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Blog mis à jour: 08/03/2010 12:58

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Je m'appelle Jean-Claude St-Louis. Je suis québécois de souche. Mes ancêtres venus du Poitou, en France, sont arrivés au Québec en 1658.

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   LA VIE DE COUPLE  -1 commentaire
[04/03/2010 22:56]

LA VIE DE COUPLE

Quoi de plus merveilleux qu’une vie de couple dans laquelle chacun s‘épanouit! Hélas, la relation tourne parfois au vinaigre et devient invivable. Alors, pourquoi poursuivre une relation dans laquelle on étouffe? La principale raison est, sans doute, le manque de courage. Il faut du courage pour se lancer dans une vie de couple, car cela signifie l’abandon de ses habitudes de célibataire, mais il faut également du courage pour mettre fin à la relation, car pour cela il faut admettre que l’on s’est trompé; que la personne que l’on a choisie, n‘est pas la bonne.

Tout le monde reconnaît que l’on puisse se tromper dans tous les domaines, sauf dans le choix d’un compagnon ou d’une compagne de vie. Pourtant, il est fréquent que deux personnes décident de former un couple sans prendre le temps de bien se connaître. Or, s’il y a une chose essentielle dans une relation, c’est bien celle-là: se connaître, c’est-à-dire connaître l’autre, ses qualités comme ses défauts, ses manies, ses habitudes, ses goûts, ses passions, etc.

Il faut beaucoup de souplesse pour former un couple car chacun arrive avec son  bagage, hérité de son éducation, son milieu de vie,etc. Il est impossible que deux personnes soient identiques. Toutefois, pour assurer un minimum de chances, il faut qu’il y ait compatibilité dans plusieurs domaines. Deux personnes avec une éducation, une religion, des goûts et des habitudes de vie différentes, ne peuvent envisager de former un couple.

Le facteur le plus important demeure cependant l’amour. Il en faut beaucoup pour réussir une vie de couple. Si un des deux partenaires ne partage pas les sentiments de l’autre, la relation ne peut s‘engager. Il faut oublier l’idée que si l’amour de l’un est plus fort, il va obligatoirement trouver écho chez l’autre. Il faut de la passion  pour aimer. Le tort ce n’est pas d’aimer trop, c’est d’aimer trop vite. En amour, nous sommes des imprudents qui fonçons tête baissée. Quand nous aimons, nous aimons follement, sans aucune prudence.

On entre dans une aventure amoureuse par étapes. Or, à chaque étape, il est important de faire le point avant d’aller plus loin. Si on n’y prend garde, il arrive un moment où tout notre être est tellement engagé qu’il est difficile de faire marche arrière. Toute relation amoureuse commence par une attirance. Quelque chose chez l’autre nous donne envie de le connaître davantage. C’est à ce stade qu’il est important de s’assurer qu’il y a suffisamment de goûts communs pour que la relation puisse démarrer. S’il y a trop de différences, inutile de s’engager car la relation est vouée à l’échec.

S’il est très important de bien connaître l’autre, il est des cas où l’autre cache tellement bien son jeu qu’on ne peut le connaître véritablement sans avoir partagé une vie commune. Parmi ces gens, on retrouve:

CELUI QUI A PEUR D’AIMER

Il est sincère celui qui a peur d’aimer. Il n’est pas un séducteur jouant au Don Juan pour faire tomber l’autre dans le piège de l’amour. Non, il semble aimer véritablement, parle de mariage, de fonder une famille, d’avoir des enfants, etc.  Or, c’est justement cette apparence de sincérité qui le rend si dangereux car il finit par se convaincre lui-même et convaincre l’autre qu’ils sont faits pour vivre ensemble.

Puis, la peur de l’engagement prend le dessus. Autant il a pu être convaincant, autant le doute se met de la partie. Il veut prendre ses distances, réfléchir avant de s’engager, comme si sa vie en dépendait. Et si, par malheur, il donne suite à son projet de fonder un couple, l’autre le regrettera amèrement, car il fera tout pour rendre la relation de couple invivable.

La peur d’aimer, on la ressent tous à divers degrés: peur de perdre son identité, d’être abandonné, trahi, trompé. Il n’existe pas d’amour sans peur de le perdre d’une façon ou d’une autre. Il s’agit là, d’une peur légitime et non pas d’une angoisse irrationnelle, d’une sorte de vertige. Or celui qui a vraiment peur d’aimer, est comme un claustrophobe pris dans une cage d’ascenseur. Il étouffe réellement en couple.

LE MANIPULATEUR

Le plus grand danger lorsqu’on s’engage dans une vie de couple, c’est de tomber sur un manipulateur. Ce dernier n’aime pas, il utilise l‘autre. Son pouvoir séducteur est habituellement très fort. C’est après qu’une personne soit tombée dans ses griffes que les dégâts qu’il cause, apparaissent dans toute leur ampleur. Le manipulateur détruit la personnalité de l’autre au point d’en faire une marionnette.  Il n’est pas question d’aimer pour un manipulateur, c’est-à-dire vouloir le bien de l‘autre, mais plutôt de l’utiliser comme un outil, un bien à son service.

LE DOMINATEUR

Le dominateur n’aime pas; il veut écraser, corriger, contrôler. Le dominateur aime la discipline car elle lui permet d’exercer des représailles. Il n’est pas destructeur comme le manipulateur, il est étouffant. Il est impossible de s’exprimer librement, de s’épanouir avec un dominateur. Il veut le bien de l’autre, mais c’est plus fort que lui, sa manie de dominer étend ses tentacules sur tous les aspects de la vie.

Le dominateur impose son point de vue, sa vérité, sa façon de vivre et de faire. Et tout ça, avec la conviction que si c’est bon pour lui, c’est bon pour tout le monde. Nanti de la certitude d’avoir raison et de son égocentrisme, il ne comprend pas que ce qui est bon pour lui, ne le soit pas pour les autres. En vertu de sa supériorité de mâle ou de son statut de maîtresse de maison, son point de vue a force de loi. Toute dérogation devient un crime de lèse-majesté.

LES SIGNES AVANT-COUREURS

Avant de se lancer dans une relation de couple, il faut s’assurer que l’autre partage le même sentiment amoureux. Il y a des signes qui ne trompent pas, comme les suivants:

Vous avez le goût de vous rapprocher, mais l’autre se fait prier pour manifester de l’affection.

Vos rapprochements sont strictement physiques, sans rapprochement émotif.

Vous l’appelez, prenez de ses nouvelles régulièrement, mais l’autre prend rarement cette initiative.

Vous faites des projets avec enthousiasme, mais l’autre se montre peu intéressé.

Vous lui dites des mots doux, mais l’autre demeure muet quant à ses sentiments.

Vous voulez lui présenter votre famille, mais l’autre se désiste continuellement.

Vous parlez de l’avenir de votre couple, mais l’autre change de sujet de conversation.

Vous faites tout pour vous adapter à ses goûts, mais l’autre ne fait aucun effort pour s’adapter aux vôtres.

Vous le traitez avec respect, mais l’autre n’hésite pas à vous abaisser ou vous humilier.

Si vous constatez un seul de ces comportements, vous pouvez être assuré que l’autre ne partage pas vos sentiments amoureux et qu’il y aura rejet de sa part.

POURQUOI POURSUIVRE LA RELATION?

Pourquoi poursuivre une relation qui est vouée à l’échec? Il y a plusieurs raisons, entre autres:

Vous ne vous aimez pas et vous croyez ne pas mériter d’être aimé.

Vous poursuivez un modèle de couple qui était celui de vos parents.

Vous vivez dans les rêves plutôt que dans la réalité.

Vous êtes persuadé que vous ne pouvez trouver mieux.

LES COUPLES VOUÉS À L’ÉCHEC

Les couples voués à l’échec sont faciles à reconnaître, exemples:

Les couples qui n’ont pas d’intérêts communs.

Les couples dont l’union est strictement basée sur le sexe.

Les couples qui se forment pour se soustraire de l’emprise familiale.

Les couples qui le sont par intérêt: compte en banque, apparence physique, prestige de l’un, etc.

LES RAISONS POUR SE METTRE UN COUPLE

Qu’est-ce qui pousse les gens à vouloir se mettre en couple sans prendre le temps de trouver le bon partenaire; de s’assurer d’un minimum de chances de réussite. Il semble que les raisons soient les suivantes:

La peur de la solitude, surtout à l’approche d’un certain âge.

La pression du milieu, surtout lorsque les amis(es) sont en couple.

L’ennui et surtout la peur de se retrouver face à face avec soi-même.

La volonté de fuir une relation avec ses parents, surtout si elle est tendue.

Le désir de fonder une famille et d’avoir des enfants.

CONCLUSION

Malgré les incitations très réelles, il est important de  prendre tout son temps afin de trouver le bon compagnon ou la bonne compagne de vie. Notre bonheur en dépend. La relation de couple est une aventure merveilleuse, mais comme tout aventure, elle comporte des risques. Il est donc d’une importance capitale de mettre toutes les chances de son côté.

À LIRE:

David Sara, L’amour rend lucide. Le choix d’un partenaire de vie. Les éditions Quebecor, 2002

Salomé Jacques, Jamais seuls ensemble: Comment vivre à deux en restant différents, Éditions de l’Homme, 1995

Buscaglia Léo, Nous sommes nés pour l’amour: réflexions sur l’art d’aimer. Éditions Le Jour, 1997

Delahaie Patricia, Ces amours qui nous font mal. Les amours toxiques: les repérer et comment s’en sortir. Éditions Marabout, 2001





   LA TENDRESSE  2 commentaires
[10/02/2010 15:36]

LA TENDRESSE

On parle beaucoup de la sexualité mais peu de la tendresse. Et pourtant, quoi de plus merveilleux que la tendresse dans une relation amoureuse, amicale, etc. La tendresse est synonyme de chaleur, de mots gentils, de gestes délicats. Il est difficile pour l’homme de démontrer de la tendresse. On lui a tellement inculqué qu’un homme ça ne pleure pas, ça ne se laisse pas aller à des moments de faiblesse, qu’il a développé une sorte de carapace qui bloque ses élans de tendresse.

La tendresse ne peut être enfermée dans une seule définition, car elle possède de multiples visages. Il est impossible de la définir dans une seule phrase. Elle peut emprunter diverses formes pour se révéler, sans nécessairement se dire. Elle n’est pas seulement physique; elle est un ensemble de sensations, d’émotions. La tendresse nous renvoie aux premières heures de notre naissance lorsque le regard maternel s’est posé sur nous.

La tendresse s’exprime aussi dans le silence; dans l’écoute , la compréhension de l’autre. Elle s’exprime également dans l’intonation de la voix, dans la douceur des mots. La tendresse est la clé d’une relation solide et durable. Même l’amour se nourrit de tendresse. Sans tendresse, c’est la sècheresse, la mort assurée d’une relation. La tendresse est indispensable à la qualité de vie de tous les êtres humains.

LES OBSTACLES À LA TENDRESSE

Le principal obstacle à la tendresse est la peur du regard de l’autre. “Qu’est qu’il va penser de moi si je me laisse aller à exprimer mes sentiments, mes émotions? “ Dans  notre éducation occidentale, l’abandon est assimilé à la faiblesse et la tendresse au sentimentalisme. Les hommes, surtout, ont beaucoup de difficulté car ils ne veulent pas passer pour des êtres faibles, des sentimentaux.

Un autre obstacle à la tendresse est la crainte de l’érotisme dans la relation parentale. Pour exprimer la tendresse, il est fréquent de toucher l’autre, or le toucher est souvent mal perçu, surtout entre le père et l’enfant. Dès que l’enfant parvient à l’adolescence, le père n’ose plus toucher son enfant de crainte que son geste affectueux soit mal interprété. Il en est de même dans la relation mère enfant.

Un troisième obstacle à la tendresse est la peur de la dépendance. “Vais-je m’y habituer et en avoir  besoin ou souffrir si j’en manque?”  La tendresse est alors associée à la vulnérabilité, à la fragilité. Se laisser aller, s’abandonner, c’est risqué de devenir dépendant, de perdre son autonomie. Si je m’engage dans une relation, je peux avoir cette double crainte, soit celle que l’autre puisse profiter de moi ou qu’il me rejette.

LES ENNEMIS DE LA TENDRESSE

Le pire ennemi de la tendresse est cette inscription cachée au plus profond de notre être et que nous avons reçue dans l’enfance: “Méfie-toi des hommes, des inconnus” “Ne fais confiance à personne” “Tu ne dois pas exprimer tes sentiments” “C’est indécent de dévoiler tes émotions, tes désirs” “Tu dois te montrer dur sinon tu vas te faire avoir” Ces messages inscrits dans le subconscient constituent autant de blocages, d’interdits et ce, d’une façon d’autant plus forte qu’ils ont été énoncés comme une évidence.

Le ressentiment est aussi un grand ennemi de la tendresse. Il y a, chez plusieurs personnes, du ressentiment qui provient de rancoeurs, de  frustrations accumulées et qui n’ont jamais été expulsées. Il s’agit, dans la majorité des cas, de petits riens pour la personne qui les a causés, mais qui ont été perçus comme une violence inacceptable pour celle qui les a subis. Exemples: “On le sait, tu ne fais jamais rien de bon” “Tu es un incapable” etc.

La culpabilisation de l’autre devient le but visé. “Moi qui ai tant fait pour toi et c’est tout ce que tu me donnes en retour” “J’ai travaillé pour payer tes études  et tu n’es même pas capable de t’occuper de moi” “Tu es un enfant ingrat, tu devrais me rendre visite plus souvent” “ Je t’ai tant aimé et tu as tout fait pour détruire cet amour”. etc. Dans beaucoup de relations, il y a le mythe de la réciprocité: “Puisque j’ai fait cela pour toi, j’attends la même chose de ta part”. C’est ainsi que se développe une attente irréaliste, une incertitude sur les sentiments de l’autre. Tout cela ne permet pas à la tendresse de s’épanouir entre deux êtres qui s’aiment pourtant.

LES BIENFAITS DE LA TENDRESSE

Le premier bienfait de la tendresse est celui de procurer du bonheur. Quoi de plus merveilleux qu’un sourire, un mot gentil, une main tendue. Dans un monde où il y a tant de violence, un peu de tendresse nous réconcilie avec la vie. . Il faut si peu pour être heureux, alors pourquoi ne pas faire preuve de tendresse dans nos relations? Savoir reconnaître les bons côtés de l’autre et l’encourager dans cette voie, ouvre la porte à la tendresse.

Un autre bienfait de la tendresse est qu’elle nous incite à prendre le temps, car la tendresse a besoin de temps. Prendre le temps de se retrouver, de s’apprécier et de se le dire. Prendre le temps de donner et non pas toujours quémander. Prendre le temps d’être présent pour l’autre , de lui accorder de l’attention, d’être vraiment à l’écoute de ses besoins. La tendresse, c’est cette capacité de vivre, non pas dans le regret du passé ou l’anticipation du futur, mais dans le moment présent.

QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LA TENDRESSE

Cherche tendresse désespérément.  Petite annonce

L’amour crée la tendresse qui survit à l’amour. Anonyme

La tendresse, c’est entendre quand les caresses ne sont pas mûres. Jacques Salomé

Si tu ne sais que faire de tes mains, transforme-les en tendresse. Anonyme

L’écoute tolérante est une forme de tendresse. Jacques Salomé

La tendresse c’est ton regard émerveillé sur mon offrande, c’est mon regard ébloui sur la tienne.  Jacques Salomé

Nous avons l’âge de notre tendresse. Notre usure n’est rien d’autre que de l’amour inemployé.  Stan Rougier

J’aimerais préserver la tendresse du soleil, de l’air, de la terre et des océans pour l’offrir à mes enfants et mes petits-enfants.  Julos Beaucarne

La tendresse c’est quand la réalité arrive à dépasser le rêve.  Jacques Salomé

Laisse-moi au moins, de ma dernière tendresse, tapisser le sol sous ton pas qui se perd.  Vladimir Maiakowski

La tendresse c’est une parole ou un silence qui devient offrande dans une écoute constante.  Jacques Salomé

La tendresse, c’est un geste qui devient caresse avant même d’avoir été reçu.  Jacques Salomé

La tendresse c’est un  passage vers le multiple, vers l’abondance.  Jacques Salomé

À LIRE:

Jacques Salomé, Apprivoiser la tendresse, L’amour crée la tendresse qui survit à l’amour, Éditions Jouvence

Jacques Salomé, Vivre la tendresse au quotidien, Éditions Jouvence

Jacques Salomé, Aimer et se le dire. Éditions Jouvence





   LES VRAIS PROFITEURS DE L'ÉTAT  0 commentaires
[02/02/2010 17:04]

LES VRAIS PROFITEURS DE L’ÉTAT

Depuis quelque temps, les médias, aux mains des multinationales, se déchaînent contre les syndicats, contre les citoyens qui abusent du système, contre le travail au noir, etc. bref, contre tous ceux qu’ils jugent responsables de l’état lamentable des finances publiques et de la montée fulgurante de la dette. Il faudrait, disent-ils, abolir la formule Rand, qui oblige les employeurs à retenir, sur la paye des employés, les cotisations syndicales, obliger le vote secret chez les syndicats, augmenter les coûts des services (utilisateurs payeurs), etc. etc., autrement dit: siphonner de plus en plus le peuple qui est déjà saigné à blanc par les impôts et les taxes de toutes sortes.

Et pendant ce temps, les multinationales voient leurs impôts diminuer constamment et malgré tout, elles cherchent par tous les moyens, à ne payer aucune taxe. Durant les vingt dernières années, les gouvernements ont baissé les taux d’imposition des multinationales de plus d’un tiers, par toutes sortes d’exemptions fiscales. Pour les remercier, les multinationales ont placé leurs bénéfices dans des paradis fiscaux. Elles ont embauché des armées d’avocats et d’experts-comptables qui ont été chargés de leur trouver toutes sortes d’échappatoires.

Au moment où les finances publiques sont à sec et où la dette augmente à un rythme effarant, les gouvernements ne cherchent qu’à dorloter les multinationales et les banques. Ils jouent à celui qui baisserait le plus les taux d’imposition de ces géants. Cette domination du capital dans le monde entraîne une montée en flèche des profits. Les grandes entreprises s’internationalisent de plus en plus, ce qui fait que leurs bénéfices, sous forme de dividendes, échappent à la perception fiscale. Il existe tellement d’exemptions pour les multinationales que c’est un jeu d’enfant pour elles de se soustraire de l’impôt.

LES PARADIS FISCAUX

Ce sont des milliards de dollars qui disparaissent à chaque année dans des paradis fiscaux, selon le vérificateur général du Canada. Ces sommes représentent près de 45 milliards par année, au Canada seulement. En 1988, elles étaient de 628 millions et en 2001, de 23,3 milliards, soit une augmentation de 3600%. Les banques, à elles seules, ont privé le Ministère du Revenu canadien, de 16 milliards de dollars en impôts, de 1993 à 2008, toujours selon le vérificateur général. Les paradis fiscaux sont au nombre de 73 dans le monde et les zones franches, destinées aux exportations où la fiscalité est proche du zéro, sont passées de 850 en 1998, à 5,000 en 2004.

Nassau, une petite île des Bahamas, compte 430 banques qui gèrent des actifs de plus de 1000 milliards de dollars. Les banques, dans leur publicité, n’hésitent même pas à inviter leurs gros clients à pratiquer l’évasion fiscale. À chaque année, 150,000 nouvelles sociétés “off-shores” sont crées dans le monde. Les îles Caïmans, qui sont le cinquième centre financier mondial, abritent 65,000 entreprises (des filiales, pour la plupart) pour une population de 47,000 habitants. Il n’y a pas qu’en Amérique que se pratique l’évasion fiscale. En France, les coûts ont été évalués, en 2006, à une somme oscillant entre 42 et 51 milliards d’euros.

COMMENT PROCÈDE-T-ON?

La pratique la plus courante consiste à effectuer des transferts de bénéfices dans des pays à très faible taux d’imposition. Le truc est simple: on place les dépenses déductibles d’impôts dans le pays ou est situé le siège social et on transfère les bénéfices dans des flilales, où il n’y a pas d’impôt. Au Canada, un ex-premier ministre opérait sa multinationale, la Canadian Steamship Lines, à partir d’un paradis fiscal, pour éviter de payer de l’impôt dans son pays. Ses bateaux sillonnaient les mers en arborant le drapeau du paradis fiscal.

On manipule des prix de transfert. Les multinationales utilisent les transactions entre leurs propres filiales pour déplacer leurs profits là où les taux d’imposition sont pratiquement nuls. On fait de fausses facturations entre les entreprises, en falsifiant les prix sur les exportations et les importations, afin d’éviter de payer des taxes. Les pots-de-vin et les commissions qui récompensent ces pratiques sont dissimulés sur des comptes anonymes dans les paradis fiscaux. Ces fausses facturations et manipulations coûtent plus de 125 milliards d’euros par année aux caisses des pays du Sud, ce qui représente la somme que les Nations Unies ont fixée pour réduire de moitié la pauvreté dans le monde, d’ici 2015. (Source: Christian Aid, Death and taxes. The true toll of tax dogging, may 2008).

Une autre tactique fort simple est la suivante: une multinationale canadienne fabrique un produit qui lui coûte un dollar. Elle le vend un dollar à une de ses filiales installée dans un paradis fiscal. Elle ne réalise pas de profit et de ce fait, ne paie pas d’impôt au Canada. Par la suite, la filiale vend le produit dix dollars à un distributeur. La filiale de la multinationale fait donc neuf dollars de profits, mais coup de chance, le paradis fiscal a un taux d’imposition qui frôle le zéro. Donc, pas d’impôt pour un profit de 900%. Il n’y a pas à dire, il y a un bon dieu pour les multinationales!

LES IMPÔTS REPORTÉS À L’INFINI

Non seulement les multinationales ne paient pratiquement pas d’impôts mais celles qui en doivent ont obtenu des gouvernements, le report de leurs impôts à l’infini. Ces impôts, sous formes de gains en capital réalisés, la plupart du temps, lors de la vente de l’entreprise à un membre de la famille, sont reportés aux calendes grecques. Ainsi, la fortune familiale passe de main en main ou de père en fils, à l’abri de l’impôt. Le truc est simple: on crée une fiducie familiale. On retrouve, parmi ces favorisées, les entreprises suivantes: Alcan et Domtar: 2,3 milliards de dollars- Quebecor: 679,5 millions- Molson inc: 481 millions- Astral Media inc: 195,8 millions- Cogeco inc: 170 millions- Biochem Pharma: 160 millions- Le Groupe Saputo: 102 millions.

LES FIDUCIES FAMILIALES

Les fiducies familiales permettent de différer l’impôt à la génération suivante, une autre tactique pour éviter de payer de l’impôt, toujours avec la complicité des gouvernements. Exemple: la famille Bronfman a transféré 2,2 milliards de dollars aux États-Unis, sans payer un sou d’impôt au Canada. Comment le Ministère du Revenu canadien a-t-il pu autoriser un tel transfert? Il est à noter que personne n’en aurait eu connaissance si le vérificateur général du Canada, Denis Desautels, n’avait mis à jour ce transfert.

