèrement cuit à la vapeur.
La carotte réduit le risque d’un accident vasculaire cérébral de 68% et le risque d’un cancer du poumon de 50%. Elle accroît l’immunité grâce au bêta-carotène qu’elle renferme en grande quantité. Le jus de carotte frais (par extracteur) est super efficace (250 ml donnent 24 mg de bêta-carotène).
L’oignon, tout comme l’ail son proche parent, ralentit le vieillissement, prévient le cancer et la formation de caillots. Il contient de la quercitrine, fameux antioxydant. Il possède des vertus anti-inflammatoires, antibactériennes, antifongiques et antivirales.
Parmi les fruits, l’orange est l’un des plus efficaces contre le cancer. Le pamplemousse est aussi excellent.
Les baies (bleuets, fraises, framboises, canneberges, mûres, etc.) contiennent beaucoup d’antioxydants. Les bleuets en contiennent trois fois plus que le vin rouge et le thé vert (au deuxième et troisième rang). Les baies possèdent des effets rajeunissants. Les bleuets et canneberges préviennent les infections des voies urinaires.
Les raisins contiennent des antioxydants prévenant la formation de caillots. Ils possèdent des effets anticoagulants et réduisent le taux de cholestérol. Manger de préférence les raisins rouges ou noirs.
Les radicaux libres
Les radicaux libres causent le cancer et d’autres maladies. Ce sont des molécules qui ont perdu un de leurs électrons. Pour combler cette lacune et retrouver leur stabilité, les radicaux libres ratissent leur environnement afin d’arracher un électron aux molécules voisines. Ce faisant, ils détériorent les constituants des autres cellules saines. Leurs cibles sont les lipides, les protéines et l’ADN des cellules. Avec les années, les radicaux libres épuisent l’organisme, entraînant la maladie, le vieillissement et la mort.
Seuls les antioxydants parviennent à combattre les radicaux libres. On les retrouve principalement dans les légumes et les fruits.
Les principales maladies causées par les radicaux libres sont le cancer, l’infarctus, l’arthrite, la sclérose, l’Alzheimer. La plupart des maladies dégénératives sont causées par les radicaux libres.
La fumée des cigarettes, les polluants de l’atmosphère, les radiations et les rayons ultraviolets sont aussi des sources de radicaux libres.
Le combat quotidien
Mille milliards de molécules d’oxygène traversent chaque jour chacune de nos cellules, bombardant nos gènes. Un total de 99.9% est combattu efficacement, mais le petit nombre qui reste s’accumule en déchets et s’attaque aux cellules saines. Les antioxydants sont là pour combattre les radicaux libres. C’est une guerre à finir entre eux.
Les principaux antioxydants
Les principaux antioxydants sont le bêta-carotène, l’ail, le brocoli, la tomate et le thé vert. Le brocoli occupe une place de choix à cause du sulforaphane qu’il renferme et qui est un tueur de radicaux libres. Il faut éviter les aliments qui s’oxydent facilement, tels les huiles de maïs et de carthame, la margarine, les œufs en poudre ajoutés aux aliments industriels.
Les suppléments efficaces
Les vitamines E et C, le bêta-carotène, le coenzyme Q10, le sélénium, le zinc, le magnésium, les multivitamines sans fer.
Une carence en vitamine B peut conduire à la sénilité, provoquer des lésions artérielles, l’infarctus et certains cancers.
Une carence en chrome peut conduire au diabète et aux maladies du cœur.
La vitamine E est une merveille. Elle protège les artères, prévient l’infarctus, augmente la résistance aux infections, combat le cancer, soulage l’arthrite, empêche la cataracte et ralentit le vieillissement des cellules.
Sources de vitamines E, puissant antioxydant : noix, amandes fraîches, graines, céréales à grains entiers, huile de foie de morue, de soya, de tournesol, d’olive, poissons des mers froides, beurre, œufs, avocats, laitue, carottes, pommes et raisins.
Sources de vitamines C, puissant antioxydant : persil, poivron, agrumes, kiwis, fraises, litchis, choux, brocoli, épinards, groseilles.
Sources de vitamines A, pour renforcir le système immunitaire : foie, carotte, épinards, brocoli, melon, abricots, beurre, tomate, jaune d’œuf.
Sources de chrome, anti-cancer et antioxydant : levure de bière, brocoli, orge, foie, queue de homard, crevettes, céréales à grains entiers, champignons.