Le juge Frank Muldom, de la Cour fédérale, a déclaré ce qui suit, en rapport avec cette affaire: “La décision du Ministère fédéral du Revenu, d’autoriser la richissime famille Bronfman, à transférer deux milliards de dollars aux États-Unis, sans payer d’impôts au Canada, transpire la mauvaise administration et le favoritisme“. Ce transfert a exempté la famille Bronfman de payer, au Canada, plus de 700 millions d’impôts sur les gains de capital. (02/01/99)

LES FONDATIONS FAMILIALES

Les avantages que les riches tirent d’une fondation familiale sont considérables. Non seulement les dons sont déductibles d’impôt, mais les fondations sont de véritables banques familiales qui permettent, aux familles riches, de contrôler des entreprises à l’abri de l’impôt. Les montants que les fondations sont tenues de verser à des oeuvres de charité sont minimes et de plus, elles le font à des organismes de leur choix. Exemple: la famille Chagnon et la vente de Videotron à Québecor.

Avec un investissement initial de 100,000 dollars, André Chagnon a obtenu une entreprise (Videotron) estimée à 100 millions de dollars, avec l’aide de la Caisse de dépôt et placement du Québec et le gouvernement québécois. Quelques années plus tard, la famille Chagnon a récolté 76 millions, grâce au régime d’épargne action du Québec, sans payer un sou d’impôt. En vendant Videotron à Québécor, la famille Chagnon a créé une fondation familiale, privant l’État québécois de plus de un milliard d’impôts sur les gains de capital.

LES REER (RÉGIMES ENREGISTRÉS D’ÉPARGNE RETRAITE)

Les reer, dont la cotisation maximale a été établie à 22,000 dollars  par année et dont les revenus accumulés ne sont pas imposables, coûtent au minimum, 20 milliards par année au fédéral et 4 milliards à Québec. Comme la moyenne des cotisations aux reer, se situe à 2,700 dollars pour l’ensemble de la population, on comprend que ce plafond de 22,000 dollars ne profite qu’aux riches. À ces cotisations, il faut ajouter celles de 5,000 dollars dans un CELI, de 5,000 dollars dans un REA, ainsi que des milliers de dollars dans des régimes d’épargne études, d’épargne invalidité, etc. Et on parle d’établir un reer santé. Ce faisant, la santé privé n’aura de privé que le nom.

CONCLUSION

Il serait plus que temps de faire un ménage dans les abris fiscaux qui privent le Ministère du Revenu d’Ottawa et celui du Québec, de sommes astronomiques. Faut-il se surprendre que les finances publiques soient à sec et que la dette augmente à un rythme effarant? Il serait temps également que les riches paient leur juste part d’impôts. Au Canada, 20% des plus riches détiennent 94% de la richesse (en capitaux), tandis que 60% des moins nantis n’en détiennent que 1%.

SOURCES

Brigitte Alepin, Ces riches qui ne paient pas d’impôts, Éditions du Meridien, 2004

Linda McQuaig, La part du lion, ou comment les riches ont réussi à prendre le contrôle du système fiscal canadien.

Having their cake and eating it too. The big  corporate tax break. International Confederation of free Trade Union.





   FUSION ET AUTONOMIE  0 commentaires
[25/01/2010 17:19]

FUSION ET AUTONOMIE

Il existe, dans l’univers, deux forces qui semblent diamétralement opposées mais qui se rejoignent en quelque sorte. Ce sont les forces d’expansion et de contraction. D’un côté, il y a ce mouvement où les planètes et les galaxies s’éloignent, et de l’autre, il y a ce mouvement où tout se contracte. Malgré ces deux mouvements contraires, l’univers demeure UN.

Lorsque l’on compare les êtres humains avec l’univers, on constate le même phénomène. D’un côté, il y a ce besoin de rapprochement et de l’autre, ce besoin d’éloignement. Déjà, en naissant, l’être humain connaît une fusion intime avec la mère. Puis arrive un moment où il ressent un besoin irrésistible de se libérer du lien maternel pour aller vers plus d’autonomie et faire son chemin par lui-même.

Ces deux mouvements: expansion et contraction, créent deux pôles, soit: fusion et autonomie, où les êtres humains se rapprochent les uns des autres et où ils s’éloignent les uns des autres. On assiste alors à des périodes de paix avec des rapprochements entre les peuples et des périodes de guerre où les êtres humains entrent en conflit pour toutes sortes de raisons. Cette dualité: fusion/autonomie apparaît donc comme faisant partie même de la vie.

Dans un couple, on retrouve le même scénario. Au début, les deux partenaires ressentent un besoin puissant de fusion. Le couple est très uni et chacun s’oublie pour l’autre, pour le bonheur de l’autre. Puis, le temps passe et le besoin d’autonomie se fait sentir. Au lieu de s’oublier pour l’autre, l’être humain oublie l’autre pour ne penser qu’à lui. La force de contraction qui, au début, amenait les deux êtres à fusionner,  perd de sa puissance pour faire place à la force d’expansion où chacun ressent le besoin de s’éloigner.

Ce phénomène s’applique également au niveau des relations entre l’être humain et le groupe. L’attrait du groupe ressemble étrangement à la relation de dépendance de l’enfant vis-à-vis la mère. Il y a ce côté sécurisant, protecteur et chaleureux du groupe. Il en résulte parfois une dépendance profonde. L’être humain se fond dans le groupe, pour s’oublier en quelque sorte. On retrouve ce phénomène au niveau des religions, des sectes, des partis politique, des associations, etc.

Puis, graduellement, l’être humain ressent un besoin irrésistible d’autonomie pour aller vers une connaissance plus profonde de soi, car le groupe empêche toute quête intérieure.  Dans le groupe, personne ne parvient à se retrouver réellement, car l’autonomie individuelle se perd au profit du groupe. Il en résulte une situation où chacun se sent valorisé par rapport au groupe. C’est pour cette raison que tout est mis en place dans un groupe pour faire croire à l’individu qu’il est important dû au fait qu’il est séparé de ceux qui n’en font pas partie.

Finalement, les forces qui régissent les êtres humains ne sont pas différentes des forces qui régissent l’univers. Il existe les mêmes forces, soit celle de l’expansion, qu’on pourrait appeler le désir de fuite et celle de la contraction qu’on pourrait appeler le désir de rapprochement. Par conséquent, on ne guérit du besoin de fuir qu’en s’unissant avec toutes les dimensions de son être, avant d’aller vers les autres. Autrement dit, il faut apprendre à être en harmonie avec soi-même avant d’espérer être en harmonie avec les autres.


   LES VRAIS AMIS  3 commentaires
[01/01/2010 16:14]

LES VRAIS AMIS

Un vrai ami est souvent plus proche de nous qu’un frère. Il est un cadeau du ciel d’une valeur inestimable. Un vrai ami est celui qui nous épaule en tout temps. On peut le rejoindre lorsque le besoin se fait sentir ou lorsque le malheur nous frappe et il n’hésite pas à venir à la rescousse.

On ne se sent jamais seul avec un vrai ami. Il sait nous comprendre et nous réconforter. On peut tout lui dire et il ne nous juge pas. Il partage avec nous les moments de joie comme les moments de tristesse. Un vrai ami est heureux lorsqu’on est heureux et il est malheureux lorsqu’on est malheureux.

Un vrai ami se reconnaît également à sa franchise. Il peut nous dire ce que personne n’oserait. Il nous secoue lorsqu’il le faut. Il est un confident, un complice, un allié. Un vrai ami ne nous jalouse pas, car la jalousie et l’amitié ne vont pas ensemble. Un vrai ami et nous, c’est comme deux âmes soeurs qui se seraient rencontrées.

LES AMIS VIRTUELS

Un ami virtuel n’est pas à négliger, mais il ne répond pas aux critères d’une véritable amitié. Il lui manque l’essentiel, soit la présence, le contact et la chaleur humaine. On ne connaît pas vraiment un ami virtuel puisqu’on ne le voit pas; il est derrière un écran. Il peut s’inventer un nom, un personnage. On ne peut voir, à ses gestes ou à l’expression de son visage, s’il dit la vérité.

L’ami virtuel peut être d’un grand réconfort dans les moments de solitude, mais il ne peut exercer le rôle d’un véritable ami. Il ne peut nous apporter son aide dans les moments difficiles car, la plupart du temps, il n’est pas disponible, étant trop éloigné. Il ne peut nous offrir une épaule chaleureuse ni une main secourable.

On peut avoir des centaines d’amis sur des blogues ou des sites comme facebook mais ils sont davantage des contacts que des amis. On tisse des liens étroits avec quelques-uns seulement. La plupart n’émettent qu’un commentaire de temps à autre et certains, pratiquement jamais.  Ils peuvent disparaître sans laisser un mot et sans même qu’on s’en rende compte.

LES GRANDES AMITIÉS

Les grandes amitiés sont celles qui durent et qui traversent le temps sans faiblir ni mourir. Deux vrais amis se retrouvent toujours avec joie et c’est comme s’il n’y avait jamais eu de séparation. Le fil de l’amitié n’est jamais totalement rompu. On accepte le fait que le véritable ami s’éloigne comme on l’a accepté lorsqu’il est venu vers nous.

On n’oublie jamais un vrai ami. On garde en mémoire les complicités de l’adolescence, les confidences échangées, les bons moments passés ensemble. On regarde de vieilles photos et on revit instantanément des moments merveilleux. Comme le disait Voltaire: “Toutes les grandeurs de ce monde ne valent pas un bon ami”.

RÉFLEXIONS SUR L’AMITIÉ

Si nous connaissions le prix d’un véritable ami, nous passerions notre vie à le chercher.  Montesquieu

Un véritable ami est le plus grand de tous les biens et celui de tous qu’on songe le moins à acquérir.  La Rochefoucauld

L’amitié danse autour du monde habité, proclamant à nous tous qu’il faut nous réveiller pour louer notre félicité.  Épicure

Le plus grand effort de l’amitié n’est pas de montrer nos défauts à notre ami; c’est de lui faire voir les siens.  La Rochefoucauld

Parmi les choses dont la sagesse se munit pour la félicité de la vie toute entière, de beaucoup la plus importante est la possession de l’amitié.  Épicure

L’on ne peut aller loin dans l’amitié si l’on n’est pas disposé à se pardonner les uns aux autres, les petits défauts.  La Bruyère

Toute amitié est par elle-même une vertu, mais elle a son origine dans l’utilité.  Épicure

L’amitié extrême et délicate est souvent blessée du repli d’une rose.  Chamfort

Il vaut mieux savoir conserver ses amis que ses biens.  Gracian


   LE COOPÉRATISME  0 commentaires
[29/11/2009 15:21]

LE COOPÉRATISME

Notre société inégalitaire, où la richesse est concentrée dans les mains d’une petite minorité, engendre des problèmes majeurs. Il est impossible qu’une société fonctionne de cette façon. La solution réside dans le pouvoir à partir de la base et non pas à partir du sommet. Tous les aspects des rapports de l’homme avec l’homme doivent être revus. Si cette tâche est accomplie avec succès, il y aura davantage de coopération et non de division entre les hommes. La coopération est non seulement un besoin, elle est une nécessité vitale.

Notre société, gravement malade, engendre une jeunesse sans foi, ni loi, ainsi que de graves problèmes sociaux. Les inégalités criantes, qui existent au niveau de la répartition de la richesse, donnent naissance à des tensions qui se règlent dans la criminalité et la violence. Il n’y a rien de plus dangereux que la situation actuelle, où les dirigeants n’ont plus de principes moraux. Le citoyen en vient à la réflexion suivante: “Si eux le font, pourquoi pas moi?” Lorsque la tête est corrompue, la base le devient rapidement.

Le capitalisme vit une très grave crise et aucune solution ne pourra être apportée tant que la structure économique n’aura pas été modifiée. Seul l’avènement d’un ordre nouveau, basé sur la coopération et non sur la compétition, pourra produire des changements significatifs. Ces changements, agissant de concert avec la pensée universelle qui se manifeste dans la fraternité, deviendraient la base du règlement des questions cruciales qui touchent l’humanité toute entière. Il faut des principes comme la sagesse et la nécessité de faire preuve d’honnêteté, d’équilibre et de droiture.

Considérant que les hommes qui nous gouvernent ne sont guère portés sur les principes moraux, il est primordial que ce soient les citoyens eux-mêmes qui se prennent en main et la seule façon d’y parvenir est par le mouvement coopératif. Les solutions ne peuvent venir des dirigeants qui sont trop corrompus par le pouvoir et l’avidité. L’homme doit se mettre au service de l’homme et non pas au service du capital. Le problème se pose ainsi: “besoins publics contre cupidité privée“.

Le coopératisme vise à redonner confiance aux jeunes en leur permettant de prendre part aux décisions: un membre, un vote, peu importe le nombre d’actions détenues. Ce concept donne un sentiment d’appartenance, d’indépendance, d’utilité et de responsabilité, à un moment où ces qualités sont indispensables à notre société. Les entreprises possédées par des employés consommateurs, constituent une solution vraiment démocratique ainsi qu’une excellente occasion de développer un sens communautaire.

Il ne sera probablement pas possible de renverser le système capitaliste avec toutes ses aberrations, mais on peut neutraliser ses effets pernicieux en mettant sur pied un nombre croissant d’entreprises coopératives, en commençant au niveau local et par la suite, au niveau des nations. La coopération doit être à la base des activités humaines et elle doit être appliquée, non seulement dans les foyers, mais dans toutes les entreprises. Il faut que les entreprises et les services publics deviennent coopératifs.

Le mouvement coopératif permet à la majorité de participer aux décisions qui les concernent et leur donne l’occasion de devenir maîtres de leur destinée, au lieu de n’être que des marionnettes entre les mains d’une élite toute-puissante. Aucune autre solution, pas même le socialisme d’État, n’offre autant de liberté, d’égalité et de dignité que le coopératisme. Même dans des pays riches, à économie mixte, on retrouve de fortes organisations coopératives qui exercent une influence bénéfique sur l’industrie privée et les cliques de politiciens au service de cette industrie.

Dans le secteur de la consommation, l’effet du coopératisme commence déjà à se faire sentir. Des consommateurs, exaspérés par la hausse des prix des aliments et l’inefficacité des moyens de pression (plaintes, boycottages, piquetages), se tournent de plus en plus vers le coopératisme. De nouveaux regroupements et de nouvelles associations se multiplient un peu partout. Les gens ne font plus confiance au milieu des affaires et encore moins, aux politiciens. Les gens ne croient plus à la publicité sur les aliments et ne croient plus que les gouvernements soient capables de garder les industries à l’oeil.

Les associations d’achat ont des avantages énormes. Elles n’exigent pas de gros investissements et elles peuvent être mises sur pied rapidement. Elles peuvent même fonctionner sans frais d’administration et elles peuvent naître dans des églises, des organismes, des collèges, des regroupements de quartier, etc. Les commerces de détail ne peuvent vaincre les géants de l’alimentation tant qu’ils ne coordonnent pas leurs efforts avec des coopératives agricoles. Cette tâche n’est pas facile car il existe un conflit naturel entre celui qui achète et celui qui vend. L’acheteur veut acheter au plus bas prix tandis que le vendeur veut vendre au meilleur prix possible. Même les coopératives agricoles doivent faire des profits. L’avantage, toutefois, est que la coopérative est considérée comme un service public sans but lucratif: tous les profits étant versés aux membres.

Dans les pays scandinaves, le problème a été résolu grâce à la coopération et la coordination. Plusieurs magasins ont tout simplement fusionné avec les producteurs agricoles pour ne former qu’une seule coopérative. D’autres s’affilient à des producteurs locaux et agissent de concert avec eux. Dans les deux cas, la coopérative agricole jouit d’un marché assuré tandis que les magasins profitent d’une source d’approvisionnement à un prix équitable. Certaines coopératives ont même des succursales.

Les systèmes politiques vont fonctionner seulement lorsque la richesse et le pouvoir ne seront plus concentrés entre les mains d’une infime minorité. Le pouvoir doit venir de la base et non du sommet et seul le coopératisme peut en être la solution. Lorsque tout se fait avec honnêteté, la coordination et la coopération sont grandement facilités. C’est là un élément indispensable à toutes les activités humaines.


   LE CAPITALISME MODERNE  1 commentaires
[19/11/2009 16:11]

LE CAPITALISME MODERNE

Un jour, un homme qui ne parlait pas à travers son chapeau, a dit: “Les véritables chefs du gouvernement des États-Unis sont les capitalistes et les grands manufacturiers américains. Leur présence se fait sentir à chaque page des dossiers du Congrès”. Cet homme était le président américain Thomas Woodrow Wilson, en poste de 1913 à 1921.

Si, à cette époque, les grands manufacturiers avaient déjà la mainmise sur le gouvernement, on peut facilement imaginer à quel point ils l’ont de nos jours, alors qu’ils brassent des centaines de milliards en chiffres d’affaires. Personne n’ignore que les grandes sociétés versent des millions pour l’élection d’un président, un premier ministre, un représentant au Congrès, etc. On peut donc en conclure que nos dirigeants sont “à vendre”, car ces généreux donateurs ne font certainement pas la charité.

Quand on sait que des gens très qualifiés ne peuvent même pas se porter candidats à une élection, tout simplement parce qu’ils refusent de se faire acheter par des pots-de-vin, des “récompenses” et de généreux pourboires, on peut affirmer que notre système politique est devenu un “encan” ouvert aux plus offrants. Quand on sait également que les nominations aux postes les plus élevés; que les décisions législatives et juridiques sont soumises, dans les couloirs du pouvoir, à un marchandage éhonté, on peut en conclure que notre société est sérieusement en danger.

Voilà pourquoi il est si difficile de faire voter des lois qui iraient dans le sens du bien commun; ces lois étant considérées comme non productives, inflationnistes et superflues. Elles ne rapportent rien aux requins qui ont la mainmise sur les gouvernements et pour qui, seul le profit compte. Et c’est ainsi que nous perdons nos idéaux sur lesquels se fonde une nation, tant au niveau des mesures sociales, qu’aux niveaux de l’économie et de la politique.

Dans notre société capitaliste, le pouvoir de décision échappe aux communautés locales, au profit d’obscurs conseils d’administration des sociétés géantes, où siègent quelques magnats. Ces derniers décident du sort de la grande majorité des citoyens. Des centaines de millions de gens se trouvent à la merci des moindres caprices de ces magnats.

La concentration d’entreprises a fait perdre aux citoyens toute possibilité de prendre en main leur bien-être, tout en leur enlevant les moyens de décider de leur avenir. Et ce n’est pas leur droit de vote qui peut y changer quoi que ce soit, car les gouvernements sont à la merci des géants qui détiennent la richesse. Cette richesse leur donne la mainmise sur l’économie, sur la politique et sur la nation toute entière.

Le capitalisme moderne, dont le caractère pernicieux n’est plus à démontrer, oppose non seulement l’homme à l’homme, mais l’humanité à la nature pour satisfaire des appétits gargantuesques. Les tentatives faites par les éléments les plus avant-gardistes de notre société sont vouées à l’échec. Les quelques réformes adoptées par les hommes politiques ne visent qu’à boucher des trous afin de maintenir le “statu quo”.

Les géants qui contrôlent nos gouvernements ne veulent pas effectuer le moindre changement qui leur ferait perdre des privilèges et qui permettrait de mieux servir la société. Le système est tellement ancré dans les moeurs qu’il n’est plus récupérable. Sur le plan moral, c’est encore pire: la corruption se généralise à tous les niveaux, les pots-de-vin sont devenus monnaie courante et la fraude atteint des sommets inégalés.

La situation est rendue à un point tel que les gens ne font plus confiance à personne. Même les organismes gouvernementaux, chargés de règlementer en vue de protéger les citoyens, ne remplissent plus leur rôle. C’est la débandade totale! Au plus fort la poche!


   PROPAGANDE ET PUBLICITÉ  0 commentaires
[04/11/2009 23:46]

 

PROPAGANDE ET PUBLICITÉ

Nous sommes tous soumis à diverses formes de propagande tout au long de notre vie. Qu’est-ce que la propagande? La propagande est, avant tout, un outil de manipulation! Tous ceux qui détiennent le pouvoir s’en servent pour convaincre, manipuler, obtenir adhésion et soumission. Les religions, les sectes, les gouvernements, s’en servent pour parvenir à leurs fins. De leur côté, les commerçants, les vendeurs, etc. se servent de la publicité qui est une forme de propagande. Comme très peu de gens sont satisfaits dans la vie, l’insatisfaction ouvre la porte à toutes les formes de manipulation.

La propagande vise à vendre l’idée du bonheur et du salut éternel. Elle veut faire croire que tout ce que l’être humain désire, peut être comblé d’une façon ou d’une autre. Les religions ou sectes religieuses, qui promettent le paradis, sont en réalité du pareil au même, puisque seul le nombre donne à la religion, sa “légitimité“. Elles veulent faire croire qu’elles sont les seules à pouvoir assurer le bonheur et le salut. Pour cela, il suffit que les fidèles adhèrent, les yeux fermés, à tout ce qu’elles enseignent. Elles se donnent une crédibilité en affirmant être les porte parole de Dieu. D’un côté, elles affirment que Dieu est Tout Puissant et de l’autre, elles agissent comme si Dieu ne pouvait faire passer son message directement dans le coeur des hommes. Quel paradoxe!

Les gouvernements font également accroire qu’ils détiennent la secret pour rendre les gens heureux et ils utilisent toutes sortes de subterfuges pour convaincre et se faire élire. Le bonheur des gens viendrait de leur élection et pour cela, ils utilisent le mensonge à profusion. Tous les gouvernements, sans exception, se maintiennent au pouvoir par le mensonge. Ils carburent au mensonge et ce sont les meilleurs menteurs qui se font élire, car les citoyens adorent rêver. Comme les mensonges les maintiennent dans un état de rêverie perpétuel, tous les moyens de propagande peuvent être utilisés avec succès.

Pour leur part, les commerçants, les vendeurs, etc. cherchent à convaincre les gens qu’ils détiennent le secret pour les rendre heureux, ce secret étant évidemment leurs produits supposément miraculeux. Et le rêve se poursuit! La propagande ou publicité, sert dans tous les domaines: produits de consommation, évènements sportifs, culturels, mode, gadgets électroniques, etc. Tous se servent de la publicité pour convaincre les gens d’acheter leurs produits.

La force de la propagande ou publicité ne vient pas de la véracité des faits ou de la qualité du produit; elle vient du pouvoir de persuasion du vendeur et de son habilité à convaincre. Les moyens utilisés doivent toucher l’émotion du client. C’est le but visé par les religions, les gouvernements, les commerçants, les vendeurs. Tout est utilisé pour faire céder les résistances et inciter les gens à acheter, à devenir des adeptes passionnés, des fanatiques. On fait toujours appel à l’émotivité plutôt qu’à la raison, car c’est par l’émotion qu’on soumet le plus facilement.

LES FIDÈLES OU CROYANTS

Les “croyants” qui s’identifient à une religion ou une secte ne peuvent se rendre compte qu’ils sont manipulés. Tant qu’ils sont assujettis au groupe, ils sont maintenus dans un état d’inconscience et ils ne peuvent raisonner par eux-mêmes. Pour qu’une personne puisse prendre conscience de son état, il lui faut un recul, une certaine distance et une capacité d’observation. Le premier but des religions et des sectes, est justement d’empêcher les gens de raisonner. Il faut qu’ils se soumettent sans questionnement. De cette façon, on peut leur faire accroire n’importe quoi. La “certitude” implantée dans le cerveau des fidèles empêche toute remise en question. Une critique est aussitôt considérée comme une intervention du diable. On se sert de la peur du diable et de l’enfer pour maintenir les gens dans une forme de panique et d’esclavage intellectuel.

LE FANATISME

Le fanatisme, qui est de plus en plus répandu de nos jours, est une sorte de crédulité poussée à l’extrême. Non seulement faut-il convaincre les gens en les empêchant de penser par eux-mêmes, mais il faut aussi les convaincre que tous les moyens sont bons pour répandre la foi, y compris le meurtre. Le fanatisme tire sa puissance de l’intensité émotive du croyant. Il puise également sa force dans l’intransigeance, l’intolérance et la conviction absolue de détenir la vérité et d’avoir raison, envers et contre tous.

LA PEUR, L’OUTIL PAR EXCELLENCE

Le pouvoir des religions et des sectes ne vient pas uniquement de leur prétention de détenir la vérité; il vient surtout de leur capacité à faire peur. Il ne vient pas de l’appel au raisonnement mais de l’appel à la soumission par la peur. Or la peur fait naître la crédulité, la superstition et le fanatisme. Cette peur conduit les gens à chercher la sécurité dans des positions rigides et des mesures despotiques. On retrouve le recours à la peur dans toutes les religions, les sectes, les institutions totalitaires et tyranniques. La peur n’a rien à voir avec la vérité, car cette dernière n’a aucun besoin de convaincre ou soumettre qui que ce soit.

LA CRÉDULITÉ

La crédulité est ce qui fait la force de tous ceux qui veulent manipuler. Elle représente une attitude émotive et infantile. Elle fait en sorte que les gens sont prêts à croire tout ce qu’on leur présente sans prendre le temps de réfléchir. La crédulité permet d’assujettir les gens en les touchant au niveau des émotions. Le “séducteur” va louer le client ou la recrue en faisant appel à sa générosité, ses talents, son esprit de collaboration. La “victime” se sent alors prête à tout faire pour prouver son entière dévotion, sa collaboration, sa foi indomptable. La propagande atteint alors son but: dépouiller l’individu de tout ce qui pourrait faire de lui, une personne sensée et équilibrée; une personne capable de se faire une idée par elle-même. Et cette pénétration au coeur de l’intégrité et de l’équilibre d’une personne se fait toujours en s’attaquant, non pas à son intelligence mais à son émotivité.

À LIRE

Placide Gaboury, Le besoin de fuir, Tout ce qu’on ne ferait pas pour être quelque un d’autre. Edimag, 1998 ISBN: 2- 921735-61-X


   LE BIEN ET LE MAL (satire)  0 commentaires
[22/10/2009 1:51]

LE BIEN ET LE MAL (satire)

Je me suis longtemps interrogé sur l’origine du bien et du mal et je me suis demandé qui les avait créés. Était-ce Dieu, le Créateur du ciel et de la terre et de toutes choses visibles et invisibles, comme on me l’avait enseigné dans ma religion? La vie n’aurait-elle pas été plus agréable sans le mal : pas de guerres, d’atrocités, de souffrances inutiles!

Par la suite, j’ai compris que si la dualité était partout, elle devait inclure le bien et le mal. N’y avait-il pas la lumière et les ténèbres, le jour et la nuit, le chaud et le froid et ainsi de suite? Il m’est apparu évident qu’il ne pouvait y avoir une chose sans son contraire. On ne pouvait donc pas expérimenter le bien sans son contraire, le mal.

Définition de bien et du mal

Avec l’arrivée des religions, le bien a été aussitôt associé aux dogmes prêchés par les dirigeants qui se sont désignés comme les porte-parole de Dieu. Aux lois divines, on a ajouté les lois humaines et seuls ceux qui obéissaient aveuglément étaient considérés comme les représentants du bien. Les autres: les impies, les athées, étaient considérés comme les représentants du mal et se voyaient condamnés au feu éternel. Car on avait pris soin de créer un enfer afin de contraindre par la peur et punir les méchants.

Le déclin de la chrétienté

Le déclin de la chrétienté dans le monde occidental a créé un vide qu’on s’est empressé de combler. La plus grande puissance militaire du monde, les États-Unis d’Amérique, s’est désignée comme étant l’axe du bien. Forte de son autorité, elle a pointé d’autres pays comme étant l’axe du mal. Possédant le bien, cette puissance militaire a commis toutes sortes d’atrocités dans le monde afin d’éradiquer le mal et d’étendre le bien.

Les attentats du 11 septembre 2001

Les attentats du 11 septembre 2001 sont venus renforcir la détermination de l’axe du bien d’en finir une fois pour toutes avec le mal, personnifié cette fois par Saddam Hussein, le diable en personne. Comme le diable cachait (semble-t-il) des armes de destruction massive en vue de conquérir le monde et d’anéantir l’axe du bien, il fallait frapper fort et détruire le mal à sa base. C’est ce qu’on a fait, malgré les protestations venues du monde entier (tous des supporteurs du mal, selon George Bush, le commandant en chef de l’axe du bien).

Autres représentants du mal

Une fois le diable éliminé et son pays détruit, l’axe du bien a continué à s’en prendre à ceux qui représentaient le mal, surtout Al Qaeda et son chef, Oussama Ben Laden, les instigateurs (semble-t-il) des attentats du 11 septembre 2001. On a bombardé l’Afghanistan qui abritait le mal, sans parvenir à le détruire. D’autres diablotins, les talibans, sont apparus dans le décor et on s’en est pris à ces derniers. Cette fois encore, le mal semble difficile à cerner et on ne parvient pas à le détruire.

L’autre grande religion

Paradoxalement, et pour ajouter à la confusion générale, la grande religion musulmane, l’Islam, s’est désignée comme étant, elle aussi, l’axe du bien et les dirigeants, comme les porte-parole du Dieu Allah. Elle a pointé les États-Unis comme étant le grand Satan en personne. Suivant les instructions d‘Allah, il fallait détruire le mal ainsi que Satan. Les martyrs de la foi ont eu pour mission de se faire sauter un peu partout afin de détruire le mal et répandre le bien.

Les deux clans

Deux clans se sont ainsi formés dans le monde, portant l’étendard du bien et s’accusant mutuellement d’être les représentants du mal. Le peuple confus se demande: “Qui est le bien?” “Qui est le mal?” Lequel des deux faut-il éliminer par tous les moyens, y compris la bombe atomique? Car il est à craindre qu’un “illuminé” en vienne un jour à cette solution finale. Si un des deux clans utilise la bombe, il y aura réplique et le bien et le mal s’élimineront. Ce sera la fin de l’humanité et la paix reviendra enfin sur la terre.

Inch'allah!  Ainsi soit-il!  Amen!


   OÙ SONT LES HOMMES D'ENVERGURE ?  0 commentaires
[03/10/2009 6:24]

 

 OÙ SONT LES HOMMES D’ENVERGURE?

Nous traversons actuellement une ère de médiocrité sans précédent. Tout est nivelé par le bas, à partir de nos dirigeants jusqu’aux simples citoyens qui sont devenus des consommateurs dont le  devoir principal est celui de faire tourner la roue de l’économie. Les citoyens sont écrasés sous les dettes, mais ils doivent absolument continuer de dépenser. La croissance économique est le seul leitmotiv de nos jours. Elle a priorité sur les vies humaines, sur la santé des populations, sur la protection de l’environnement, sur tout.

Vivant dans une société où tout est aseptisé, nous sommes tous des moutons et personne n’ose se démarquer du troupeau. Nous avons, évidemment, des dirigeants qui sont coulés dans le même moule. Où sont les chefs d’État d’envergure qui pourraient avoir des idées nouvelles et qui n’hésiteraient pas à entraîner les gens derrière eux? Au contraire, nous avons des dirigeants qui sont juste bons à nous endormir. Aucun n’ose prendre des initiatives qui risqueraient de déranger l’ordre (ou le désordre) établi.

Fini le temps des grands hommes, comme Charles de Gaulle qui en avait des idées, de Winston Churchill qui osait dire: “Je ne vous promets que du sang, des larmes et de la sueur” et, plus près de nous, de René Lévesque, qui n’hésitait pas à abolir le patronage et à transformer l’État. Nos dirigeants actuels sont des médiocres qui se complaisent dans la médiocrité. Façonnés dans les mains des faiseurs d’images, ils sont forts, nos dirigeants, mais dans les discours seulement, car aussitôt au pouvoir, ils s’écrasent.

Nous le vivons au Québec avec un Premier Ministre, tribun hors pair, qui a tout promis en affirmant, le plus sérieusement du monde: “Nous sommes prêts.” “Nous allons diminuer les taxes, éliminer le déficit, régler les problèmes des listes d’attente dans les hôpitaux, etc. etc.” Dans les faits, c’est exactement le contraire qui s’est produit. Aussitôt au pouvoir, il s’est mis à créer des comités afin de “noyer le poisson” et retarder les prises de décision, jusqu’à ce que les citoyens, complètement dégoûtés, finissent par abdiquer.

Notre ère de médiocrité ne se caractérise pas seulement par l’absence de véritables chefs mais également par l’absence d’idées nouvelles. Tout ce qui est nouveau risquerait de déranger un groupuscule et ce serait aussitôt les cris d’indignation. Chacun tient mordicus à ses privilèges et il n’est pas question de les remettre en cause. On se retrouve ainsi avec un État boulimique, un ogre qui engloutit des milliards de dollars et qui crée des déficits monstres.

Dans notre société de consommation, les citoyens, abrutis par des messages publicitaires répétés “ad nauseam” à la télévision, deviennent comme des zombis. À force de se faire dire qu’ils ont absolument besoin du dernier gadget mis sur le marché, ils finissent par y croire et s’empressent de l’acheter, les yeux fermés. Peu importe que les cartes de crédit soient remplies à pleine capacité, que le budget soit dans le rouge, le dernier gadget est devenu tellement important à leurs yeux, que s’ils ne l’avaient pas, ils ne pourraient vivre.

Notre ère de médiocrité est accompagnée d‘un égoïsme exécrable. En aucun cas, on ne remet en cause ses propres privilèges. C’est toujours dans la cour du voisin qu’il faut couper. Les biens nantis, aidés des meilleurs fiscalistes qui possèdent tous les trucs imaginables pour leur éviter de payer de l’impôt, s’en prennent à l’État Providence et les mesures sociales. Ce sont eux qui créent des emplois et ils n’ont pas à donner leur argent aux pauvres, aux fainéants et aux parasites. “Qu’ils se grouillent le derrière et qu’ils travaillent“, disent-ils!

De leur côté, les travailleurs syndiqués de l‘État, assis sur des convention collectives coulées dans le béton, ne veulent rien savoir des restrictions. Ils réclament toujours davantage, comme si l’État regorgeait de richesses et les définitions de tâches sont considérées comme des textes sacrés. Tous s’en tiennent scrupuleusement à leurs tâches et malheur à celui qui ose empiéter sur les tâches de l’autre. C’est le grief automatique. Il n’y a rien de tel pour ralentir et paralyser un service.

Nos dirigeants sont tellement pleutres qu’ils laissent pourrir une situation jusqu’à ce qu’elle devienne absolument intenable. Ils n’osent pas s’attaquer aux paradis fiscaux où sont engloutis des centaines de milliards de dollars et qui privent l’État de revenus importants. Ils n’osent pas prendre des mesures pour faire payer leur juste part d’impôts aux multinationales, qui engrangent des milliards de profits et ne paient pratiquement pas d’impôts. Ils cèdent devant le chantage de ces géants qui menacent de déménager leurs pénates ailleurs. En réalité, ce sont les multinationales qui sont les véritables maîtres et les chefs d’État ne sont que leurs valets.

Si nous sommes gouvernés par des médiocres, c’est probablement dû au fait que nous avons ce que nous méritons. Nous sommes tellement éblouis par l’image, par les beaux parleurs et les vendeurs de boucane, que nous les portons au pouvoir à chaque élection. Nous sommes endormis par la publicité et les promesses électorales. À chaque élection, c’est l’éternelle parade des plus habiles menteurs qui nous promettent le ciel. Et le pire, c’est que nous les croyons à chaque fois!


   LA LECTURE: UN ENRICHISSEMENT !  0 commentaires
[23/09/2009 15:46]

 

LA LECTURE: UN ENRICHISSEMENT !

Il existe plusieurs formes de lecture, soit la lecture de distraction qui comprend les romans d’amour, les romans policiers, etc; la lecture d’acquisition qui procure la connaissance, le savoir; la lecture de ravissement, soit la poésie ou les grandes oeuvres littéraires et la lecture d’élévation qui concerne la philosophie, la sagesse et la spiritualité. On retrouve parfois les quatre formes de lecture dans des grands chefs-d’oeuvre, mais c’est plutôt rare.

La lecture est un enrichissement car nous avons tous besoin , non seulement de distractions, mais aussi de connaissances. Nous avons également besoin d’élévation de l’âme. Il est bon de varier les formes de lecture, tout comme on varie la nourriture dans un même repas. On peut donc aller d’une forme de lecture à une autre, selon l’humeur, l’incitation ou le besoin.

Personnellement, la lecture m’est aussi indispensable que la nourriture. Autant j’ai besoin de nourrir mon corps, autant j’ai besoin de nourrir mon esprit. Il n’y a donc pas de jour sans lecture. Toutes les formes de lecture m’intéressent. J’ai toujours, à la portée de la main, soit un roman policier pour la distraction, un livre de sciences ou autres pour le savoir, un livre de poésie pour le ravissement ainsi qu’un livre pour l’élévation de l‘âme.

Certains diront qu’ils n’ont pas les moyens de lire, les livres étant trop cher. Cette excuse n’est pas valable car il y a des bibliothèques dans toutes les villes. Les coûts d’abonnement sont très minimes et la quantité des livres est impressionnante. Personnellement, j’ai accès à trois bibliothèques et je ne m’en prive pas. Je peux me procurer dix livres à la fois.

D’autres diront qu’ils n’ont pas le temps de lire. Pourtant, ils vont passer des soirées assis devant la télévision qui leur apporte des distractions, certes, mais peu de savoir et encore moins d’élévation. Ceux qui prétendent ne pas avoir le temps de lire, n’ont tout simplement pas le désir ou la volonté de le faire.

Qu’est-ce qui fait que des gens n’arrivent pas à décoller de la télévision? Qu’est-ce qui les force à rester assis des soirées complètes à regarder le petit écran? Il n’y a pas d’autre raison que leur passion pour le sport, les romans-savons, les programmes de variétés, etc. C’est évidemment leur choix et personne ne peut les en empêcher, mais n’y a-t-il pas danger à la longue?

Si un conjoint exige la présence de l’autre à ses côtés pour regarder la télévision, il y a un sérieux problème dans le couple. On ne peut forcer une personne à fixer les yeux sur l’insignifiant durant des heures. La lecture est une richesse autrement plus importante que la télévision. Elle est le plus court chemin vers la possession du savoir et la possession de soi.

QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LA LECTURE:

Entendre, lire, regarder, sans réfléchir est une occupation vaine. Réfléchir sans livre est aussi vain.  Confucius

La lecture de tous bons livres est comme une conversation avec les plus honnêtes gens des siècles, et même une conversation étudiée en laquelle ils ne découvrent que le meilleur de leur pensée.  Descartes

N’ayant jamais eu de chagrin qu’une heure de lecture ne m’ait ôté.  Montesquieu

Un livre dans votre main, s’il énonce quelque idée auguste, supplée à tous les théâtres.  Mallarmé

Je demande à un livre de créer en moi le besoin de ce qu’il m’apporte.  Jean Rostand.


   CE N'EST PAS MOI, C'EST L'AUTRE !  0 commentaires
[16/09/2009 2:10]

CE N’EST PAS MOI, C’EST L’AUTRE !

On assiste au Québec à un phénomène qui prend de l’ampleur: l’insignifiance des sentences par rapport à la gravité des crimes commis. Récemment, des milliers de gens, qui avaient économisé toute leur vie afin de ramasser un petit capital pour leurs vieux jours, ont été victimes de fraudeurs qui ont écopé de sentences absolument ridicules. Ces fraudeurs ont, pour la plupart, refusé de reconnaître leur responsabilité.

Ce phénomène de non responsabilité se généralise à tous les niveaux. À chaque fois qu’un crime est commis par ceux qui se considèrent comme des “victimes de la société”, on oppose la formule magique suivante: ils ne peuvent avoir fait ça de leur plein gré et en toute connaissance de cause, puisqu’ils y ont été contraints par leur enfance malheureuse, leur milieu social, la société en général.

Cette réflexion rejoint la pensée de Jean-Jacques Rousseau, un écrivain français du dix-huitième siècle, à savoir que l’homme naît bon et que seule la société est pourrie. Pour beaucoup de gens, le mal n’existe pas; il n’y a que des circonstances extérieures. Ainsi, à partir des violences à la maison, jusqu’aux crimes majeurs, tout devient justifié. Loin d’accabler les auteurs, on accuse la société qui aurait rendu ces crimes possibles.

Avec ce raisonnement, toute déraison a ses raisons et toute barbarie prend ses racines dans l’injustice. Quand survient un crime particulièrement violent, des gens rétorquent à la question: “Que devons-nous faire?”: "Changez les rapports sociaux, faites disparaître la pauvreté, l’injustice, disent-ils, et les tueurs vont ranger leurs armes; les pédophiles vont épargner les enfants et les fraudeurs vont se transformer en honnêtes gens".

L’invention, à la fin du dix-neuvième siècle, des circonstances atténuantes dans le droit criminel, a permis de personnaliser les crimes, d’éviter de fixer des barèmes uniques tout en laissant aux criminels, la porte ouverte à la réhabilitation. L’initiative était louable, certes, mais jamais dans cette invention, il n’a été question d’innocenter les criminels en faisant porter le blâme sur la société.

Or, dans l’idéologie de l’absolution, l’acte est devenu un symptôme: les criminels ne sont jamais responsables puisqu’ils sont nés dans la pauvreté et la misère. Ce faisant, ils ne sont que les produits de la société. Tant qu’une justice parfaite n’aura pas été installée dans le monde, disent certaines personnes bien intentionnées, les “persécutés” auront toujours la tentation de tuer, de violer, de commettre des atrocités, au nom de leur Dieu, de leur religion, de leur classe sociale, de l’injustice, etc.

Sur le plan de la sécurité intérieure, on assiste également à la perte du sens de la loi, à l’explication du crime par des facteurs sociaux, à la transformation des criminels en martyrs et des magistrats et policiers en psychologues. La même règle pour tous, en ce qui a trait à la Justice, est évacuée au profit de la dispense pour tous. Personne n’est responsable de quoi que ce soit; seule la société est responsable!

La culture de l’excuse n’est-elle pas, avant tout, une culture de mépris, car croyant blanchir les coupables, elle les infantilise. Ce sont des criminels, certes, diront certains, mais ils sont, avant tout, des enfants, des innocents, dont les crimes incombent à la société. Tout crime serait, en quelque sorte, de notre faute et il devrait nous inciter à expier le fait d’appartenir à une classe sociale privilégiée.

Vient un moment où les crimes ne peuvent être inculpés qu’à leurs auteurs et non pas à la société en général. Faire des criminels, des innocentes victimes de la société, revient à les disculper, à peu de frais. Faire preuve d’un paternalisme excessif, c’est interdire aux criminels, l’accès à l’autonomie, à la maturité, au regret et à la prise de bonnes résolutions, puisqu’on ne les rend jamais responsables de leurs actes.

Au fond, c’est comme si on mettait toujours le blâme sur les autres. “Ce n’est pas moi, c’est l’autre!”. On aura beau clamer que la société est pourrie, il n’en demeure pas moins qu’elle représente l’ensemble de chaque individu qui la compose. Ce n’est pas la société qui commet un crime, c’est l’individu. Chaque individu est responsable de ses actes et c’est lui qui récolte ce qu’il sème!


   LE CHAGRIN D'AMOUR  6 commentaires
[19/08/2009 6:21]

 

 LE CHAGRIN D’AMOUR

Existe-t-il sur terre quelque chose de plus douloureux qu’un chagrin d’amour? Ceux qui n’ont jamais connu une telle abomination sont “très chanceux” dans la vie. Quoi de plus atroce qu’une peine d’amour pour une femme? Et que dire de celle d’un homme? N’oublions pas que tout ce qu’un homme subit, est doublement douloureux. On n’a qu’à penser à l’homme qui soigne une grippe ou un simple rhume. Pour lui , cela nécessite pratiquement une hospitalisation aux soins intensifs. Les lamentations d’un homme dépassent alors, en décibels, celles entendues devant le mur des lamentations.

Le grand deuil affectif, celui qui laisse la victime dans un état de désolation tel, que cette dernière songe à s’enlever la vie ou à se retirer, en ermite, dans un endroit désert, ressemble à une véritable descente aux enfers. La vie ne vaut plus la peine d’être vécue, se dit la victime! Plus rien ne va et tout est à jamais perdu! Perdue l’amour de sa vie! Perdue la raison de vivre! La victime se traîne alors lamentablement, comme un moribond, image même de la “douleur” sur deux pattes.

Chez la femme, on voit la victime se transformer en monstre de films d’horreur, genre: Aurore, l’enfant martyr. Le rimmel coule de ses yeux gonflés et dégouline sur ses joues noircies. La peau de son visage pèle par endroits et tourne au vert avocat. Dès qu’elle passe devant un miroir, elle se désole et il y a déclenchement automatique de larmes. Un fleuve se déverse par ses glandes lacrymales (ce qui réduit considérablement ses envies de faire pipi).

Chez l’homme, la victime connaît également le déversement de larmes. Mais à l’instar du chameau, l’homme conserve son eau à l’intérieur de son corps. C’est pour cette raison que ses yeux sont toujours secs et c’est pourquoi tant de femmes donnent affectueusement aux hommes le surnom de “chameau”. Pour l’homme et la femme, l’insupportable absence de l’être aimé et le fait d‘être rejetés, entraînent inévitablement de grandes questions existentielles, genre: “Qui suis-je?” “Que fais-je?” “Où vis-je?” “Où vais-je?”