Sources de zinc, puissant antioxydant : huîtres, viande de bœuf, céréales à grains entiers, noix, graines, lentilles, pain complet.
Sources de calcium, puissant antioxydant : yogourt, lait, chou frisée, brocoli, tofu, sardines, saumon en boîte.
Sources de magnésium, puissant antioxydant : graines de citrouille, céréales de son, amandes, avelines, noix de cajou, arachides, pacanes, noix de Grenoble, avoine, tofu, fèves de soya, fèves de Lima, céréales complètes.
Sources de sélénium, puissant antioxydant : noix du Brésil, céréales à grains entiers, graines de tournesol, viandes rouges, thon et ail.
Sources de glutathion, très puissant antioxydant : avocat cru, melon, asperges, pamplemousse, courge, patate avec la pelure, fraises, tomate crue, orange, cantaloup, chou-fleur, brocoli, pêche, oignon, courgette, carotte crue, épinards crus.
Sources de coenzyme Q10, pour la santé du cœur : poissons à chair grasse, tels le maquereau ou les sardines, les abats, tels le cœur, le foie, la viande de bœuf, l’huile de soya et les arachides.
Sources d’oméga 3, excellent pour le cœur : l’huile de lin, de canola, de noix, de germe de blé, de soya, les noix de Grenoble, les haricots, les faines.
Sources de soya, antioxydant : lait de soya, farine de soya, haricots entiers ou noirs, tofu, miso.
Régime anti-vieillissement
5 portions de fruits et légumes chaque jour 2 à 3 portions de poisson par semaine Thé (vert de préférence) au lieu du café Soya de préférence à la viande Une gousse d’ail par jour Moins de calories (diminuer les portions) Moins de viande Moins de sucreries et alcool
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Sources :
Duclos, Anne. Aliments 100% santé (anti-radicaux libres, antivieillissement, anti-cancer, anti-infarctus). Paris : Éditions du Dauphin, 2000.
Picard, Marie-Amélie. Les aliments anti-vieillissement. Paris : Trajectoire, c2002, 327 p. (cote Dewey : 613.2 P586a)
Picard, Marie-Amélie. Les aliments préventifs contre le cancer. Paris : Delville, 2005, 269 p. (cote Dewey : 616.994052 P586a)
Pinson, Claire. Le régime zen (anti-cancer, anti-vieillissement, anti-infarctus). Paris : Marabout, 2002.
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LA BOUFFE ''FRANSKENSTEIN''
Selon un rapport du Conseil national de recherches du Canada, le nombre de champs où sont cultivés des plants transgéniques, est passé de 14 en 1988 à 814 en 1997, soit une augmentation de 5400%. Le Canada est aujourd’hui, le troisième producteur mondial d’OGM (Organismes génétiquement modifiés). Selon Agriculture Canada, 55% du canola, 45% du maïs et 25% du soja, sont issus de la biotechnologie. On y consacre plus de 10% de toutes les terres cultivées et ce pourcentage augmente à chaque année. Ce qui laisse songeur, c’est que de grandes multinationales, comme Nestlé, Kellog’s, Mars, Heinz, Cadbury, Kraft, General Mills, Campbell et Frito Lay, aient refusé de retirer les OGM de leurs produits canadiens après qu’elles eurent pris des engagements en ce sens pour le marché européen.
Alors qu’au Canada, les produits génétiquement modifiés passent comme « du beurre dans la poêle », sans que quiconque ne s’en préoccupe, il en va tout autrement en Europe où les gens se méfient des produits « made in USA », dans lesquels on manipule les gènes. Les Français, sensibles à la manipulation de leur nourriture, ont pris l’affaire au sérieux. Ils ont craint, avec raison, des maladies imprévisibles du même type que celle de la maladie de la vache folle. En 1997, une cargaison de soja transgénique, destinée au marché français, a déclenché une véritable levée de boucliers. Le journal Libération titrait à la une : « Alerte au soja fou ». Pendant plusieurs semaines, tout le monde en a parlé. Il y a eu des débats télévisés, des lignes ouvertes, etc. Dans la tourmente, un généticien célèbre, Axel Kahn, a démissionné de la Commission de génie moléculaire, pour protester contre les politiques françaises.