Tout comme si la vie n’existait pas avant la rencontre de l’être aimé, l’homme et la femme se comparent alors à une coquille vide qui attendrait la venue de son bernard-l’ermite. Mélancoliques, ils soupirent en déclarant que leur vie est détruite à tout jamais. Et pour rajouter au mélodrame, une radio diffuse en sourdine, une chanson genre: Ne me quitte pas, de Jacques Brel. Décidément, tout s’en mêle, la coupe déborde et les idées suicidaires apparaissent. Se trancher les veines des poignets plutôt que de vivre sans l’autre, se dit la victime! Mais après mûres réflexions, cette idée est rejetée: tout ce sang qui va tacher les moquettes, etc.

N’empêche que l’idée de mourir dans l’anonymat perd rapidement de son attrait. Pourquoi ne pas faire la une des journaux, se dit la victime? Tant qu’à mourir, pourquoi pas par un coup d’éclat, genre: se jeter en bas d’un pont? Ça ameute la police, les pompiers, la télévision, les journaux; bref, c’est la célébrité assurée! Sauf qu’un petit détail ramène vite à la réalité: l’eau du fleuve doit être terriblement froide en ce jour pluvieux de novembre. La victime vérifie la température de l’eau, à l'aide  d’un thermomètre et l’idée est vite abandonnée.

Après avoir mis de côté les solutions trop radicales, la victime imagine alors une scène des plus pathétiques, genre: empoisonnement dans son lit. La victime se voit tenant une lettre d’adieu dans ses mains, attribuant à l’autre la responsabilité de son suicide. Le côté pathétique de la scène arrache des larmes à la victime (qui ressent quand même quelques frissons sadiques en pensant à la douleur de l’autre). Le scénario se poursuit: l’autre, anéanti par le remords, se penche sur le corps de la victime, les larmes baignent son visage; il se frappe la poitrine en s’écriant: “mea culpa, mea maxima culpa” Et on l’entend même déclarer, entre deux sanglots: “Il, ou elle, était si jeune!

La victime se torture ainsi durant de longues semaines, en enfonçant le fer dans sa plaie. Obsédée par l’absence de l’autre, elle ne vit que de souvenirs. Et les “pourquoi” ne manquent pas de déferler. Pourquoi m’a-t-il ou m’a-t-elle quittée? Incroyable! Impensable, même! Il faut tout de même être une personne dégénérée pour laisser tomber quelqu'un d’aussi charmant que moi, se dit la victime. Ébranlée par les images du passé, elle entend l’autre lui dire à quel point il  la trouvait belle, intelligente, géniale même. Le fait d’être devenue, quelques mois plus tard, celle-qui-empoisonne-sa-vie, relève d’un mystère. À l’abri des oreilles indiscrètes, la victime hurle de toute la force de ses poumons, en déchirant en mille morceaux la photo de l’autre: “Et dire que je t’ai donné les plus belles années de ma vie, salaud ou salope”

Les crises d’apitoiement s’atténuent et finissent par mourir comme les feuilles des arbres à l’automne. L’instinct de survie, profondément enfoui, refait surface et c’est ainsi que la deuxième phase, dite phase de guérison, succède aux idées noires. Arrive un moment où il n’y a pas assez d’animaux sur terre pour trouver un gentil prénom à l’ex-être aimé. Le petit chaton se transforme en gros chien ou grosse vache, le petit lapin en putois et la face d’ange en face de cochon. L’esprit dégagé de toutes idées de vengeance, la victime est alors prête à aborder, en toute confiance, son nouveau statut de célibataire et à partir à la recherche d’un nouveau conjoint ou conjointe.


   L'ARGENT ET NOUS  2 commentaires
[04/08/2009 16:46]

L’ARGENT ET NOUS

Le plus riche n’est pas celui qui possède le plus, c‘est celui qui est le plus satisfait de ce qu’il possède. Celui qui n’est pas satisfait de ce qu’il possède ne peut se considérer comme riche puisqu’il lui manque quelque chose. Il n’y a pas d’insatisfait heureux, car l’insatisfaction engendre l’anxiété, la déprime, l’envie, la colère. Dans les faits, l’argent n’est rien d’autre qu’un symbole, puisqu’en lui-même, il n’est que du papier sans grande valeur. C’est ce qu’il représente qui a de la valeur.

Ce symbole possède toutefois une histoire, car chaque dollar est chargé d’un passé. Des gens ont travaillé, souvent à la sueur de leur front, pour le gagner. Même si en lui-même, l’argent a peu de valeur, il confère un pouvoir énorme à celui qui le possède et ce pouvoir est dû au fait que la plupart des gens accordent une très grande importance à l’argent. Ils sont convaincus que l’argent apporte la satisfaction, la sécurité, la puissance, le bonheur, la liberté.

Cette croyance, généralement répandue, est une illusion, car elle conduit à ce qu’on appelle l’avidité. Peu importe les motifs que nous avons d’acquérir de l’argent, les résultats sont toujours différents de nos attentes. La satisfaction, le bonheur et surtout la liberté ne s’acquièrent qu’en accomplissant ce qui nous tient le plus à coeur et en y développant une compétence. C’est là-dessus que repose la liberté.

En réalité, l’argent n’existe que parce qu’il est représentatif de quelque chose. Pour certains, il représente le travail, les biens, la propriété. Pour d’autres, il représente l’or, les pierres précieuses, les sommes entassées dans des chambres fortes. Une définition précise de l’argent semble impossible. Comme l’écrit Georg Simmel, dans La philosophie de l’argent: “La question de la nature véritable de la valeur, tout comme la question de l’être, n’a pas de réponse”.

Du point de vue spirituel, on peut considérer l’argent comme un symbole de l’énergie. L’argent représente l’énergie qui circule entre les humains. Ce n’est pas une chose importante en elle-même, mais une transaction, un transfert, un échange. En voyant l’argent de cette façon, nous pouvons changer d’attitude face à ce symbole. Nous pouvons apprendre à nous en servir correctement, sans chercher uniquement à l’accumuler, car l’énergie est une chose qu’on ne peut utiliser à moins de la laisser circuler.

Lorsque nous prenons conscience de ce fait, nous pouvons commencer à comprendre la place de l’argent dans notre vie. Libérés de l’attachement et de l’avidité, nous comprenons que l’argent est un symbole de notre interconnexion entre humains, un médium, un échange d’énergie et de valeurs, une manne à partager plutôt qu’un trésor à accumuler. De cette façon, l’argent peut devenir un moteur de notre développement spirituel.


   LES CRITÈRES DE LA BEAUTÉ  2 commentaires
[28/07/2009 23:49]

LES CRITÈRES DE LA BEAUTÉ

Les critères qui définissent la beauté ont énormément évolué avec le temps. Autrefois, les hommes préféraient les femmes avec de fortes hanches et une poitrine opulente, signes de fertilité. La minceur était considérée comme un signe de maladie et de faiblesse. Un bassin large et une poitrine abondante, qui laissaient espérer de nombreux enfants, étaient perçus comme les principaux signes de beauté féminine.

Comme les hommes de ce temps ne s’embarrassaient pas de complications, ils se laissaient facilement séduire si la femme possédait, en outre, des talents de cuisinière et de bonne maîtresse de maison, signes de confort au foyer. Si, en plus, la femme avait bon caractère, elle remplissait tous les critères recherchés pour être une bonne épouse.

Quant aux hommes, ils n’avaient pas à être beaux. Ils devaient être forts, virils et en mesure de bien nourrir leur famille et la défendre au besoin. Les meilleurs chasseurs et guerriers étaient les hommes les plus convoités par les femmes en quête d’un mari. Par la suite, beaucoup de femmes commencèrent à trouver beaux et attrayants, les hommes riches et puissants.

De nos jours, les critères de la beauté ont beaucoup changé. Ce qui semble décider de la beauté est une amplification de certains caractères du visage et du corps. En cela, la beauté classique, reconnue au siècle dernier, n’est plus l’apanage, car la beauté moderne doit représenter une exagération de certains traits et de certaines formes du corps humain.

Par exemple, une bouche pulpeuse, une poitrine ferme et généreuse, sont considérées aujourd’hui comme liées à la beauté. Plusieurs femmes en viennent à penser qu’elles vont être d’autant plus belles que leur bouche sera pulpeuse ou leur poitrine plus avantageuse. Il faut avoir une belle poitrine pour être belle, se disent-elles; donc je serai encore plus belle avec une plus grosse poitrine.

C’est la même logique qui fait que les femmes désirent s’amincir à tout prix. Puisque la minceur conduit à la beauté, s’amincir ne peut qu’ajouter à la beauté, se disent-elles. Alors que l’indice de masse corporelle, du point de vue santé, est de 22,4 pour les femmes, la femme préférée des hommes devrait avoir une masse de 20,4.

Les femmes sont encore plus exigeantes envers elles, puisque leur silhouette idéale doit correspondre à un indice de masse corporelle de 19,3. Ainsi, une femme d’un mètre soixante-huit devrait avoir un poids santé de 63 kilos, mais elle plairait plus aux hommes avec un poids de 57 kilos, tandis qu’elle se plairait davantage à elle-même avec un poids de 54 kilos.

Un tel corps ultra mince n’est pas dans la nature de la majorité des femmes. Si bien que la plupart se trouvent trop grosses. Et c’est ainsi qu’à l’adolescence, 60% des filles se trouvent trop grosses et seulement 20% sont satisfaites de leur corps. Chez les femmes adultes, c’est encore pire: 70% des françaises se trouvent trop grosses, contre 30% chez les hommes (Jean-François Amadieu, Le poids des apparences, beauté, amour et gloire, Odile Jacob, 2002).

En fait, la beauté moderne, engluée dans l’idéologie du “toujours plus”, vire à la caricature. La plupart des femmes additionnent les signes de beauté, sans se préoccuper d’une vue d’ensemble harmonieuse. Certaines donnent corps à ce fantasme avec l’aide de la chirurgie esthétique et se mettent à entasser: ultra minceur, peau lisse, grosse poitrine, fesses musclées, nez droit, oreilles bien modelées, menton volontaire ou coquin, etc. Les hommes, de leur côté, ne sont pas loin derrière.

Pour les deux sexes, les critères de la beauté se sont homogénéisés et ce sont la féminité, le caractère androgyne ainsi que la jeunesse et la minceur qui sont devenus les signes les plus pertinents. Un grand nombre de qualités physiques, recherchées autrefois chez les femmes et les hommes, se sont mutées en défauts, et vice et versa.

Un autre élément qui démontre le côté pernicieux des critères de la beauté moderne, est ce que les sociologues appellent l’effet halo: on ne prête qu’aux riches et puissants qui se nimbent d’un halo, ce qui fait qu’on les trouve plus grands et plus beaux que nature. C’est également ce qui met en évidence cette confusion entre la beauté objective, impossible à définir, et l’utilisation qui est faite de cette beauté en tant que leurre, c’est-à-dire faite pour séduire.

C’est aussi ce qui explique cet appétit d’exagération chez beaucoup de femmes. Il s’agit moins de se faire belle que de se faire séduisante. Cette bouche artificiellement charnue, ces seins proéminents, qui miment la turgescence des lèvres et des mamelons d’une femme sexuellement excitée, véhiculent un message: Je suis sexée! La bouche pulpeuse, les seins démesurément grossis, ne rendent pas plus belle, ils séduisent.!

À LIRE:

Gérard Apfeldorfer, Les relations durables amoureuses, amicales et professionnelles, Les Éditions Odile Jacob, 2004, ISBN 2-7381-1372-9


   AVIS IMPORTANT  0 commentaires
[23/07/2009 23:58]

 AVIS IMPORTANT

Il y a une publicité qui apparaît sur mon blogue concernant des produits supposément “miraculeux” pour la perte de poids. Je me dissocie complèment de cette publicité, qui n’est rien d’autre qu’un attrape-nigaud.

Vous commandez les deux produits (Acai pure et Colon cleanse) pour un essai “gratuit” et on mentionne que vous n’avez que des frais de transport et de manutention minimes à payer.

Le problème c'est que vous n’allez recevoir les produits qu’une fois la période d’essai terminée.

Ou on vous écrira que vous ne pouvez retourner la balance des produits puisque vous n'avez pas d'adresse de courriel US.

On va débiter votre carte de crédit des sommes suivantes:

Frais de transport pour chaque produit: 5.95 X 2, plus l'échange en argent US:...............$13.84

Coûts pour les deux produits: 79.95 X 2, plus l'échange en argent US:......................$190.34

                                     Total:............$204.18

Et à chaque mois, on va vous envoyer les produits en question et débiter votre carte de crédit des mêmes sommes.

La compagnie émettrice de cartes de crédit ne peux rien faire, sauf si vous annulez votre "abonnement" et  retrournez les produits à l'expéditeur, sans ouvrir l'emballage À ce moment-la, il faut le faire par envoi recommandé pour avoir une preuve.

Il est préférable de ne jamais donner son numéro de carte de crédit sur Internet.


   S'ENTOURER DE GENS EXTRAORDINAIRES  2 commentaires
[23/07/2009 6:15]

 

S’ENTOURER DE GENS EXTRAORDINAIRES

Le monde est peuplé de gens extraordinaires et pourtant on entend souvent la réflexion suivante: “Où sont donc les personnes de valeur?” Après maintes déceptions, des femmes se demandent: “Y a-t-il encore des hommes bien?”. De leur côté, des hommes à la recherche de l’âme soeur, diront: “Les femmes de valeur sont déjà prises”.

Il est facile de comprendre ce qui nous pousse à faire de tels commentaires. Il suffit de regarder le journal télévisé pour voir et entendre des histoires peu réjouissantes. Lorsque les gens combinent ce qu’ils voient et entendent avec certaines de leurs expériences malheureuses, on peut comprendre qu’ils éprouvent des sentiments négatifs vis-à-vis les autres.

Pourtant la réalité est toute autre. Les personnes qui commettent des crimes et que l’on voit régulièrement à la télévision, ne représentent qu‘une infime minorité. Si on les voit souvent, c’est que l’aspect “sensationnel” d’un évènement fait augmenter les cotes d’écoute. Il y a aussi le fait que les gens aiment bien ce sensationnalisme qui leur donne des frissons et qui met du piquant dans leur vie.

Il faut reconnaître qu’il y a des millions de gens extraordinaires. Si on ne les voit pas, c’est que nous n’observons pas suffisamment ceux qui nous entourent. Lorsque survient une catastrophe, comme les terribles inondations que nous avons connues, les accidents et incendies majeurs, etc. des gens n’hésitent pas à porter secours aux victimes, souvent au péril de leur vie.

Des hommes et des femmes extraordinaires se dépensent sans compter pour aider les autres, qu’il s’agisse d’arracher une victime aux décombres, de réanimer de leur souffle un corps inerte, de nourrir et vêtir ceux qui ont faim et froid, etc. Des inconnus extraordinaires qui aident les autres sans hésiter et sans chercher la célébrité. C’est ça la vie!

NOUS AVONS BESOIN DE GENS EXTRAORDINAIRES

Pour survivre, nous avons tous besoin des autres. Sans les soins des parents, le nourrisson mourrait rapidement, celui qui a faim mourrait d’inanition, celui qui a froid mourrait gelé, celui dont la maison brûle périrait dans les flammes. Nous avons besoin des autres, non seulement pour survivre, mais aussi pour réussir. Quelle est la véritable clé de la réussite? C’est autrui! Quelqu’un qui réussit dans la vie, n’y arrive qu’avec l’aide et le soutien des autres.

Quels que soient nos talents et notre intelligence, aucun de nous ne peut atteindre seul le sommet. Aucun homme ne peut se réussir uniquement par lui-même. Il a besoin des autres. “Aucun homme n’est une île” citait l’auteur John Donne. Peu importe la fortune d’un homme ou sa célébrité, ce que les gens retiendront de lui, c’est le nombre de personnes qu’il aura touchées, l’amour qu’il aura eu pour les autres et l’amour que les autres auront eu pour lui.

QU’EST-CE QU’UNE PERSONNE EXTRAORDINAIRE?

Une personne extraordinaire, c’est quelque un qui fait prendre conscience aux autres de leur propre valeur. Grâce à cette personne extraordinaire, les gens arrivent à se montrer sous leur meilleur jour. Nous avons tous ce qu’il nous faut pour être, nous aussi, des personnes extraordinaires. Nous pouvons être généreux, positifs et nous pouvons enrichir la vie des autres afin de leur apporter du bonheur.

Les gens qui sont conscients d’avoir besoin des autres sont vraiment chanceux. Ils comprennent qu’ils ont besoin des autres non seulement pour leur survie, mais également pour l’amour et l’amitié. Ceux qui ont peu d’estime d’eux-mêmes et qui croient pouvoir se passer des autres, risquent de saboter les relations qu’ils pourraient avoir avec les personnes extraordinaires de leur vie.

À LIRE:

Glass Lillian, Comment s’entourer de gens extraordinaires, les Édition de l’Homme, 2004, ISBN 2-7619-1891-6


   LES RELATIONS DE TRAVAIL  2 commentaires
[16/07/2009 5:07]

 

LES RELATIONS DE TRAVAIL

Plusieurs personnes ont tendance à se brûler au travail. Ce faisant, elles courent un risque d’épuisement , tout en se rendant plus vulnérables  aux maladies reliées au stress. Ces personnes s’exposent également à des troubles cardiovasculaires.

Pour connaître leur situation ainsi que les risques qu’elles courent, elles doivent commencer par faire une évaluation de leur cas. Le questionnaire qui suit devrait les aider dans cette évaluation. Chaque question équivaut à 2 points si la réponse est oui et à 0 point si la réponse est non.

Si le résultat se situe entre 11 et 20 points, le risque d’épuisement au travail est faible; s’il se situe entre 21 et 30 points, le risque est moyen. Le danger est élevé si le résultat se situe entre 31 et 40 points et il est très grand, s’il dépasse les 40 points.

QUESTIONS

1- Vous sentez-vous découragé par un excès de travail?

2- Votre relation avec votre employeur est-elle tendue?

3- Manquez-vous de connaissances pratiques dans votre travail?

4- Vos chances d’avancement sont-elles inexistantes?

5- Exige-t-on de vous une performance qui dépasse vos capacités?

6- Est-ce difficile d’accomplir votre tâche d’une façon satisfaisante?

7- Votre supérieur est-il trop exigeant ou trop difficile à satisfaire?

8- Vos relations avec vos collègues sont-elles tendues?

9- Les règles à votre travail limitent-elles l’exécution de vos tâches?

10- Devez-vous faire des heures supplémentaires pour arriver?

11- Votre emploi nuit-il à votre vie de famille ou amoureuse?

12- Jugez-vous que votre salaire est inférieur à ce que vous méritez?

13- Arrivez-vous à la maison à plat, après le travail?

14- Manquez-vous de motivation vis-à-vis votre emploi?

15- Pensez-vous souvent à changer d’emploi?

16- Vous sentez-vous inutile ou inefficace au travail?

17- Obtenez-vous peu de résultats en comparaison de vos efforts?

18- Est-ce difficile de faire bouger les choses au travail?

19- Vivez-vous des frustrations liées à votre emploi?

20- A-t-on tendance à saper ou défier votre autorité au travail?

21- Avez-vous perdu la flamme ou les ambitions du début?

22- Avez-vous perdu de l’intérêt vis-à-vis les objectifs à atteindre?

23- Souffrez-vous d’insomnie ou de maux  reliés à votre emploi?

24- Avez-vous tendance à vous isoler des autres au travail?

25- Vous absentez-vous souvent pour cause de maladie?

LES RÉSULTATS

Plus le pointage est élevé, plus les personnes possèdent les personnalités de type “A”. Dans le cas contraire, plus les personnes ont des personnalités de type “B”

LES PERSONNALITÉS DE TYPE “A”

En plus d’être sujettes à l’épuisement, ces personnes sont plus sensibles au changement et plus vulnérables face aux maladies reliées au stress. Elles sont généralement anxieuses et facilement épuisées. Leur côté combatif et compétitif augmente les risques de confrontation, car elles deviennent impatientes, irritables et agressives.

LES PERSONNALITÉS DE TYPE “B”

Ces personnes sont plus détendues et plus calmes. Elles tirent habituellement profit en adoptant un mode coopératif de fonctionnement et en laissant aux autres la possibilité de collaborer. Elles ne se préoccupent pas outre mesure des délais, ne se cassent pas la tête avec des détails sans importance et s’en font moins avec la vie.

LES MESURES À PRENDRE

Les personnes de type “A” auraient avantage à modifier leur attitude afin d’éviter les risques d’épuisement. Soit qu’elles changent d’emploi si leur travail est en cause ou qu’elles changent leur comportement.

Ces personnes doivent adopter un style plus détendu, devenir plus calmes et plus patientes. Elles doivent consacrer plus de temps à se détendre, à faire des exercices de relaxation, ainsi que des exercices physiques, comme la marche.

Ces personnes doivent aussi s’interroger sur les raisons qui les poussent à accorder autant d’importance à la perfection. Comme elles sont travaillantes et qu’elles veulent toujours se surpasser, elles auraient avantage à s’accorder plus de loisirs et de moments de détente, sans se sentir coupables.

DIMINUER LA TENSION

Les recherches ont démontré qu’une personne soumise à une tension extrême et constante, augmente de 90% la probabilité de contracter une maladie grave dans les 12 mois qui suivent. Pour éviter cela, elle doit absolument neutraliser la tension en mettant en pratique quelques techniques de relaxation, avant de reprendre le cours normal de ses activités.

Si une certaine tension est utile dans l’exécution des tâches, la situation peut devenir extrêmement difficile si la tension augmente considérablement. L’accumulation de tensions favorise les conflits relationnels. Cette situation contribue aux troubles physiques, à la dépression nerveuse, à l’abus de médicaments, d’alcool et de drogue. Elle peut conduire également à des actes de violence.

À LIRE

Russell Calvert, L’art de s’adapter au changement, 150 stratégies pour ne pas y laisser sa peau. Éditions Le Dauphin blanc, 2003. ISBN 2-89436-104-1


   NOS RELATIONS  2 commentaires
[04/07/2009 4:15]

NOS RELATIONS

LA NAISSANCE DE L’AMOUR

L’amour est une force extraordinaire. Il est lumière et énergie vitale. Il maintient notre flamme intérieure et nourrit notre vie. L’amour est énergie et non substance. Il est essence et non matière. On ne peut le contenir, ni le circonscrire. On peut cependant le sentir, le goûter. Délicieux et profond, il ne laisse aucun doute quant à sa présence. Et quand on aime vraiment, personne ne peut nous en dissuader.

L’amour est sublime et mystérieux. Il rend heureux, donne de l’espoir et permet de croire que l’impossible est possible. Et pourtant, il est inexplicable. On ne peut le définir, l’analyser, le cataloguer ou lui attribuer une valeur. Toutefois, on reconnaît qu’aucun autre sentiment ne peut surpasser l‘amour.

L’amour est aussi l’énergie divine qui s’immisce dans les affaires humaines; une chose intemporelle qui intervient dans le temps. L’amour est plus vrai, plus rayonnant que tout ce qui existe sur terre. Il nous rend plus sages, plus doux, plus radieux. Il fait ressortir ce qu’il y a de meilleur en nous. Et c’est avec l’amour, cette merveilleuse énergie, que nous nous lançons dans cette expérience humaine que nous appelons: “la relation”.

L’énergie de l’amour, nous la voyons dans les yeux de l’autre; nous la sentons dans notre corps et nous savons que quelque chose de grand est entré dans notre vie. C’est cette énergie transcendante,  ainsi que notre aspiration à la vivre toute notre vie, qui nous propulsent dans les relations.

Nos relations constituent l’éternel creuset où cette vaste énergie d’amour s’exalte, de même que tout ce qui se produit dans notre vie. Notre désir de ressentir cet amour pour toujours, d’être sans cesse amoureux, de répéter cet extatique sentiment, est non seulement la raison pour laquelle nous tombons amoureux, mais le pourquoi nous choisissons d’avoir des relations.

NOS RELATIONS NOUS TRANSFORMENT

Notre plus grand désir, c’est que nos relations nous ramènent à l’extraordinaire transformation que nous procure l’amour. Nous vivons sur terre pour aimer et être aimés. Pourquoi sommes-nous si souvent déçus par l’amour? Pourquoi l’amour nous fait-il si souvent mal et pourquoi prend-il fréquemment l’apparence d’une bataille rangée?

La réponse, c’est que nous sommes tous issus de l’amour, mais que nos relations constituent souvent des détours qui nous en éloignent. L’amour est une rivière et chaque être humain est une goutte d’eau. Ensemble, malgré nos peurs et nos résistances, nous revenons immanquablement à l’amour, nous fusionnons et nous retrouvons le chemin de notre demeure.

Nous recherchons tous plus d’amour dans notre vie. Rien d’autre ne compte autant pour nous. Mais chemin faisant, nous nous préoccupons davantage de la forme que prennent nos relations, de ce que nos parents et amis en pensent, de savoir si elles sont à la hauteur ou si nous réussissons à avoir notre part du gâteau sur tous les plans: sexuel, émotionnel et pécuniaire.

Dans les faits, peu importe les formes, ce qui compte, c’est l’amour. Personne ne peut échapper au bouleversement divin de l’amour. C’est l’amour qui vient à notre rencontre et ce, parce que l’amour est notre essence même, ce pourquoi nous existons en réalité.

Nous avons toujours établi des relations car, dans l’espèce humaine, les relations représentent l’aboutissement de l’amour. Quand nous tombons amoureux, c’est l’amour qui nous mène vers la relation. Mais les relations que nous avons connues jadis, changent et l’amour prend parfois des formes nouvelles. Il suffit de regarder autour de nous pour nous en convaincre. Actuellement, les relations se désintègrent et la vie fait voler en éclats le mythe que nous appelions une “vraie relation”.

Aussi extraordinaire que puisse paraître la forme, les relations démontrent que nous sommes tous des êtres relationnels. Nous ne vivons pas en solitaires. Nos vies entières se développent dans un réseau de relations. Nous naissons dans des relations et nous passons notre vie dans des relations. En fait, c’est grâce à la multitude d’expériences que nous vivons au sein des relations, que notre personnalité se développe.

Cependant, quand nous parlons d’une relation, nous modifions ou amplifions ce concept génétique pour désigner des façons bien précises d’entrer en contact avec les autres. C’est ainsi que nous parlons d’être amoureux, d’avoir une relation intime, de connaître une idylle ou d’être unis par les liens du mariage. Il n’en demeure pas moins qu’une relation est toujours une manière d’entrer en contact avec un autre être humain.

NOS RELATIONS ÉVOLUENT

Nous pensons souvent que nos relations sont statiques, comme s’il suffisait de s’y engager pour qu’elles durent toute la vie. Or, les relations sont fluides et en perpétuel changement. Les relations parents enfants changent énormément entre le moment où l’enfant vient au monde et la puberté; entre l’adolescence et le moment où l’enfant décide de voler de ses propres ailes.

Nous amorçons nos relations à un moment précis de notre vie, qu’il s’agisse de tomber amoureux, de créer un lien d’amitié ou de nous griser d’une aventure de vacances, puis l’heure tourne, la magie s’estompe, la nature du lien se transforme d’une façon ou d’une autre et nous passons à autre chose. Nous passons à autre chose à l’intérieur de la relation ou nous passons à d’autres relations. Nos relations se transforment, évoluent ou se redéfinissent sans cesse.

Le travail, les circonstances, le passage du temps, font que tout cela modifie en profondeur nos relations. Il en est de même de nos émotions. La fraîcheur du premier amour peut se flétrir. Rares sont les relations amoureuses qui prennent de la profondeur, de l’expansion avec l’âge, pour finir par s’épanouir entièrement.

À LIRE:

Daphné Rose Kingma, Le futur de l’amour, le pouvoir de l’âme dans les relations intimes, Ariane Éditions inc. 1999, ISBN: 2-920987-38-0


   LA RUPTURE DANS UN COUPLE  0 commentaires
[30/06/2009 3:55]

 

LA RUPTURE DANS UN COUPLE

Nos sentiments peuvent changer avec le temps. Même un sentiment aussi fort que l’amour peut s’user et s’effriter. Par manque d’attention, par trop de silences, par des malentendus, par des querelles constantes, l’amour maltraité se blesse et meurt. Un grand amour peut dépérir et même mourir de n’avoir pu se nourrir d’une relation riche et vivante.

Il y a aussi le détachement avec la constatation douloureuse de voir s’éteindre la flamme et disparaître la chaleur de l’amour, puis de ne plus percevoir que les cendres. Un détachement qui s’insinue entre deux êtres, qui s’installe en permanence, qui déstabilise et meurtrit à la fois.

Toute relation intime est traquée par l’implacable routine, corrodée par l’usure du quotidien, surtout lorsqu’elle ne prend pas le temps de s’oxygéner. Avec des sensations contradictoires qui surgissent à différentes étapes de notre vie et qui dépassent notre volonté; avec des sentiments si complexes qu’ils nous gênent et nous déchirent.

LES DIFFICULTÉS

Quand l’un des deux conjoints ne veut plus poursuivre la relation mais n’arrive pas à se décider à rompre, alors on voit souvent l’un et l’autre tirer sur la relation comme pour la déchirer, la briser. Les deux n’hésitent pas à la maltraiter, la disqualifier, l’abîmer et même tout faire pour la faire mourir. On assiste alors à des conduites malsaines, à la mesure du désespoir de chacun.

Cette façon d’agir est aliénante car elle épuise et dégénère souvent en violences physiques. Il arrive parfois que l’un des deux s’acharne à rompre tandis que l’autre résiste. Lorsque la relation fatiguée, usée, meurtrie, finit par casser , alors celui qui a résisté tombe de haut et a mal, très mal. Sa réaction peut être imprévisible.

Pour éviter les déchirements, les violences et les blessures, il appartient à celui ou celle qui prend la décision de rompre, de clarifier son positionnement et de s’impliquer personnellement vis-à-vis l’autre. L’enjeu sera une confrontation plus ouverte sur les décisions à prendre, les défis à relever et les moyens pour y parvenir.

LE RENONCEMENT

Il est préférable de renoncer à une relation lorsqu’elle est porteuse de violences ou lorsqu’il n’y a plus de respect l‘un envers l‘autre. À ce moment-la, il vaut mieux lâcher prise et renoncer à la relation, aussi importante soit-elle!

Renoncer à une relation invivable est une démarche positive. Il ne s’agit pas de rejeter l’autre, de le disqualifier ou de le juger comme étant mauvais, mais bien de lui signifier que la relation, qui jadis a été bonne, ne l’est plus. Quand la relation est devenue malsaine et ne correspond plus aux attentes, il vaut mieux y renoncer.

En renonçant à une relation devenue invivable, on apprend à se respecter et notre corps nous en est reconnaissant. Combien de problèmes de santé découlent de conflits majeurs dans un couple; conflits à l’intérieur desquels un être n’arrive pas à se séparer de quelqu'un qui lui impose une relation insatisfaisante, menaçante et dévalorisante.

LA RELATION PARENTALE

Lorsqu’il y a rupture, il est important de faire une distinction entre le niveau de la relation du couple et le niveau de la relation parentale. Il faut préciser aux enfants sur quel niveau porte la séparation. Avec la perspective d’un divorce, c’est la relation du couple qui est interrompue et non pas la relation parentale.

La relation parentale, elle, doit se poursuivre car on ne devient pas un ex-père ou une ex-mère. Il faut maintenir ce lien, même si dans la phase réactionnelle d’une séparation, on retrouve beaucoup de ressentiments et d’accusations réciproques.


   ANALYSE DU STRESS  1 commentaires
[04/06/2009 13:30]

ANALYSE DU STRESS

Le mot stress a été mêlé à toutes les sauces. Certains se complaisent dans le stress et semblent tirer une grande satisfaction de se prétendre plus stressés que les autres. C’est à qui remporterait la palme du plus stressé, surtout en milieu de travail. En fait, ces gens sont tellement préoccupés de se vanter de leur stress qu’ils oublient de réfléchir aux raisons qui les poussent à être stressés et la signification du stress quant à leur façon de vivre.

Lorsqu’on analyse les causes du stress, on réalise que celles-ci ont beaucoup évolué au cours du dernier siècle. Les statistiques démontrent que malgré les nettes améliorations au niveau des conditions de travail, les gens travaillent de plus en plus et doivent faire face à un stress de plus en plus important. La société dans laquelle on vit nous oblige à penser davantage, à travailler plus fort et à réussir dans tout. Au nom du progrès, on s’est créé un nouvel état appelé le stress.

Pourtant le stress cause de grands dommages. Face à un danger imminent, la sécrétion hormonale et le niveau d’adrénaline augmentent considérablement, entraînant une irrigation moins importante du cerveau, tout en mettant les sens en alerte. Sous un stress quotidien, le corps réagit de la même façon mais l’état d’alerte, qui se transforme souvent en lutte intérieure, peut se prolonger indéfiniment. Cela peut causer des troubles physiques importants ou des désordres mentaux.

Selon la médecine tibétaine, le stress correspond à un déséquilibre entre trois humeurs. Les symptômes ressentis indiquent la prédominance d’une humeur par rapport aux autres. Ainsi, la personne qui a un tempérament sanguin aura les muscles contractés en permanence, la personne colérique sera impatiente et irritable, tandis que la personne flegmatique se sentira déprimée et fatiguée. En Occident, on adhère peu à la philosophie tibétaine. Pourtant, l’équilibre des humeurs est particulièrement intéressante dans l’étude du stress.

Les symptômes liés au stress varient beaucoup d’une personne à une autre et ils peuvent être déclanchés pour diverses raisons. Généralement, le stress se manifeste sous une forme de douleur qui indique que quelque chose doit cesser. La plupart du temps, lorsqu’on est stressé, un problème, même banal, peut sembler insurmontable tout comme une petite tâche peut porter au découragement. Certains se sentent continuellement épuisés, tandis que d’autres se créent des maladies imaginaires ou entrent dans des rages folles. Il ne faut jamais considérer le stress comme faisant partie du quotidien, ni comme un moyen de s’attirer la sympathie des autres.

La première étape pour combattre le stress est de reconnaître qu’il est la conséquence de notre mode de vie et de notre propre attitude. Lorsqu’on est trop exigent envers soi-même, tout ce que l’on fait peut être une cause de stress. On entend souvent les gens dire qu’ils travaillent mieux sous pression. Il y a là une part de vérité, mais lorsque la production d’adrénaline atteint un certain niveau, la pression entraîne inévitablement du stress. En tenant compte de nos limites, on peut réussir, mais en allant au-delà, on déclanche une vague de stress qui risque de nous emporter.

LES SYMPTÔMES DU STRESS

Les malaises dues au stress se manifestent sous forme de symptômes physiologiques ou psychologiques. Voici quelques signes révélateurs:

La solitude:

On se sent isolé de sa famille, de ses amis et on a le sentiment d’être seul au monde.

L’insécurité:

On se sent insécure en présence de gens avec qui on se sentait à l’aise. On peut croire que l’on est constamment jugé ou critiqué par les autres.

L’incapacité de se concentrer:

Il devient difficile de se concentrer sur son travail, sur une tâche, etc.

Le désintéressement:

On de s’intéresse plus à ceux qui nous entourent ni à ce qui nous intéressait auparavant.

La fatigue et les troubles du sommeil:

Bien que l’on se sente constamment fatigué, on n’arrive pas à trouver le sommeil.

Les pleurs et les sautes d’humeur:

Le fait de pleurer souvent est un des symptômes les plus courants. On passe par des phases de grande joie à des phases d’abattement.

L’impatience et l’irritabilité:

On peut sortir de ses gonds pour des raisons insignifiantes ou s’en prendre aux autres pour des peccadilles.

La nervosité:

On ne peut rester sans rien faire, on se tourne les pouces, se ronge les ongles et on bouge constamment.

L’obsession du travail:

On se réfugie dans le travail d’une façon désordonnée.

La compulsion

: On ne peut s’abstenir de trop manger, boire, fumer ou de faire des achats d’une façon compulsive.

La perte d’appétit:

La nourriture n’a plus d’attrait. On n’arrive plus à avaler quoi que ce soit.

La peur du silence:

Le silence nous met dans un tel état que l’on éprouve le besoin de parler sans arrêt en présence de gens ou de laisser la radio ou la télévision en marche.

L’obsession de l’apparence:

On focalise trop sur son apparence, sur le besoin d’entamer sans cesse des régimes, etc.

Finalement, on peut reconnaître que la vie puisse être stressante, sans que cela nous affecte trop. Il faut apprendre à respecter nos besoins et nos capacités afin de mieux contrôler le stress. Aucune personne n’est obligée de subir le stress et nous avons tous la capacité de le tenir en échec. Il ne tient qu’à nous de prendre les moyens pour l’éviter.

À LIRE:

Mike George, La Relaxation, Relâcher les tensions, Vaincre le stress, Libérer son esprit. Éditions Le Courrier du Livre, 2003, ISBN 2-7029-0468-8


   LE PERFECTIONNISME  0 commentaires
[29/05/2009 2:22]

LE PERFECTIONNISME

Le perfectionnisme se nourrit essentiellement d’orgueil. De tout temps, nous avons voulu sortir de notre condition humaine pour devenir des êtres supérieurs. Nous voulons régenter le monde afin que la réalité soit conforme à nos exigences: exigence d’être parfaits et exigence d’être aimés. En agissant ainsi, nous détruisons notre propre humanité, brimons la liberté des autres en leur imposant nos exigences (agressivité) et entravons notre liberté en nous refusant le droit à l’erreur (culpabilité).

Tiraillés entre le fait de nous accepter comme étant imparfaits et notre désir d’être parfaits, nous sommes écrasés par la peur de ne pas être à la hauteur (anxiété) ou de nous retrouver dans la déchéance (dépression). Et à chaque fois, nous mourons intérieurement car nous trouvons tout ça “insupportable”, ce qui est la définition même de la mort, car nous mourons intérieurement quand nous ne pouvons supporter les conditions mêmes de la vie.

Il nous appartient de nous débarrasser de l’évaluation “insupportable” qui entraîne les émotions négatives. Nous devons nous défaire des évaluations spécifiques à chacune des quatre grandes émotions nuisibles qui sont l’agressivité, la culpabilité, l’anxiété et la dépression.

Analysons brièvement chacune de ces émotions:

L’agressivité

: Cette émotion consiste en nos exigences intérieures vis-à-vis les autres afin qu’ils fassent exactement ce que nous voulons. Nous transformons nos désirs en exigences, en lois suprêmes auxquelles les autres doivent se conformer.

La culpabilité

: Cette émotion provient du perfectionnisme que nous nous imposons afin de satisfaire notre ego. Dans le langage intérieur, la culpabilité a des similitudes avec l’agressivité. Cette dernière est le blâme de l’autre et le refus d’accepter la liberté de l’autre, tandis que la culpabilité est le blâme de soi et la condamnation de sa propre liberté. Dans les deux cas, nous contribuons à notre malheur.

L’anxiété

: Ce sentiment est carrément orienté vers le futur, vers des “supposés” dangers qui nous guetteraient et que nous estimons trop difficiles à affronter. À cause de l’anxiété, beaucoup de gens remettent constamment à plus tard, des tâches ou des défis qu’ils jugent insurmontables.

La dépression

: Ce sentiment est souvent recherché dans le but de se faire plaindre ou pour s’isoler des autres afin de les forcer à agir différemment à notre égard. Quand le but est de s’isoler, la dépression prend origine dans l’agressivité, car à ce moment-là, notre langage intérieur est orienté vers le blâme des autres.

Il existe, évidemment, des différents degrés dans la dépression, mais dans tous les cas, on retrouve la même tendance à nous évaluer négativement et à nous déprécier. Si nous pouvions, tout simplement, nous accepter tels que nous sommes, ce serait un grand pas de fait.


   AFFICHER SES DIFFÉRENCES  1 commentaires
[18/03/2009 0:17]

AFFICHER SES DIFFÉRENCES

 

Dans toutes les parties du monde, les majorités deviennent de plus en plus intolérantes vis-à-vis les minorités qui veulent afficher leurs différences. Pour les majorités, tous les citoyens doivent se fondre dans un même moule (le leur), tant au niveau de la religion, de l’habillement, etc.

 

Dans les sociétés occidentales, on prône la laïcité et la plupart des symboles religieux sont interdits dans les endroits publics. Au Canada, une jeune fille a été expulsée d’une école pour avoir porté un foulard sur la tête. En France, la loi interdit également les signes religieux dans les écoles publiques. Le problème est comment concilier les interdits avec des valeurs comme égalité, fraternité et liberté ou une charte des droits et libertés qui a préséance sur toute autre loi?

 

Prenons le cas des vêtements. Dans plusieurs pays africains, il est tout à fait normal pour une femme de se promener les seins nus et personne n’y voit là quelque chose d' érotique. En réalité, les seins d’une femme servent à nourrir son enfant et ils n’ont d’érotique que l’idée que l’on s’en fait. C’est donc la pensée et non le sein qui est « anormal ».

 

Il y a évidemment une grande différence entre la nudité à  caractère érotique, accompagnée de gestes évocateurs et les seins nus des femmes africaines. Plusieurs femmes occidentales ont d’ailleurs décidé de les imiter sur les plages publiques. En France, il y a longtemps que les gendarmes de Saint-Tropez n’arrêtent plus les femmes qui s’affichent les seins nus. Aux États-Unis, toutefois, les femmes sont étroitement surveillées sur les plages. L’Amérique puritaine ne veut absolument pas accorder aux femmes la même liberté que les françaises ou les africaines.

 

Pourquoi ce qui est naturel dans un pays est-il inacceptable ailleurs? On ne veut sans doute pas scandaliser les enfants ou surexciter les hommes. Il est vrai que chez ces derniers, la vue d’un sein nu peut en rendre plusieurs « gagas ». Mais qu’est-ce que le sein d’une femme a-t-il de si érotique? Tout est dans la tête des hommes, évidemment! La preuve : les clubs de nudistes qui sont en train d’en faire la démonstration. Dans ces endroits, les enfants n’attachent aucune importance à la nudité de leurs parents. Ils considèrent leur nudité et celle des autres, comme tout à fait naturelle.

 

Il serait évidemment inconcevable que les gens se promènent nus dans les endroits publics. La pudeur est aussi un  sentiment tout à fait légitime. Au Canada, nous n’avons aucune raison de nous dénuder en public. Cependant, pourquoi juger ceux qui n’ont pas les mêmes habitudes vestimentaires que nous? Il me semble que c’est uniquement une question de tolérance. Le principe de laïcité peut-il avoir préséance sur les libertés individuelles? La question a été posée chez nous et d’après les sondages, une bonne majorité de gens sont d’accord pour restreindre les libertés individuelles.

 

Il ne faudrait pas tomber dans l’intégrisme comme dans plusieurs pays musulmans avec leur police de l'habillement. Dans ces pays, les femmes doivent être voilées de la tête aux pieds et malheur à celles qui osent exhiber la moindre parcelle de peau. Elles sont battues sans ménagement, même par d’autres femmes. Seules les mains peuvent être exhibées. Où est donc la différence entre les mains et les chevilles d’une femme? Les chevilles peuvent-elles exciter les hommes à ce point? N’est-ce pas enlever toute dignité à une femme que de considérer chaque partie de son corps comme un objet de désir?

 

Au niveau de la religion, les positions sont encore plus radicales. À ce niveau, l’intolérance frise souvent le fanatisme. Chaque religion se croit détentrice de la Vérité et considère les « autres » comme des ennemis de la foi et, de ce fait, des ennemis de Dieu. Le fanatisme religieux pousse les gens aux pires excès. On en vient à considérer la mort des impies comme voulue de Dieu. Face au fanatisme religieux, il est pratiquement impossible d’afficher ses différences.


   LA LIBERTÉ INTÉRIEURE  2 commentaires
[19/02/2009 14:05]

LA LIBERTÉ INTÉRIEURE

 

Lorsque nous parlons de liberté, nous pensons aussitôt à cette forme de liberté qui nous permet de faire ce qu’il nous plaît, quand ça nous plaît, c’est-à-dire de faire disparaître tout ce qui nous contraint dans nos actions. Malheureusement, tant que nous vivons en société, cette forme de liberté ne peut être totale car notre liberté s’arrête où commence celle des autres. Il n’existe donc qu’une seule forme de liberté totale et c’est la liberté intérieure.

 

La liberté que nous revendiquons comme citoyens demeure toujours tributaire du monde qui nous entoure, avec ses contingences dues aux impératifs de la vie. Les règlements, les lois, les contraintes sociales, morales ou religieuses, nous maintiennent prisonniers en quelque sorte. Notre éducation, nos coutumes,  nos habitudes de vie, nous rendent également dépendants de quelqu’un ou quelque chose, à quelque niveau que ce soit.

 

Celui qui se prétend libre penseur n’est pas entièrement libre. Il demeure prisonnier des principes de la libre pensée qui lui sont dictés de l’extérieur. Il demeure esclave de ses désirs, de ses passions. L’anarchiste qui se prétend libre a des besoins qui l’enchaînent. Il est aussi esclave de l’anarchie qui est un maître comme les autres. Même le voleur est esclave de ses passions, de ses vices; personne n’y échappe. Seule la liberté intérieure peut nous rendre véritablement libres.

 

L’homme qui aspire à la liberté intérieure doit couper les liens qui le retiennent prisonnier. Il peut se servir du monde intérieur sans y être entravé par ceux qui voudraient lui dicter ce qu’il doit croire ou penser. Il avance en sachant que la vie terrestre n’est qu’une illusion et que le véritable but est d’y échapper. Ce n’est pas la mort qu’il craint mais la renaissance qui l’oblige à reprendre contact avec l’illusion. Il sait que son existence éphémère n’a d’autre but que sa perfection finale.