Au Canada, les légumes disponibles dans les supermarchés ne sont pas les seuls à avoir été génétiquement modifiés. Le soja modifié est mélangé, depuis plusieurs années, aux autres récoltes. La fève de soja entre dans une grande quantité de produits : soupes, sauces, margarine, mayonnaise, biscuits, céréales, bonbons, croustilles, fromage, farine, pain, etc. En fait, plusieurs milliers de produits comptent dans leurs ingrédients, de la lécithine de soja, de la graisse végétale ou de la graisse végétale hydrogénée contenant du soja transgénique. La région de Montréal compte une grande concentration de sociétés pharmaceutiques et d’entreprises de haute technologie, de même que plusieurs laboratoires spécialisés. Dans la campagne environnante, on retrouve des champs où sont cultivées des plantes transgéniques, comme le colza, le maïs, la pomme de terre, la tomate, etc.
Même si le Québec possède une loi d’accès à l’information, il est impossible de savoir exactement quel produit est cultivé, à quel endroit et dans quel but. Car lorsque le gouvernement fédéral donne son aval à une culture, il n’a pas les ressources nécessaires pour vérifier, sur le terrain, si la réalité correspond aux engagements de l’industrie. De toute façon, certaines données sont strictement confidentielles. Une note de l’Agence canadienne d’inspection des aliments mentionne que le demandeur doit indiquer clairement que l’information qu’il demande restera secrète, en apposant avec un tampon le mot « confidentiel » sur chaque page du projet. De cette façon, l’entreprise est protégée, mais le citoyen lui, qu’en est-il de sa protection ? La protection du citoyen a peu d’importance puisque le commerce des produits génétiquement modifiés est tellement généralisé, que nous avons tous mangé, au cours des derniers jours, si ce n’est des dernières heures, un dérivé de végétaux transgéniques. Les OGM sont entrés chez nous par la porte arrière et ils ont envahi notre alimentation. Sont-ils dangereux pour la santé ? Même si certains spécialistes se font rassurants, il est extrêmement regrettable que le public ait été tenu complètement à l’écart du débat. Pour Thérèse Leroux, du Centre de recherches en droit public, cette entrée des OGM dans nos vies, a nettement manqué de transparence. En aucun cas, les consommateurs n’ont le moyen de savoir si les produits qu’ils achètent sont issus ou non de la biotechnologie.
Ce qui est dérangeant, c’est que le fardeau de la preuve repose entièrement sur le dos du citoyen. Il lui appartient de prouver que sa maladie est due à tel produit génétiquement modifié qu’il aurait mangé dans le passé. Ne serait-il pas plus logique que ce soit aux entreprises de faire la preuve que leurs produits ne représentent aucun danger pour la santé des gens ? Pourquoi l’industrie refuse-t-elle d’indiquer que tel produit contient des organismes génétiquement modifiés ? S’il appartient au consommateur de faire la preuve de la toxicité d’un produit qui lui causerait des troubles de santé, ne pourrait-il pas au moins faire un choix éclairé en s’abstenant d’en consommer ? « Pas question ! » répondent en chœur les producteurs. Une telle indication risquerait, selon eux, de faire fuir le consommateur. Pourtant lorsque les produits « bio » ont fait leur apparition sur le marché, ils étaient parfaitement identifiés. On en faisait même la promotion. Le consommateur qui les choisissait le faisait en toute connaissance de cause.
Comme le marché est fragile et que des milliards de dollars sont en jeu, l’industrie des OGM ne veut pas prendre le risque de manquer son coup. De leur côté, les gouvernements adoptent, face à l’industrie, la politique du laisser faire. Avec la manipulation génétique, c’est l’intégrité de l’être humain qui se trouve remise en question, car lorsqu’on commence à manipuler les gènes, il n’y a pas de limites aux fantasmes des généticiens. Ils peuvent transférer des gènes d’une espèce à une autre, et même de l’animal au végétal. Cela se fait déjà. Qu’arrivera-t-il le jour où des gens sans scrupules, s’empareront de cette technologie ? Des questions soulèvent déjà des passions : les végétariens continueront-ils de manger leurs légumes, sachant que des gènes d'animaux sont transférés dans ces légumes ? Et si des gènes de porc viennent un jour modifier une semence de soja, que feront les musulmans et les juifs dont la religion interdit la consommation du porc ? Et si on poussait l’absurde jusqu’à bout, on peut se poser la question suivante: en consommant une plante ou un animal sur lesquels on aurait transféré des gènes humains, cela ne ferait-il pas de nous des cannibales?
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Source :
Sauvé, Mathieu-Robert. L’éthique et le fric. Montréal : VLB Éditeur, 2000, 331 p. (cote Dewey : 174.2 S262e)
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