 

L’homme libre intérieurement cherche à se réformer lui-même et non pas à réformer le monde car l’Histoire lui a appris que les révolutions n’ont apporté au peuple que souffrances et misères. L’homme libre intérieurement n’envisage qu’une révolution lente et continue. Il n’ignore pas que les sociétés idéales ne peuvent être réalisées que par des hommes avec de grands idéaux et qui comprennent ce principe sacré : « La liberté c’est, avant tout, le pouvoir de faire le bien »


   LA SOIF DU POUVOIR  0 commentaires
[10/02/2009 0:08]

LA SOIF DU POUVOIR

 

“Autres temps, autres mœurs” dit l’adage! On ne peut nier que les mœurs changent avec le temps, mais peut-on affirmer que les hommes changent tout autant? Il semble bien que non, car peu importe le temps, les hommes restent aux prises avec les mêmes démons, dont la soif du pouvoir.

 

Lord Acton, philosophe anglais, disait : « Le pouvoir corrompt; le pouvoir absolu corrompt d’une façon absolue ». L’homme semble incapable d’exercer le pouvoir sans devenir despote vis-à-vis ses semblables.

 

Pour parvenir au pouvoir et s’y maintenir, la plupart des hommes sont prêts à toutes les bassesses. Certains vont tenter d’écraser leurs adversaires; d’autres vont utiliser des moyens malhonnêtes tandis que d’autres vont diviser pour régner.

 

On dirait que pour beaucoup d'hommes, la vie est une lutte constante en vue d'acquérir le pouvoir. S'il y a   deux personnes en présence, l’une va tenter de dominer l’autre. C’est pourquoi il y a tant de guerres, de conflits et de discorde dans le monde.

 

Pour contrer cette soif du pouvoir, les hommes  doivent livrer un combat quotidien, non pas contre les autres, mais contre eux-mêmes, afin de se défaire de cette soif du pouvoir qui semble innée. Même dans le couple, il est fréquent de voir l’un des conjoints tenter de dominer l’autre.

 

Cette soif du pouvoir entraîne inévitablement des conflits car même si une personne accepte une forme de domination pour un temps, elle finit par se révolter à la longue. Faut-il se surprendre qu’il y ait autant de divorces et de séparations?

 

Voici un exemple que les temps changent mais que les hommes ne changent pas:  cinq cent ans avant Jésus-Christ, Lao-tseu, philosophe chinois, disait : « Vanité des vanités! Tout n’est que vanité et poursuite du vent! ».

 

Regardons agir les hommes d’aujourd’hui. Ont-ils réellement changé depuis deux mille cinq cent ans? Pas du tout! C’est toujours cette vanité qui les pousse à rechercher le pouvoir afin de dominer leurs semblables.


   L'HOMME ET LA FEMME (LES DIFFÉRENCES)  1 commentaires
[07/02/2009 17:10]

L’HOMME ET LA FEMME (LES

DIFFÉRENCES)

 

Lorsque les hommes et les femmes sont capables d’accepter leurs différences et de se respecter, l’amour a beaucoup plus de chance de s’épanouir.

 

LES BESOINS PRIMAIRES DE LA FEMME :

 

De l’amour

Du respect

De la sécurité

De l’attention

De la compréhension

D’exprimer ses sentiments

 

LES BESOINS PRIMAIRES DE L’HOMME :

 

De la confiance

De l’admiration

De l’acceptation

De l’approbation

De l’appréciation

De l’encouragement

 

Il est essentiel pour l’homme et la femme de satisfaire leurs besoins primaires afin d’être en mesure d’aimer l'autre véritablement.

 

LA COMMUNICATION :

 

La communication est l’élément le plus important dans un couple, tandis que les querelles peuvent en être le plus destructeur.

 

Le secret d’une bonne communication est  de savoir écouter sans se fâcher. Il ne faut pas oublier que la colère vient souvent de l’incompréhension de l’autre.

 

Dans bien des cas, les conjoints commencent à argumenter sur un sujet de désaccord pour se retrouver en train de se disputer sur la manière d’argumenter.

 

La façon la plus courante de commencer une dispute, c’est en n’exprimant pas correctement ses sentiments. Il faut éviter les accusations et les critiques acerbes.

 

Les deux conjoints ont besoin de se sentir appuyés et appréciés. C’est la première cause de disputes dans un couple si ce besoin n’est pas comblé.

 

LA COMPRÉHENSION :

 

Les hommes ont besoin d’espace alors que les femmes ont besoin de compréhension.

 

La principale plainte des femmes vis-à-vis leur conjoint est : « Tu ne me comprends pas! ». Et cette plainte est généralement mal reçue par les hommes qui se sentent agressés.

 

Pour exprimer ses états d’âme, la femme exagère parfois. L’homme qui interprète les mots, à la lettre, réagit souvent d’une façon violente dans ses propos.

 

La femme ressent un besoin fréquent de faire le ménage de ses émotions. Il lui faut en parler pour évacuer le trop-plein. Le simple fait d’en parler lui suffit.

 

L’homme doit laisser à la femme le temps de s’exprimer sans vouloir à tout prix trouver des solutions ou se sentir responsable de la situation.

 

Les deux conjoints peuvent éviter les disputes sans taire ce qu’ils ressentent. Le secret est d’éviter les accusations et les critiques. Il faut exprimer ses émotions en utilisant le « Je » au lieu du « Tu » accusateur.

 

L’AMOUR-PROPRE :

 

L’amour-propre d’un homme correspond à sa capacité d’atteindre des résultats. Celui d’une femme est rattaché à ses sentiments et à la qualité de ses relations avec les autres.

 

Si une femme donne des conseils à son conjoint sans qu’il l’ait demandé, cela équivaut à présumer qu’il ne sache pas quoi faire ou qu’il soit un incompétent.

 

De son côté, l’homme a tendance à donner des solutions quand sa conjointe veut seulement parler  ou exprimer ce qu’elle ressent.

 

Quand l’un des conjoints se sent blessé dans son amour-propre, c’est généralement dû au fait qu’il y a eu erreur dans l’intervention. L’homme a horreur des critiques et conseils tandis que la femme demande seulement de la compréhension au lieu des solutions.

 

LA MOTIVATION :

 

L’homme tire une grande motivation en trouvant des solutions aux problèmes tandis que la femme tire une grande motivation en en parlant tout simplement.

 

Les hommes sont motivés et en possession de leurs moyens lorsqu’ils sentent qu’on a besoin d’eux. Les femmes sont motivées et en possession de leurs moyens lorsqu’elles se sentent aimées.


   L'AMITIÉ SUR INTERNET  0 commentaires
[25/01/2009 17:50]

L’AMITIÉ SUR INTERNET

 

Jusqu’à tout récemment, les relations amicales commençaient presque toujours de la même façon : deux personnes se rencontraient, soit à l’école, dans la rue, dans les endroits publics, au cours d' activités sportives ou autres, au travail, ou étaient présentées par des amis, des parents ou un conjoint.

 

Depuis l’arrivée d’Internet, un nouveau genre d’amitiés a surgi : les cyberamitiés ou amitiés sur Internet. Ces relations se forment en ligne sans bénéficier de rencontres face à face comme dans les amitiés traditionnelles. Mais ces amitiés sont-elles de véritables amitiés, telles que nous les connaissons?

 

ON DISTINGUE TROIS CATÉGORIES D’AMITIÉS SUR INTERNET:

 

Celles qui débutent en ligne, soit sur un blogue, un site de discussions, etc. et qui se poursuivent strictement sur ces bases.

 

Celles qui conduisent à des rencontres et qui se poursuivent par des échanges en ligne et des rencontres occasionnelles.

 

Celles déjà existantes où on a recours aux e-mails comme moyen pratique et économique d’entretenir des échanges.

 

Lorsqu’on fait connaissance sur Internet, il faut du temps pour gagner la confiance de l’autre et faire en sorte que la relation évolue en amitié sincère et durable. Il faut donc être vigilant dans les informations que l’on donne. Il faut faire attention à la manière dont ces informations peuvent être utilisées et se protéger contre tout usage abusif.

 

D’OÙ VIENT CETTE ÉVOLUTION?

 

La principale raison tient évidemment à la technologie. Internet a multiplié les possibilités de contacts au-delà des frontières.

 

La deuxième raison tient au temps disponible. Ceux qui reléguaient leurs amitiés au second plan à cause de leurs obligations familiales ou leur travail, disposent de beaucoup plus de temps.

 

La troisième raison est l’instantanéité du système. L’intérêt des échanges sur Internet est qu’elles sont instantanées. Il n’est plus nécessaire de planifier des rencontres longtemps d’avance ou de tenter de rejoindre quelqu’un au téléphone.

 

L’amitié sur Internet permet des échanges avec des gens qui partagent les mêmes goûts et les mêmes centres d’intérêt. On y trouve soutien, conseils, informations, etc. Elle permet d’être en contact avec des gens à travers le monde. Les seules contraintes sont la langue et le décalage horaire.

 

L’un des attraits de l’amitié sur Internet est lié au fait que l’image physique n’empêche pas d’aller l’un vers l’autre. Il est plus facile de s’ouvrir que dans une relation face à face. La peur d’être jugé sur l’apparence n’existe pas. Ceux que leur apparence gêne ou qu’un handicap physique cloue à la maison, y trouvent beaucoup de facilités.

 

Cependant, l’amitié sur Internet peut accaparer beaucoup de temps et d’énergie. Il faut du temps pour communiquer à travers les messageries instantanées, les blogues, les forums de discussion, les e-mails. Il arrive que les besoins de sommeil ou que la vie de famille en souffrent sérieusement. Il est fréquent de ne pouvoir concilier vie personnelle et amitiés sur Internet.

 

Une amitié qui est fondée uniquement sur Internet rencontre habituellement des difficultés à évoluer vers une relation riche et durable, comme celle que nous associons à l’amitié traditionnelle. Les signes que nous avons besoin pour interpréter nous manquent. De plus, il est trop facile de disparaître, de prendre ses distances, de blesser l’autre par inadvertance ou de mal interpréter les messages.

 

QUELQUES CONSEILS POUR LES AMITIÉS SUR INTERNET :

 

Voir à laisser l’amitié évoluer à son rythme. Ne pas se sentir obligés de partager des pensées intimes ou des informations personnelles.

 

Ne jamais oublier qu’il est pratiquement impossible  de protéger des informations mises en ligne. Rien n’est vraiment confidentiel sur Internet.

 

Voir à ce que les amitiés traditionnelles ne souffrent pas à cause des nouvelles amitiés sur Internet. Éviter de devenir trop dépendants vis-à-vis ces nouvelles amitiés.

 

Voir à prendre des précautions si une rencontre est envisagée. Fixer un rendez-vous dans un endroit public, jusqu’au moment où on est rassuré sur la personne.

 

Voir à faire des compliments par écrit et des critiques oralement. Ne pas écrire sur Internet quoi que ce soit qui déprécie, calomnie une personne ou son travail.

 

De façon générale, ne pas écrire ce qu’on ne voudrait pas voir publier dans un journal, le lendemain.

 

Utilisé à bon escient, Internet peut ouvrir un monde sur de nouvelles amitiés. L’e-mail peut s’avérer également fort utile dans les amitiés traditionnelles. Rien de plus pratique pour entretenir l’amitié et maintenir un contact régulier.


   LA FIN D'UNE RELATION  2 commentaires
[19/01/2009 21:34]

LA FIN D’UNE RELATION

 

La fin d’une relation est souvent aussi mystérieuse que son commencement. À l’origine d’une relation, tous reconnaissent que le destin joue un rôle prépondérant dans la rencontre de deux êtres. Pourtant, lorsqu’une relation échoue, nous avons tendance à blâmer l’une de deux parties pour ce que nous considérons comme fortement répréhensible, c’est-à-dire la rupture. Nous oublions de reconnaître que si le destin a une si grande influence dans le début d’une relation, il peut fort bien avoir la même influence dans sa fin.

 

Si nous pouvions voir l’âme s’infiltrer dans la relation par l’entremise du destin, nous pourrions la voir s’en échapper, sans blâmer qui que ce soit. Blâmer un seul partenaire pour la fin d’une relation est compréhensible puisque cela permet d’éviter de reconnaître les torts des deux parties. Ce faisant, nous risquons de demeurer hantés par les émotions et les images auxquelles nous voudrions échapper.

 

Il est fréquent d’ignorer l’œuvre du destin lorsqu’un partenaire commet un acte jugé répréhensible. Pourtant, il est reconnu que lorsqu’une relation prend fin, les deux partenaires avaient agi, dans la majorité des cas, de façon à provoquer la rupture. Pourquoi l’un des deux partenaires n’a-t-il pas été le premier à tenter de s’extraire d’une relation devenue stérile et dépourvue d’âme? « J’espérais toujours qu’à un moment donné, les choses s’arrangeraient » répondra-t-il!

 

Il faut du courage pour lire les signes précurseurs qui annoncent la fin d’une relation. Bien avant qu’elle ne survienne, il y a des signes qui ne trompent pas et on voit souvent les partenaires s’engager dans la voie du changement. Lorsque la bonne entente n’est plus possible, il vaut mieux accepter l’amère vérité qui se révèle  douloureusement. La fin d’une relation s’inscrit parfois dans la logique des choses.

 

L’âme d’une relation n’est pas uniquement dans les deux partenaires; elle est aussi dans la relation même. En reprochant à l’une des parties d’avoir mis fin à la relation, on oublie l’âme qui est née de la première impulsion. L’amertume qui caractérise la fin d’une relation naît souvent d’une lutte de titans. Peut-être qu’inconsciemment, les deux parties souhaitaient une fin, mais c’est la relation même qui, habituellement, signale qu’elle a atteint ses limites, tout comme les symptômes du vieillissement annoncent la fin de la vie.

 

La douleur ressentie lorsqu’une relation prend fin est, en grande partie, causée par le souvenir de d’autres fins ou par l’idée même de la fin. Nous ne voulons pas nous laisser aller à des sentiments qui nous rappellent la mort. Il arrive également que les déboires d’une relation ne soient qu’une dimension d’un problème plus grave qui imprègne d’autres aspects de notre vie. Lorsque nous mettons fin à une relation, nous serions bien avisés d’examiner les autres aspects de notre vie, surtout s’il y a eu des ruptures antérieures.

 

Il n’est pas rare qu’un seul partenaire se rende compte que la relation est devenue stérile et malsaine. À ce moment-là, une lutte intérieure intense peut s’engager, l’obligeant à prendre seul une décision difficile. L’autre peut avoir beaucoup de difficultés à admettre les faits ou à accepter la rupture. C’est pour cette raison que la voie la plus facile est celle de blâmer l’autre, de le juger comme étant irresponsable, égoïste, insensible, etc. et lui faire porter tout le poids de la rupture. Il est toujours plus facile de juger, condamner, que de reconnaître ses propres torts.

 

Nous tenons pour acquis qu’une fois que deux personnes se rencontrent, qu’elles décident de s’unir dans une relation intime, elles ne doivent plus se séparer. Pourtant, tous les jours, des relations se nouent, se terminent et chacun part de son côté, vers un nouveau destin. Il faut reconnaître que toute relation a une fin, voulue ou pas. Parfois, c’est la mort qui la provoque. La fin d’une relation ne doit pas toujours être interprétée comme un échec. Elle peut être une sorte de libération ou un moyen de parvenir à un niveau plus élevé d’expérience.


   L'ÉQUILIBRE  0 commentaires
[13/01/2009 16:36]

L’ÉQUILIBRE

 

L’équilibre est synonyme d’harmonie, car l’un ne va pas sans l’autre. Pour produire un son harmonieux, une corde de violon ne doit pas être trop tendue, ni trop relâchée . Si on se laisse envahir par la paresse, on ne peut produire ce qui est nécessaire pour bien vivre et si on fait trop d’efforts, on gaspille son énergie et on finit par ressentir toutes sortes de malaises. Le point essentiel de l’équilibre est donc d’être en même temps relâché et tendu, mais juste à la bonne tension.

 

Si on veut protéger son équilibre dans la vie de tous les jours, il est indispensable d’être flexible. Atisha, l’un des plus grands maîtres bouddhistes du X’ siècle, disait :

 

Quand votre esprit est hautain,

Voyez à écraser votre orgueil.

Quand votre esprit est démoralisé,

Apportez-lui de l’inspiration et du réconfort.

Quand vous êtes confrontés à l’envie et à la haine,

Voyez-les comme des mirages ou des apparitions.

Quand vous entendez des choses désagréables,

Considérez-les comme des échos indésirables

Quand vous êtes soumis à des épreuves,

Acceptez-les comme les fruits de votre karma.

 

À l’image du patineur de compétition qui garde son équilibre, même lorsqu’il tournoie et effectue des sauts périlleux, il faut rester conscient de son centre de gravité. Si on adopte une attitude extrême, on perd son centre de gravité et on devient déséquilibré. Exemple : dans les relations avec les autres, on a besoin de soutien, mais également d’indépendance. Il faut un juste milieu en toutes choses.

 

Il y a des  gens qui sont, malheureusement, trop excessifs dans leurs rapports avec leur entourage. Certains parents étouffent leurs enfants en créant des liens de dépendance trop forts. D’autres, par contre, ne leur fournissent pas le soutien affectif nécessaire. Les parents doivent discuter avec leurs enfants, s’impliquer dans leurs activités, leur manifester de l’amour, mais ils doivent aussi les laisser grandir en tant qu’êtres humains indépendants.

 

Un grand nombre d’enfants, devenus adultes, rendent leurs parents responsables de leurs problèmes. Il est bon de comprendre son passé, mais blâmer les autres ne libère de rien. Se bloquer dans le ressentiment ou la colère, ne fait qu’engendrer des substances toxiques qui empoisonnent l’organisme. La solution est de se libérer de son passé, le considérer tel qu’il est, pardonner et lâcher prise. C’est l’unique façon de retrouver  l’équilibre et l’harmonie.

 

Le fait de ne compter que sur soi, par crainte d’avoir à s’appuyer sur les autres, peut bloquer un développement émotionnel et spirituel. Certaines personnes ne veulent dépendre que d’elles-mêmes. Par fierté, elles s’interdisent toutes formes d’enseignement spirituel. Si l’indépendance absolue est possible dans ce domaine, il est bon, parfois, de rechercher des conseils de personnes avisées. Le choix de ces personnes est toutefois primordial si on veut éviter les gourous ou vendeurs de rêves.

 

On a tous besoin des autres pour rendre la vie moins difficile. Le soutien de la famille, des amis et de la communauté est souvent nécessaire. En même temps qu’on s’efforce de mûrir sur les plans émotionnels et spirituels, il est bon de progresser à son propre rythme, selon ses capacités, et non en suivant un programme imposé par quelqu’un d’autre. En restant calmes, détendus et éveillés, il est possible d’atteindre l’équilibre indispensable à une vie harmonieuse.


   LA VIOLENCE VERBALE  5 commentaires
[10/01/2009 19:51]

LA VIOLENCE VERBALE

 

On attache beaucoup plus d’importance à la violence physique et aux blessures qui en résultent, qu’à la violence verbale qui laissent pourtant des séquelles aussi graves. Les blessures causées par la violence physique guérissent habituellement assez vite, tandis que celles causées par la violence verbale durent toute la vie.

 

Les enfants qui grandissent dans un milieu où règne la violence verbale et où les paroles blessantes sont monnaie courante, en sont affectés pour le restant de leurs jours. Les parents qui usent de violence verbale avec leurs enfants, ignorent bien souvent qu’ils infligent des blessures profondes. Ils reproduisent, sans en être tout à fait conscients, une situation qu’ils ont eux-mêmes connue dans leur enfance.

 

Dans les familles où règne la violence verbale, le mépris et la cruauté mentale ne sont pas épisodiques; ils reflètent une hostilité permanente, caractéristique des relations familiales dysfonctionnelles. Cette forme insidieuse de violence est débilitante; elle nuit à une saine atmosphère et crée un terrain fertile au développement de toutes sortes de troubles de comportement.

 

Le père qui suit son jeune fils au hockey et qui se montre méprisant et sarcastique, parce que ce dernier ne possède pas les qualités athlétiques souhaitées, cause beaucoup plus de tort que le père qui n’assiste à aucune partie de hockey de son fils. La mère qui traite sa fille adolescente de salope et de pute, parce qu’elle se maquille ou s’habille à la dernière mode, nuit énormément au développement de sa fille, puisqu’elle la culpabilise et la rend anxieuse et troublée face à l’éveil de sa sexualité.

 

Les personnes qui ont été victimes de cruauté mentale et de paroles blessantes dans leur enfance, développent une hypersensibilité face au pouvoir maléfique des mots blessants. Dans bien des cas, la peur de la confrontation verbale les pousse à fuir toute relation intime. Il arrive fréquemment que les victimes de violence verbale recourent, à leur tour, à cette forme de violence avec leurs enfants et leur entourage.

 

UNE RIGOUREUSE HONNÊTETÉ :

 

Il existe une forme de violence verbale que pratiquent certaines personnes : elles dissimulent leurs mauvais penchants sous le masque d’une rigoureuse honnêteté. Selon ces personnes, leurs paroles blessantes résultent toujours de leur rigoureuse honnêteté. Le problème n’est pas le mot « rigoureuse » mais plutôt « honnêteté ». Les propos qui ont comme résultat de blesser les autres reflètent beaucoup plus l’hostilité, l’envie et la jalousie, que l’honnêteté.

 

On peut comprendre que les personnes visées par ces propos non sollicités, inutilement cruels et prétendument francs, réagissent avec vigueur. L’interlocuteur aggrave évidemment la situation en ajoutant : « Qu’est ce qui te prend? Je dis ça pour ton bien, car tu me connais, je suis rigoureusement honnête »,  laissant sous-entendre par là, que ses remarques auraient dû être accueillies avec gratitude.

 

L’honnêteté et l’intégrité authentiques sont à la base d’une saine relation, mais elles gagnent à être utilisées avec tact, empathie et sensibilité. La « supposée » honnêteté qui masque l’envie et la jalousie ou qui tente de justifier la cruauté mentale, corrompt les relations de couple, les relations au travail et les relations amicales. L’honnêteté et l’intégrité sont des valeurs morales reconnues, mais la violence verbale n’a pas sa place. Il y a des façons d’émettre son avis sans nécessairement blesser les autres.

 

NE PAS RÉCOMPENSER LA VIOLENCE VERBALE :

 

Plusieurs personnes croient qu’elles peuvent prévenir la violence verbale en étant  gentilles. Il faut savoir que la gentillesse n’est pas une réaction appropriée face à la violence verbale. Au contraire, en manifestant de la bonté envers une personne qui nous attaque verbalement, on récompense un comportement de violence. En faisant preuve de gentillesse, on permet et on encourage les mauvais traitements.

 

Dans un conflit où une seule personne attaque, la compulsion à plaire équivaut à un désarmement psychologique. Faire preuve de gentillesse alors qu’une personne nous attaque verbalement, fait de nous, des personnes sans défense et extrêmement vulnérables. Nous aurons beau croire qu’en faisant davantage plaisir à la personne qui nous maltraite, nous ferons obstacle à la violence verbale, ce n’est pas le cas. Nous nous soumettons tout simplement et nous encourageons à poursuivre les attaques.

 

La violence verbale ne devrait jamais être tolérée. Elle finit par détruire l’amour-propre chez une personne qui en vient à penser qu’elle mérite ces mauvais traitements. La violence physique peut conduire au meurtre, mais la violence verbale tue tout autant, mais à long terme. Cette forme de violence est insidieuse, rarement punie et terriblement dommageable. Il existe des moyens légaux pour mettre fin à la violence verbale et faire valoir nos droits. N’hésitons pas à y recourir. Il y va de notre santé physique et mentale.


   RALENTIR POUR MIEUX VIVRE  0 commentaires
[19/12/2008 16:40]

RALENTIR POUR MIEUX VIVRE

 

Diverses forces, à l’oeuvre dans le milieu du travail, exercent de plus en plus de pression et accaparent une portion de plus en plus grande de temps. Qu’elles soient subtiles ou carrément écrasantes, il est difficile d’y échapper.

 

Regardons quelques-unes de ces forces que l’on pourrait qualifier de « tueuses de joie de vivre ». Leur présence dans le milieu du travail explique sans doute pourquoi certains  décident de ralentir la cadence.

 

LA COMPÉTITION

 

Une des forces qui diminuent considérablement le plaisir de travailler, fait partie des conséquences de la mondialisation. La compétition entre les entreprises entraîne des fusions et des rationalisations, ce qui crée un double impact négatif : la crainte de perdre son emploi et l’alourdissement des tâches.

 

La concurrence féroce que se livrent les entreprises, les contraint à accroître leur production avec moins d’employés. Certes, les efforts entraînent une augmentation des profits, mais ils exigent des travailleurs, de longues journées de travail qui risquent de mettre leur santé en péril.

 

LA CHARGE DE TRAVAIL

 

Qu’en est-il de votre charge de travail? Voici une liste d’indicateurs. Notez ceux qui s’appliquent dans votre cas. S’il y en a cinq ou plus, il y a de fortes possibilités que vous soyez victimes de surmenage et que votre vie soit déséquilibrée, ce qui pourrait constituer une menace pour votre santé.

 

-Ma famille se plaint de mes absences fréquentes au repas du soir à cause de mon travail.

 

-J’apporte du travail à la maison le soir ou les fins de semaine.

 

-Je suis mal à l’aise de voir que mon travail prend une place aussi importante dans ma vie.

 

-Je n’arrive pas à être à jour dans mon travail et cela me frustre.

 

-Je me sens mieux quand je suis occupé, à la maison comme au travail.

 

-Je téléphone au bureau, même pendant mes vacances.

 

-J’ai reporté ou changé la date de mes vacances, au moins une fois, au cours de la  dernière année.

 

-Je souhaite moins travailler et me sortir de ce bourbier.

 

-Les attentes excessives de mon employeur me mettent en rogne.

 

-Ma famille et mes amis me reprochent d’être trop souvent absent à cause de mon travail.

 

-Je me sens coupable de quitter le bureau à l’heure fixe.

 

LA CULTURE DE L’ENTREPRISE

 

Les pressions subtiles qui détériorent les conditions de travail sont souvent tacites. Elles découlent de la culture de l’entreprise qui se reflète dans le comportement des supérieurs. Si le patron se présente au bureau bien avant l’heure et s’il quitte après les heures régulières, cela devient vite la norme.

 

L’employeur n’exige pas des heures additionnelles, mais une pression s’exerce en ce sens. Dans certaines entreprises, il est mal vu de quitter à des heures fixes. Quelles que soient les pressions tacites, elles réduisent inévitablement la liberté et alourdissent la tâche.

 

LA PRESSION DU QUOTA

 

L’obligation d’atteindre un quota peut devenir intolérable et représenter une véritable épée de Damoclès. Peu importe les conséquences négatives que cela entraîne, il faut absolument performer aujourd’hui, sinon il y a le risque de ne plus être là, demain.

 

DE PLUS EN PLUS DE CLIENTS

 

Les courriers électroniques permettent d’entrer en contact avec beaucoup plus de gens qu’auparavant. De plus, avec cet outil de communication instantanée, tout le monde s’attend à une réponse plus rapide qu’à l’époque de la machine à écrire ou la photocopieuse. Le fait de communiquer avec plus de gens, allonge la liste des responsabilités.

 

DES CHANGEMENTS RAPIDES

 

Il faut voir la vitesse avec laquelle tout change rapidement de nos jours. Cette accélération se traduit par une pression accrue dans le monde du travail. Devant tous ces changements, la personne éprouve le besoin de dominer la situation et de garder le contact. Il en résulte que cette dernière traîne avec elle son téléphone cellulaire afin d’être rejointe en cas de nécessité. Plus il devient difficile d’échapper au travail, plus la liberté s’estompe.

 

UNE TÂCHE TROP LOURDE

 

Beaucoup de personnes, particulièrement celles qui travaillent dans le domaine des ressources humaines, dans les milieux scolaire, médical ou social, se trouvent confrontées à des tâches de plus en plus lourdes. Plus elles travaillent, plus il leur semble que les tâches augmentent. Souvent, leurs efforts ne sont même pas appréciés. Dans une telle situation, gare au « burn-out ».

 

Toutes ces pressions, auxquelles s’ajoutent celles du quotidien, peuvent rendre la vie intenable. Il faut souvent travailler plus vite et plus longtemps, manger au bureau, apporter des dossiers à la maison, appeler au bureau durant les congés et les vacances et craindre malgré tout, de perdre son emploi.

 

Beaucoup de gens en ont assez de cette vie. Ils sont constamment en rogne, conséquence du surmenage. Le prix à payer comprend également la fatigue, un sentiment de solitude et de moins en moins de temps pour la famille et les amis.

 

RALENTIR LA CADENCE

 

Il est difficile de se soustraire aux pressions qui s’exercent dans le monde du travail et qui ont pour effets de restreindre la liberté et d’exposer au « burn-out ». Dans ces conditions, il est raisonnable de reprendre sa vie en mains afin d’alléger une charge qui monopolise le temps et l’énergie. Ralentir la cadence est donc une solution à envisager.

 

OBSTACLES AU RALENTISSEMENT

 

La perspective de perdre certains avantages reliés au travail peut causer des inquiétudes, comme une diminution du revenu et des chances d’avancement. Il importe donc de prendre conscience des croyances qui influencent les décisions et actions. En voici quelques-unes :

 

Plus on a, mieux on est : Dans cette optique, acquérir des biens est la clé du bonheur. Il devient donc primordial d’avoir un revenu plus élevé, une maison plus cossue, une promotion, etc. Évidemment qu’il faut travailler plus pour avoir plus. Peu d’importance ou de temps sont accordés aux autres dimensions de la vie, comme la santé, la vie familiale, les relations entre amis, etc.

 

Acheter maintenant et payer plus tard : Le plaisir immédiat est un thème récurrent en publicité. Les cartes de crédit facilitent la chose et la notion d’épargner n’est plus de mode. Il en est de même pour les relations. Si les relations conjugales posent un problème, on divorce. Plusieurs hésitent à ralentir la cadence de crainte de ne pouvoir tout avoir, tout de suite.

 

Le fait de bien paraître : L’apparence est bien souvent associée au statut et au prestige. Vivre dans un quartier huppé, conduire une voiture de luxe, avoir un titre ronflant, etc. tout cela plaît à l’égo. S’il est important de bien paraître, il est difficile de réduire le train de vie.

 

CONCLUSION

 

Les valeurs prônées par la société finissent par piéger et incitent à accélérer toujours la cadence en ce qui a trait au travail. Il n’est pas mauvais de gagner un bon salaire, de posséder de belles choses ou de se procurer ce qui est désiré. Il faut cependant prendre conscience que tout cela n’est pas une garantie de bonheur.

 

Chaque personne est unique. Ce qui est bon pour certains ne l’est pas nécessairement pour tous. Il est possible que la meilleure décision à prendre soit celle de ralentir le pas, afin d’accorder plus de temps à des valeurs prédominantes, comme la santé, de meilleures relations familiales et sociales et surtout, une plus grande joie de vivre tout simplement.

 

SOURCES

 

John D. Drake, Ralentir, Travailler moins, vivre mieux, ISBN 2-921561-6o-3

 

Serge Mongeau, La simplicité volontaire, ISBN 2-921561-39-5

 

Marcia Nozick, Entre nous, Rebâtir nos communautés ISBN 2-921561-04-2


   LA SÉDUCTION  0 commentaires
[08/12/2008 12:21]

LA SÉDUCTION

 

 

Les hommes et les femmes sont assez semblables, sauf en ce qui concerne le physique et la sexualité. On n’a qu’à les voir agir, les entendre et les regarder dans la vie de tous les jours pour se rendre compte qu’un monde les sépare.

 

La plupart des gens passent leur vie avec une personne du sexe opposé. Ne doivent-ils pas chercher à tout faire pour la rendre heureuse et épanouie. Quoi de mieux que la sexualité pour entretenir la flamme?

 

Pour plaire à l’autre, plusieurs règles s’appliquent. L’apparence physique joue un rôle important car c’est ce qui séduit au premier regard. Personne n’échappe à cette règle vieille comme le monde : Ce qui plaît à l’œil, a de très bonnes chances de plaire au cœur.

 

Il est donc important de soigner son apparence par une bonne hygiène et une bonne condition physique. Viennent aussi le charme, le charisme et les traits de caractères. Une personne de bonne humeur, souriante, confiante en elle-même, séduit souvent instantanément.

 

Il ne faut pas oublier que notre corps parle par lui-même et envoie des signaux. À nous de bien les utiliser dans notre démarche, sans oublier les accessoires indispensables que sont les vêtements propres, une coupe de cheveux bien faite, une barbe bien rasée,  etc.

 

Bien que l’apparence physique joue un rôle primordial dans la séduction, les qualités de cœur sont infiniment plus importantes. À quoi sert l’extérieur si l’intérieur est vide. Si elle n’a que la beauté, la plus belle femme du monde n’apportera que ce qu’elle possède : la beauté! L’homme également!

 

Voici quelques citations sur l’art de séduire :

 

Le désir de plaire naît chez les femmes avant le besoin d’aimer.   N. De Lenclos

 

Pour ne plaire qu’à un homme, une femme est toujours bien parée.   Properce

 

Plaire est un art; déplaire est un crime innocent.   Anonyme

 

Il m’a plu sans peut-être aspirer à me plaire.   J. Racine

 

Si vous voulez plaire aux femmes, dites-leur ce  que vous ne voudriez pas qu’on dise à la vôtre.   J. Racine

 

Un homme à qui personne ne plaît, est bien plus malheureux que celui qui ne plaît à personne.   La Rochefoucauld


   LA LECTURE; UNE RICHESSE!  0 commentaires
[04/11/2008 3:26]

LA LECTURE: UNE RICHESSE!

 

Pour certains, la lecture représente l’évasion tandis que pour d’autres, elle représente le savoir. La lecture permet de s’évader du quotidien, tout en procurant plaisir et détente. Par la lecture, nous pouvons également acquérir des connaissances, ce qui contribue à nous enrichir.

 

Il existe plusieurs formes de lecture, exemples :

 

La lecture d’information : Si on ne lit que les journaux et les magazines, on ne peut prétendre être bien informé, car la véritable information s’y trouve rarement. La presse se distingue surtout par l’art et la manière d’émettre des opinions à partir d’apparences fragmentaires de vérité. La presse est trop souvent une arme politique entre les mains des puissants.

 

La lecture de distraction : Qui comprend les romans d’amour, les polars, etc.

 

La lecture d’acquisition : Tout ce qui touche le savoir, les connaissances, etc. C’est dans ce genre de lecture que l’on retrouve la meilleure information, car elle échappe au contrôle d’une multinationale. De nos jours, ce sont les multinationales qui contrôlent l’information.

 

La lecture de ravissement : Qui comprend les grands chefs-d’œuvre.

 

La lecture d’élévation : Qui touche la philosophie, la sagesse, la spiritualité, etc.

 

Nous avons tous besoin de savoir, de distraction, d’élévation. Il est bon de varier notre lecture. On peut même mener plusieurs lectures de front et aller d’un livre à l’autre, selon notre humeur, notre incitation, nos besoins, etc.

 

Un livre est comme un être avec qui on dialogue. On peut se permettre de faire des marques, de souligner certains passages, d’écrire dans les marges, etc. La plupart de mes livres sont couverts de notes, de signes, de commentaires, de réfutations, de renvois à d’autres lectures, etc.

 

On peut s’adonner à plusieurs genres de lecture à la fois, un peu comme on varie sa nourriture dans un repas. Personnellement, je ne passe pas une journée sans lecture et je ne peux négliger un moment de lecture sur l’élévation. Mon âme a autant besoin de nourriture que mon corps.

 

La lecture est une grande richesse. Certains préfèrent la télévision et c’est leur droit. Personnellement, je crois que la télévision nous appauvrit davantage qu’elle nous enrichit. La répétition constante de messages publicitaires contribue à faire de nous des  zombies, des acheteurs compulsifs.


   EMPLOIS ET JUSTICE SOCIALE  0 commentaires
[20/10/2008 21:24]

EMPLOIS ET JUSTICE SOCIALE

Alors que des milliers de jeunes envahissent le marché du travail, peut-on espérer une création d’emplois suffisante pour répondre à la demande au cours des années à venir, ou faut-il envisager une baisse dramatique des emplois, le robot et l’ordinateur ayant remplacé l’homme ?

Quelques exemples :

La compagnie General Motor a éliminé 340,000 emplois depuis 1978 et, en 1993, elle faisait part de son intention d’éliminer encore le quart de son personnel, afin d’économiser cinq milliards par année. En 1999, le gouvernement québécois faisait un offre de 40 millions à cette compagnie, dont le chiffre d’affaires annuel dépassait le PNB de la province, pour empêcher la fermeture de l’usine de Boisbriand. Et ce n’était qu’une avance, puisque Québec et Ottawa promettaient 360 millions de plus et ajoutaient des prêts sans intérêts de l’ordre de 220 millions, ce qui n’a pas empêché la fermeture de cette usine.

Au Canada, les multinationales ont reçu de 1994 à 1999, la somme de 15 milliards du gouvernement fédéral (chiffres du Ministère des Finances) et cela ne comprend pas les sommes reçues des gouvernements provinciaux et municipaux, lesquelles représentent plus de 30 milliards, exemples : Bombardier, Alcan, Paccar, Pratt and Whitney, etc.

Les compagnies Esso, Shell et Ultramar ont réalisé des profits record de plusieurs milliards au cours des dernières années, ce qui ne les a pas empêché de fermer 4,500 stations-service et de licencier 15,178 employés, soit 40% de leur main-d’oeuvre.

La compagnie Bell Canada, qui réalisait des profits de plus d’un milliard par année, a procédé à la vente de 2,400 téléphonistes à une compagnie américaine, comme si elles étaient devenues de la marchandise désuète. Les téléphonistes ont été remplacées par des répondeurs automatiques.

Au Québec seulement, 33 grandes compagnies ont réalisé plusieurs milliards de profits en 1999 et n’ont pas payé un sou d’impôt. Les multinationales ne paient pratiquement pas d’impôt, grâce aux abris fiscaux, aux impôts reportés (ad vitam aeternam), aux évasions fiscales et autres combines, tout ça avec la complicité des gouvernements qui sont devenus des succursales des multinationales.

Au Canada, les grandes banques ont réalisé des milliards de profits, tout en congédiant massivement pour remplacer le personnel par des guichets automatiques. La plupart des banquiers s’allouent des salaires de plusieurs millions par année. Cette caste privilégiée, imbue de sa supériorité, s’alloue des salaires et des privilèges complètement indécents. Son appartenance à l’élite mondiale des affaires lui fait perdre totalement le sens des proportions et tout sens moral. Evidemment qu’elle veille jalousement à ce que prévale pour elle, un système qui la met à l’abri de toutes responsabilités sociales.

Dans son livre : « L’horreur économique », Viviane Forester écrit : "Jamais l’ensemble des humains n’a été aussi menacé dans sa survie. Pour la première fois, la masse humaine n’est plus matériellement et encore moins économiquement nécessaire au petit nombre qui détient les pouvoirs et pour qui les vies humaines n’ont plus d’intérêt, voire d’existence. Les vies humaines ne sont tout simplement plus d’utilité publique".

Au Canada, le plus beau pays du monde, selon un ex-Premier Ministre, plus de cinq millions de gens vivent sous le seuil de la pauvreté. Au Québec, c’est une personne sur cinq qui vit dans des conditions précaires. On assiste également au déclin de la classe moyenne, cette dernière perdant progressivement ses privilèges pour se retrouver dans la cohorte grandissante des pauvres, des chômeurs, des assistés sociaux et des exclus. La grande classe moyenne, la vache à lait des gouvernements, qui était considérée comme l’accomplissement et le symbole du succès de la démocratie, se trouve aujourd’hui, sérieusement menacée.

Paradoxalement, l’élite industrielle, qui représente une infime partie de la population, entretient, vis les médias qu’elle contrôle, le spectre d’une crise économique. Il faut, selon l’élite, se serrer la ceinture et mettre fin à l’État-Providence. Quelle aberration ! Elle qui ne contribue qu’à 12% en impôts, alors que les particuliers y contribuent à 88%. L’élite prétend que les entreprises, face à une concurrence effrénée et aux impôts qui les étranglent (sic), doivent songer à s’installer dans des pays où la main-d’oeuvre est moins chère et où les travailleurs sont moins exigeants (ce qui fait trembler les gouvernements et les syndicats et ce qui leur permet d’exercer un chantage éhonté).

L’élite industrielle prétend également que la lutte sur les marchés est si féroce que les entreprises n’ont plus le choix : elles doivent rationaliser, restructurer (ce qui signifie : congédier) et réviser les salaires à la baisse pour survivre. Quel mensonge ! La concurrence entre les puissants à l’échelle mondiale n’existe pas. Les puissants cartels, telles les pétrolières, s’entendent pour garder le contrôle et se partagent le gâteau, tout comme le font les mafias du monde entier pour éviter les luttes coûteuses et inutiles.

SOLUTIONS PROPOSÉES :

Il faut par des lois sévères, interdire la concentration de l’information dans les mains des multinationales qui propagent l’idéologie du monde des affaires, comme si le marché était une loi naturelle, une sorte de main de Dieu qui, par la concurrence, fait baisser les prix et profite à tous. C’est faux ! C’est du banditisme international qui ne profite qu’aux riches.

Il faut des hommes et des femmes politiques avec une conscience sociale et un sens moral élevé et non des lâches qui se prosternent devant les multinationales et les inondent de milliards, croyant que cela favorise la création d’emplois. Au contraire, les multinationales ne songent qu’à leurs profits et le licenciement des employés est le moyen le plus expéditif pour gonfler les profits.

Il faut que les politiciens cessent de céder au chantage des multinationales qui menacent de déménager. Si certaines décident d’installer leurs pénates dans un pays pauvre pour obtenir de la main-d’oeuvre à bon marché et ne payer ni impôts, ni contributions sociales, les gouvernements n’ont qu’à adopter des lois pour contrer ce banditisme. Les États-Unis, un pays ultra protectionniste, n’hésite pas à recourir à sa loi commerciale (le "Trade Act") pour se soustraire aux lois internationales.

Il faut que la démocratie retrouve son vrai sens, tel que défini par les Pères de la Confédération américaine, à savoir qu’il s’agit d’un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple et non pas le simulacre de démocratie actuel, soit un gouvernement des multinationales, par les multinationales, pour les multinationales.

Quelques conditions sont essentielles à une vraie démocratie :

Il ne doit pas y avoir de disparités trop grandes dans la distribution de la richesse et il faut un sentiment d’appartenance à la communauté, afin que les individus soient conscients que le bien-être de chacun dépend du bien-être de tous.

Il faut un système de communication efficace afin d'amener le citoyen à participer à la vie publique, en allant voter en plus grand nombre et en faisant un choix éclairé.

Il faut que les riches contribuent davantage à l’effort de l’Etat pour assumer les coûts des mesures sociales, sinon qui le fera si la pauvreté continue d’augmenter de 2% par année, ce qui signifie qu’elle aura doublée dans 35 ans. Est-il normal que l’État se décharge de ses responsabilités sociales et qu’il encourage les plus riches à faire de même, grâce aux multiples exemptions fiscales et autres bonbons ?

Si la contribution de l’élite n’est plus que de 12% alors qu’elle était de 50% dans les années cinquante, comment les gouvernements pourront-ils continuer à donner des services ? Où puiseront-ils les fonds nécessaires ? En saignant davantage le petit contribuable ?

Il faut empêcher la corruption et non pas l’encourager, comme c’est présentement le cas, en permettant aux multinationales de déduire de leurs impôts, les sommes consacrées à cette fin. Depuis 1990, on assiste à la mondialisation de la corruption. Des multinationales versent des sommes colossales sur des comptes suisses de politiciens véreux, pour obtenir des contrats faramineux.

Les gouvernements, loin de réprimer les pots-de-vin, les encouragent en rendant déductibles d’impôt, les sommes versées en prébendes. Une grande pétrolière a reconnu avoir versé 20 milliards de pots-de-vin en 20 ans. Les coûts étaient évidemment refilés aux consommateurs dans le prix du litre à la pompe.

Est-il admissible que des lobby puissants, tel le BCNI (Business Council On National Issues Of Canada), créé en 1976 par les multinationales et qui regroupe 150 grands patrons dont les actifs représentent 1,500 milliards de dollars, aient tant d’influence dans l’élaboration des politiques et des priorités nationales au Canada?

On sait que le BCNI est derrière les réformes de l’Assurance-Emploi (qui a engrangé des dizaines de milliards), les privatisations (visant à priver l’Etat des revenus importants des Sociétés d’Etat pour les transférer au secteur privé, c’est-à-dire dans leurs poches), les services de santé (visant à créer des services à deux vitesses: une rapide et fonctionnelle pour les riches et une non fonctionnelle pour les pauvres.

Et finalement, il faut mettre de l’ordre dans le laxisme entourant les évasions fiscales, les milliards d’impôts reportés à l’infini, la corruption, le chantage des multinationales, etc., qui font perdre des milliards en rentrées fiscales.

Sources :

Desjardins, Pierre. On achève bien les chevaux : essai sur la décomposition sociale issue du libéralisme économique. Montréal : Éditions des Intouchables, 1997, 188 p. (cote Dewey : 330.122 D459o)

Forester, Viviane. L’horreur économique. [Paris] : Fayard, 1996, 215 p. (cote Dewey : 330.12 F731h)

Lauzon, Léo-Paul, Contes et comptes du prof Lauzon : le néolibéralisme dénoncé net, fret, sec ! : chroniques. Outremont : Lanctôt, 2001, 244 p. (cote Dewey : 330.153 L391c)

Opinion personnelle


   L'ESPÈCE HUMAINE PEUT-ELLE SE DOMESTIQUER ELLE-MÊME  0 commentaires
[13/10/2008 2:41]

L'ESPÈCE HUMAINE PEUT-ELLE
SE DOMESTIQUER ELLE-MÊME?

 

Tel était le thème de la séance du cycle des ENTRETIENS DU XXIe SIÈCLE autour duquel Axel KAHN, Peter SLOTERDIJK et Jacques TESTART dialoguaient, ce jeudi 30 mars 2006, à la Maison de l’UNESCO (Paris).

        ***

Pierre Teilhard de Chardin, ce grand philosophe du vingtième siècle, se posait la même question et il ajoutait: Est-ce qu’il y a de l’espoir pour une vraie conscience planétaire ? Peut-on espérer un âge où la matière sera mise au service de l’Esprit, au lieu du contraire qui existe présentement ?

Selon Teilhard de Chardin, ce rebondissement de l’évolution ne pourra se faire que par mutations subtiles, de génération en génération. Selon lui, la marche de l’humanité ne pourra se développer que dans le sens d’une conquête de la matière au service de l’Esprit.

La seule issue possible, selon Teilhard, sera d’ordre spirituel, tout en ayant confiance dans le laborieux travail de l’évolution qui, en parvenant à créer des êtres humains avec autant de soin, ne peut pas avoir été organisé au hasard.

Il faut reconnaître, comme le dit Teilhard, que cette évolution est dirigée depuis le début, car il y a un moteur qui l’oriente et ce moteur ne peut être autre que Dieu, principe générateur et, en même temps, final, qui donne à l’Homme, la pensée, la conscience, l’âme, la foi et l’énergie de l’amour pour continuer son chemin de paix et de construction d’un avenir digne de tous.

Selon le romancier français, Roman Gary,   qui s'interrogeait également sur l'avenir de l'homme, l’inhumanité fait partie de l’humain. Qu’est-ce qui pousse l’Homme à tomber si facilement dans l’inhumanité? Serait-ce la haine ? La haine provient-elle de cette manie chez l’Homme de s’enfermer dans des certitudes absolues, dans des concepts religieux qui développent le fanatisme ou dans des croyances qui amènent une fermeture sur soi-même avec un mépris total pour tout ce qui est différent ?

Pourtant, selon Roman, l’après-guerre laissait entrevoir un avenir meilleur. La chute du communisme devait apporter beaucoup d’espoir. La foi dans la démocratie était à son apogée. Qu’en est-il aujourd’hui ? On constate malheureusement qu’il n’y a pas beaucoup d’espoir et on note un retour vers le passé.

Des fondamentalistes religieux, en contact avec les masses pauvres et désespérées, entretiennent une haine farouche vis-à-vis les sociétés occidentales, tandis que chez ces dernières, les gouvernements sont trop souvent corrompus et vivent dans leur bulle du pouvoir. Les inégalités s’accentuent entre les riches et les pauvres, créant des frustrations profondes qui ne peuvent conduire qu’au désespoir et à la haine.

Il est donc à craindre une dégradation des sociétés jusqu’à ce qu’un vrai droit et une vraie éthique mondiale soient établis, ainsi qu’une instance capable d’éradiquer les graves problèmes reliés à la mondialisation; de régulariser l’économie dans l’équité et prendre des décisions vitales pour la survie de l’humanité et l’avenir de la planète.

Il faut une citoyenneté mondiale qui ne nie pas les autres citoyennetés et il faut sortir de cette invasion de la futilité qui touche les sociétés occidentales. Tant qu’il n’y aura pas une réforme de la pensée et de l’éducation, rien ne changera. Il faut, en premier lieu, prendre conscience que l’ennemi est en nous-mêmes ; que l’ennemi du genre humain est dans le genre humain.

Il faut arrêter de s’auto-justifier et de transférer le mal sur les autres. Ce faisant, nous réaliserons que nous avons des devoirs, non seulement envers nous-mêmes dans cette transformation intérieure, mais également à l’endroit de la société, car nous avons tous le même destin.


   L'INFANTILISME  0 commentaires
[11/09/2008 0:00]

L’ INFANTILISME

 

Si certains adultes ont, par le passé, manqué de maturité, ce phénomène est de plus en plus répandu de nos jours. Beaucoup d’adultes conservent un comportement enfantin toute leur vie, sans parvenir à agir comme des adultes responsables.

Comme des enfants-rois, ils possèdent un égocentrisme très développé et ils n’ont aucun respect pour les autres. Ils n’envisagent les choses qu’en fonction d’eux-mêmes. Leur existence consiste à demander, exiger, et ils tentent constamment de manipuler les autres afin qu’ils répondent à leurs besoins.

Cet égocentrisme les conduit parfois à agir comme de véritables tyrans. Ils ne peuvent concevoir que les choses ne se déroulent pas à leur goût. Les autres sont là pour les satisfaire et obéir à leurs caprices. Ils s’emportent pour un rien et deviennent le jouet de leurs propres émotions. Ils les expriment d’ailleurs d’une façon brusque.

Ces gens refusent les sacrifices, ne veulent que l’agréable sans le désagréable et la réussite sans l’effort. Malheureusement, on constate que de plus en plus d’adultes ne parviennent pas à se défaire de leur infantilisme.

LES SYMPTÔMES :

Les symptômes de cet infantilisme sont multiples. Prenons le cas des accidents et catastrophes naturelles. Autrefois, il était admis que des évènements malheureux surviennent sans que quiconque n’en soit responsable.

Or, de nos jours, beaucoup de gens n’admettent pas que la réalité ne corresponde pas à leurs attentes. S’ils n’arrivent pas à voir leurs attentes se réaliser, c’est qu’il y a forcément une erreur humaine à quelque part et cela est inadmissible, intolérable.

Cette tendance à chercher un coupable, conduit souvent les gens à refuser d’admettre leurs responsabilités. Ils sont incapables de reconnaître leurs fautes, d’en assumer les conséquences et d’en tirer des leçons. Ils doivent trouver un coupable, autre qu’eux-mêmes, que ce soit au niveau individuel ou collectif.

LA RESPONSABILITÉ DES AUTRES :

À cet égard, un phénomène répandu aux Etats-Unis, prend de l’ampleur chez nous : les procès intentés pour toutes sortes de raisons ; exemples : une personne atteinte d’une maladie va intenter un procès à une industrie, l’accusant d’être responsable de sa maladie, comme si cette personne n’avait jamais eu un choix à faire dans sa vie, c’est-à-dire d’éviter ce qui était dommageable pour sa santé.

Une autre personne va faire une chute et va aussitôt intenter un procès au propriétaire des lieux, l’accusant de négligence, comme si cette personne n’avait pas elle-même fait preuve de négligence en ne regardant pas où elle posait les pieds, etc.

Cette mentalité se généralise dans tous les domaines. ‘’Ce n’est pas de ma faute ; c’est la faute des autres’’.  ‘’Les autres doivent payer, réparer mes propres erreurs’’, etc.

LES GADGETS :

L’infantilisme de notre société se manifeste dans la vogue grandissante des gadgets, ou jouets pour adultes. Combien de ces gadgets ne sont en fait que la transposition de jouets que ces adultes n’ont pas reçus dans leur enfance ? Bien qu’il faille leur reconnaître parfois un côté pratique, ces objets fascinent car ils donnent un sentiment d’importance.

Prenons le cas du téléphone portable. La personne se dit : ‘’Où que je sois, je peux être rejointe ou rejoindre qui je veux, instantanément et du bout des doigts’’. Paradoxalement, ce moyen de communication sophistiqué met en péril une véritable communication. Il est fréquent d’observer un groupe de personnes assises autour d’une table, dans un lieu public, sans qu’elles soient présentes l’une pour l’autre, chacune étant rivée à son portable.

En outre, plus on peut être rejoint en tous lieux et à toutes heures, moins on peut se détendre et profiter d’un moment de silence. L’entourage subit également ce stress continuel. N’est-il pas agaçant d’entendre sonner ces appareils partout et d’entendre les conversations en public? Rien de tel pour gâcher un bon repas ou un moment d’intimité !

LE RÉSEAU INTERNET :

Le réseau Internet contribue à la croissance des relations virtuelles entre les gens. Au premier abord, l’intérêt est évident. Les courriers électroniques représentent une grande amélioration par rapport aux fax. Les informations provenant de partout dans le monde sont instantanées et diversifiées,

Il en résulte que la tentation est grande de vivre des relations fictives, tout comme l’enfant qui est absorbé dans un monde imaginaire. Ce qui chez l’enfant est tout à fait sain, devient chez l’adulte une forme de régression, d’autant plus insidieuse qu’elle donne l’impression de ‘’communiquer’’ véritablement.

Lorsqu’elles sont un complément à des rencontres, à des échanges directes, les communications par Internet peuvent s’avérer fort utiles et peu coûteuses, mais se servir exclusivement de cet outil, peut rendre les échanges stériles à la longue.

Combien de gens se créent un personnage fictif pour voguer sur Internet et finissent par embarquer dans un jeu dangereux, où toutes sortes d’individus, sans scrupule, sont à l’affût d’une proie facile ? Sans parler des sites pornographiques où la sexualité est présentée d’une façon très dégradante pour la femme.

Il est reconnu qu’Internet est utilisé par des réseaux de pédophilie, par des mafias et par des organisations frauduleuses internationales. Ne pas se laisser berner par tous ces organismes demande une maturité que beaucoup de gens ne possèdent malheureusement pas.

 


   ARRÊTONS LE MASSACRE !  1 commentaires
[01/09/2008 4:58]

ARRÊTONS LE MASSACRE !

De tous les horizons de la terre, écoutons les cris des animaux que l’on massacre sans pitié. En massacrant les animaux, nous ne voyons donc pas que nous nous massacrons nous-mêmes !

Les épidémies qui nous frappent et les catastrophes naturelles sont pourtant un message clair :  Nous sommes partie intégrante de la nature et  nous formons un tout. En détruisant une partie de ce tout, nous participons à notre propre destruction.

Plusieurs ont prévu, par le passé, des épidémies mettant en péril la survie de l’humanité ; ces épidémies étant causées par des virus transmis de l’animal à l’homme et tout ça à cause de la cruauté des hommes envers les animaux.

Pensons à la maladie de la vache folle, à la grippe aviaire, à la listériose, etc, ces épidémies pouvant causer une pandémie, selon les experts.

Ces derniers sont tous d’accord sur un point : l’humanité est à la veille d’une pandémie mondiale, non contrôlable, qui va entraîner la mort de dizaines, sinon de centaines de millions de gens.

Et du côté des catastrophes naturelles, l’avenir est plutôt sombre. Le réchauffement de la planète s’accentue à une vitesse fulgurante, les glaciers fondent à vue d’oeil (ceux du Groenland ont fondu et reculé de cinq kilomètres en seulement onze mois, durant l'année 2005).

Ils reculaient de quarante mètres par jour, selon les scientifiques sur place. Ces perturbations vont entraîner des catastrophes naturelles (ouragans, tremblements de terre, inondations, etc.) comme jamais l’humanité n’en a connues par le passé.

Quel est l’avenir de l’humanité si rien n’est fait pour arrêter la folie des hommes ?

Quelques citations concernant les animaux :

"Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s’entretueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour."
Pythagore (570-480 avant J.C.)

"Les naturels sanguinaires à l’endroit des bêtes témoignent d’une propension naturelle à la cruauté."
Michel de Montaigne (1533-1592)

"Quelle pitié, quelle pauvreté d’avoir dit que les bêtes sont des machines privées de connaissances et de sentiments."
Voltaire (1694-1778)

"La cruauté envers les bêtes est la violation d’un devoir de l’homme envers lui-même."
Emmanuel Kant (1722-1804)

"Entre la pitié envers les bêtes et la bonté d’âme, il y a un lien étroit."
Arthur Schopenhauer (1788-1860)

"La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux."
Gandhi (1869-1948)

"L’homme a peu de chance de cesser d’être un tortionnaire pour l’homme, tant qu’il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau."
Marguerite Yourcenar (1903-1987)

 


   LE HARCÈLEMENT MORAL  1 commentaires
[16/08/2008 23:12]

LE HARCÈLEMENT MORAL

Une personne peut facilement en détruire une autre par le harcèlement moral. Cette façon d’agir se termine souvent par un meurtre psychique. L’attitude de la personne qui harcèle consiste à se poser comme victime et à culpabiliser l’autre. Il s’agit là d’un processus inconscient de destruction psychologique, constitué de paroles blessantes, d’insinuations, de critiques, de reproches, etc.

La personne qui harcèle tente alors de s’élever en abaissant l’autre et ainsi, d’éviter tout conflit intérieur. Elle fait porter sur l’autre, la responsabilité de ce qui ne va pas dans le couple, la famille, le travail, les amitiés, etc. "Ce n’est pas moi, c’est l’autre !" Donc, elle ne se sent nullement responsable. Il s’agit là de perversion morale.

On ne peut espérer de changement chez une personne qui harcèle, car elle est fixée dans un mode de relation avec les autres et elle ne se remet jamais en question. En aucun moment ! Il faut qu’elle rabaisse les autres pour acquérir l’estime d’elle-même. Ce genre de personne n’a aucune compassion, aucun respect pour ses victimes, car elle ne se sent jamais concernée par un problème. C’est toujours l’autre le ou la coupable.

La personne qui harcèle tente toujours de donner la meilleure image d’elle-même. Par son esprit critique, elle absorbe l’énergie de ceux et celles qui l’entourent, s’en nourrit et s’en régénère, tout en libérant son énergie négative. On peut décrire cette personne comme étant celle qui nous vide, physiquement et moralement, de toutes nos énergies vitales.

La personne qui harcèle est absolument incapable de reconnaître ses torts. Elle a de la difficulté à prendre des décisions dans la vie de tous les jours et a besoin que d’autres assument les responsabilités à sa place. Elle fuit la solitude et recherche le soutien et l’appui des autres, ce qui ne l’empêche nullement de les critiquer et de les rabaisser continuellement.

La personne qui harcèle joue souvent au moralisateur et se permet de donner, aux autres, des leçons sur la façon de bien se conduire.

Ses traits caractéristiques sont : l’orgueil, l’intolérance, l’obstination, la méfiance, la jalousie, l’esprit critique très développé.

 


   LA SOUFFRANCE  1 commentaires
[13/08/2008 0:02]

LA SOUFFRANCE

 

 

Souffrir signifie éprouver  une douleur physique ou morale. Étonnamment, la souffrance est aussi un mal que l’on s’inflige pour toutes sortes de raisons, exemples : a) pour se faire plaindre b) pour se donner de l’importance c) pour culpabiliser quelqu’un… etc.

 

À méditer sur la souffrance que je m’inflige:

 

Souffrir ne prouve pas que le monde soit contre moi !

Cela prouve seulement que je me suis rangé du côté de ce qui est contre moi !

 

Souffrir ne prouve pas que je sois  seul(e) dans la vie !

Cela prouve seulement que je préfère la compagnie de pensées et de sentiments qui m’isolent !

 

Souffrir ne prouve pas que je sois quelqu’un d’important !

Cela prouve seulement que je préfère donner l’impression d’être une personne importante et malheureuse, plutôt qu’une personne ordinaire, heureuse et libre !

 

Souffrir ne prouve pas qu’une autre personne ait tort vis-à-vis moi !

Cela prouve seulement que je ne recule devant rien, même pas ma propre souffrance, pour démontrer que j’ai raison et que l’autre a tort !

 

Souffrir ne prouve pas que je sois une personne responsable !

Cela prouve seulement que je ne suis pas responsable de moi-même, sans quoi je ne m’infligerais pas d’aussi mauvais traitements !

 

Souffrir ne prouve pas que je sois la personne que je crois être !

Cela prouve seulement que j’ignore qui je suis, sans quoi je ne pourrais tolérer la douleur que je m’inflige!

 

Souffrir ne prouve pas que je sache m’apprécier et apprécier les autres !

Cela prouve seulement que je n’ai pas compris ce qu’est l’amour, sans quoi je ne saurais être aussi cruel envers moi-même et envers les autres !

 

Souffrir ne prouve pas que je veuille finir de souffrir !

Cela prouve seulement que je ne veux pas mettre fin à ma souffrance, étant persuadé que la fin de ma souffrance entraînerait ma propre fin !


   LES LOIS DE LA RÉUSSITE  0 commentaires
[11/08/2008 2:24]

LES LOIS DE LA RÉUSSITE

 

 

Nous possédons tous les outils nécessaires pour réussir notre vie, mais hélas, nous l’ignorons trop souvent. Habituellement, les plus grandes récompenses ne s’obtiennent  pas par des dons particuliers, mais par des moyens simples mis à notre disposition.

 

Même si elles se résument à peu de mots, les recommandations qui suivent ont été puisées à travers une longue expérience de vie et elles ont contribué au succès d’un grand nombre de gens.

SE DÉMARQUER DU TROUPEAU:

Il faut prendre conscience que nous ne sommes pas des moutons qui doivent se contenter de suivre un troupeau qui erre sans but. Il faut nous démarquer du troupeau pour être en mesure de contrôler nous-mêmes notre destinée. Il faut se rappeler que ce que les autres pensent, disent et font, ne doit pas nécessairement influencer ce que nous pensons, disons et faisons.

 

VIVRE CHAQUE JOUR COMME S’IL ÉTAIT LE PLUS IMPORTANT DE NOTRE VIE:

Il faut considérer chaque jour comme si c’était un don du ciel pour être en mesure de le vivre pleinement. Hier n’est plus et demain n’est qu’un rêve. Ne permettons pas que des souvenirs malheureux ou des inquiétudes pour demain viennent contaminer nos efforts d’aujourd’hui.

 

FAIRE UN EFFORT DE PLUS:

 

Il faut faire un effort supplémentaire pour profiter pleinement des chances qui s’offrent à nous. La seule méthode éprouvée, pour transformer nos journées en une réussite éclatante, est de travailler plus fort et plus intensément que les autres. Travaillons plus et mieux et bientôt nous serons payés beaucoup plus. L’effort est toujours récompensé.

 

SAVOIR TIRER PROFIT DE NOS ÉCHECS:

 

Il faut comprendre que chaque échec porte en lui-même une leçon. Il suffit de le regarder bien en face. Chaque fois que nous essuyons un échec, concentrons-nous et demandons-nous quelle leçon nous pourrions tirer de cet échec. Très souvent, lorsqu’une porte nous est fermée, une autre porte s’ouvre, avec encore plus d’avantages. Ne perdons jamais espoir après un échec.

 

NE JAMAIS NÉGLIGER LES PETITS DÉTAILS:

 

La plus grande différence entre celui qui échoue et celui qui réussit est que ce dernier va s’attaquer à des corvées que l’autre va négliger. Un travail fait à la hâte, en coupant au plus court, peut ruiner une carrière. Toute tâche qui fait partie de notre travail, aussi petite soit-elle, est importante et doit être accomplie avec minutie. Un travail bien fait est toujours apprécié.

 

NE PAS SE CACHER DERRIÈRE UN SURCROÎT DE TRAVAIL:

 

Il faut éviter de tomber dans le piège d’une certaine routine qui consiste à se tenir occupé à des choses insignifiantes ou sans importance, car cela nous donne trop souvent l’excuse pour fuir des défis ou des occasions qui pourraient améliorer grandement notre vie. Nos heures sont précieuses et aujourd’hui est notre plus grande richesse.

 

NE PAS PERMETTRE AUX AUTRES DE VENIR ASSOMBRIR NOTRE ENTHOUSIASME:

 

Les blessures causées par les critiques sont souvent douloureuses. Si nous voulons réussir notre vie, nous devons nous attendre à être confrontés à des gens qui vont tenter de nous rabaisser, c’est inévitable ! Sourions tout simplement et éloignons-nous de ces gens. L’envie laisse toujours supposer l’incapacité chez l’autre.

 

CONCLUSION :

 

Il existe des centaines de lois de la réussite à travers le monde. Cependant, les lois énoncées ci-dessus, ont suffisamment de pouvoir pour permettre à nos rêves de se réaliser. Mettons-les en pratique chaque jour. Comme le mentionne si bien un sage, de nombreuses heures, journées et années nous sont accordées entre notre naissance et la fin de notre vie. Sachons donc nous en servir avec sagesse si nous voulons réussir.  

 


   LE NOUVEL ÂGE  0 commentaires
[06/08/2008 5:42]

LE NOUVEL ÂGE

Cette expression est née dans les années soixante, à l’époque des Beatles et de l’arrivée en Amérique du Nord, d’un engouement vis-à-vis l’Orient mystique. Il s’agit moins d’une époque que d’une nouvelle mentalité. « Être du Nouvel Âge » signifie être dans un nouvel esprit ou nouvelle conscience. Alan Watts en fut un ardent propagandiste.

Ce fut à cette époque que le LSD et la marijuana commencèrent à circuler assez librement au Canada et aux États-Unis. Ce Nouvel Âge a également apporté quelques  religions issues de l’Orient, dont celle du Dieu Krishna. Le mouvement hippie se répandit comme une traînée de poudre.

Le fil conducteur du Nouvel Âge fut le besoin de tout expérimenter par soi-même. Ce fut donc l’avènement d’une conscience spirituelle, inspirée des traditions anciennes, sans rapport avec les religions existantes en Amérique. L’argent, le pouvoir, le matérialisme, les églises, furent dénoncés. Chacun devait prendre en main sa vie spirituelle.

Les mouvements pour la paix dans le monde prirent de l’ampleur, de même que la libération sexuelle, avec l’arrivée de la pilule contraceptive. Ainsi naquit l’expression : « Peace and Love ». Le Nouvel Âge coïncide également avec la venue d’une ère de transformation du monde. Nous sommes donc passés  d’une ère matérialiste à une ère où la spiritualité devait se développer et occuper toute la place.

L’auteur Placide Gaboury fut l’un des pionniers du Nouvel Âge au Québec. Il a participé, tout comme Alan Watts et beaucoup d’autres, à l’aventure des drogues, à l’engouement pour l’ésotérisme et à la découverte du spirituel. Ce parcours amorcé dans ses livres : « L’Homme inchangé », « Les Voies du possible », « Le Voyage intérieur », « L’Homme qui commence » et finalement dans son merveilleux livre : « Un torrent de silence », qui vient d’être réédité, l’a amené à une profonde réflexion sur le sujet.

Monsieur Gaboury suggère qu’on se pose des questions, qu’on cesse de vivre dans la croyance et la naïveté et qu’on apprenne à vraiment comprendre le sens de la vie. Selon lui, cette ère de transformation est une occasion de mûrir spirituellement, tout en restant les deux pieds sur terre. Placide Gaboury ne se considère nullement comme un Maître ou un gourou. Il n’appartient à aucun groupe, ni aucune religion. Il n’est qu’un guide, un éducateur spirituel.