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LA LECTURE: UNE RICHESSE!
Pour certains, la lecture représente l’évasion tandis que pour d’autres, elle représente le savoir. La lecture permet de s’évader du quotidien, tout en procurant plaisir et détente. Par la lecture, nous pouvons également acquérir des connaissances, ce qui contribue à nous enrichir.
Il existe plusieurs formes de lecture, exemples :
La lecture d’information : Si on ne lit que les journaux et les magazines, on ne peut prétendre être bien informé, car la véritable information s’y trouve rarement. La presse se distingue surtout par l’art et la manière d’émettre des opinions à partir d’apparences fragmentaires de vérité. La presse est trop souvent une arme politique entre les mains des puissants.
La lecture de distraction : Qui comprend les romans d’amour, les polars, etc.
La lecture d’acquisition : Tout ce qui touche le savoir, les connaissances, etc. C’est dans ce genre de lecture que l’on retrouve la meilleure information, car elle échappe au contrôle d’une multinationale. De nos jours, ce sont les multinationales qui contrôlent l’information.
La lecture de ravissement : Qui comprend les grands chefs-d’œuvre.
La lecture d’élévation : Qui touche la philosophie, la sagesse, la spiritualité, etc.
Nous avons tous besoin de savoir, de distraction, d’élévation. Il est bon de varier notre lecture. On peut même mener plusieurs lectures de front et aller d’un livre à l’autre, selon notre humeur, notre incitation, nos besoins, etc.
Un livre est comme un être avec qui on dialogue. On peut se permettre de faire des marques, de souligner certains passages, d’écrire dans les marges, etc. La plupart de mes livres sont couverts de notes, de signes, de commentaires, de réfutations, de renvois à d’autres lectures, etc.
On peut s’adonner à plusieurs genres de lecture à la fois, un peu comme on varie sa nourriture dans un repas. Personnellement, je ne passe pas une journée sans lecture et je ne peux négliger un moment de lecture sur l’élévation. Mon âme a autant besoin de nourriture que mon corps.
La lecture est une grande richesse. Certains préfèrent la télévision et c’est leur droit. Personnellement, je crois que la télévision nous appauvrit davantage qu’elle nous enrichit. La répétition constante de messages publicitaires contribue à faire de nous des zombies, des acheteurs compulsifs.
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EMPLOIS ET JUSTICE SOCIALE
Alors que des milliers de jeunes envahissent le marché du travail, peut-on espérer une création d’emplois suffisante pour répondre à la demande au cours des années à venir, ou faut-il envisager une baisse dramatique des emplois, le robot et l’ordinateur ayant remplacé l’homme ?
Quelques exemples :
La compagnie General Motor a éliminé 340,000 emplois depuis 1978 et, en 1993, elle faisait part de son intention d’éliminer encore le quart de son personnel, afin d’économiser cinq milliards par année. En 1999, le gouvernement québécois faisait un offre de 40 millions à cette compagnie, dont le chiffre d’affaires annuel dépassait le PNB de la province, pour empêcher la fermeture de l’usine de Boisbriand. Et ce n’était qu’une avance, puisque Québec et Ottawa promettaient 360 millions de plus et ajoutaient des prêts sans intérêts de l’ordre de 220 millions, ce qui n’a pas empêché la fermeture de cette usine.
Au Canada, les multinationales ont reçu de 1994 à 1999, la somme de 15 milliards du gouvernement fédéral (chiffres du Ministère des Finances) et cela ne comprend pas les sommes reçues des gouvernements provinciaux et municipaux, lesquelles représentent plus de 30 milliards, exemples : Bombardier, Alcan, Paccar, Pratt and Whitney, etc.
Les compagnies Esso, Shell et Ultramar ont réalisé des profits record de plusieurs milliards au cours des dernières années, ce qui ne les a pas empêché de fermer 4,500 stations-service et de licencier 15,178 employés, soit 40% de leur main-d’oeuvre.
La compagnie Bell Canada, qui réalisait des profits de plus d’un milliard par année, a procédé à la vente de 2,400 téléphonistes à une compagnie américaine, comme si elles étaient devenues de la marchandise désuète. Les téléphonistes ont été remplacées par des répondeurs automatiques.
Au Québec seulement, 33 grandes compagnies ont réalisé plusieurs milliards de profits en 1999 et n’ont pas payé un sou d’impôt. Les multinationales ne paient pratiquement pas d’impôt, grâce aux abris fiscaux, aux impôts reportés (ad vitam aeternam), aux évasions fiscales et autres combines, tout ça avec la complicité des gouvernements qui sont devenus des succursales des multinationales.
Au Canada, les grandes banques ont réalisé des milliards de profits, tout en congédiant massivement pour remplacer le personnel par des guichets automatiques. La plupart des banquiers s’allouent des salaires de plusieurs millions par année. Cette caste privilégiée, imbue de sa supériorité, s’alloue des salaires et des privilèges complètement indécents. Son appartenance à l’élite mondiale des affaires lui fait perdre totalement le sens des proportions et tout sens moral. Evidemment qu’elle veille jalousement à ce que prévale pour elle, un système qui la met à l’abri de toutes responsabilités sociales.
Dans son livre : « L’horreur économique », Viviane Forester écrit : "Jamais l’ensemble des humains n’a été aussi menacé dans sa survie. Pour la première fois, la masse humaine n’est plus matériellement et encore moins économiquement nécessaire au petit nombre qui détient les pouvoirs et pour qui les vies humaines n’ont plus d’intérêt, voire d’existence. Les vies humaines ne sont tout simplement plus d’utilité publique".
Au Canada, le plus beau pays du monde, selon un ex-Premier Ministre, plus de cinq millions de gens vivent sous le seuil de la pauvreté. Au Québec, c’est une personne sur cinq qui vit dans des conditions précaires. On assiste également au déclin de la classe moyenne, cette dernière perdant progressivement ses privilèges pour se retrouver dans la cohorte grandissante des pauvres, des chômeurs, des assistés sociaux et des exclus. La grande classe moyenne, la vache à lait des gouvernements, qui était considérée comme l’accomplissement et le symbole du succès de la démocratie, se trouve aujourd’hui, sérieusement menacée.
Paradoxalement, l’élite industrielle, qui représente une infime partie de la population, entretient, vis les médias qu’elle contrôle, le spectre d’une crise économique. Il faut, selon l’élite, se serrer la ceinture et mettre fin à l’État-Providence. Quelle aberration ! Elle qui ne contribue qu’à 12% en impôts, alors que les particuliers y contribuent à 88%. L’élite prétend que les entreprises, face à une concurrence effrénée et aux impôts qui les étranglent (sic), doivent songer à s’installer dans des pays où la main-d’oeuvre est moins chère et où les travailleurs sont moins exigeants (ce qui fait trembler les gouvernements et les syndicats et ce qui leur permet d’exercer un chantage éhonté).
L’élite industrielle prétend également que la lutte sur les marchés est si féroce que les entreprises n’ont plus le choix : elles doivent rationaliser, restructurer (ce qui signifie : congédier) et réviser les salaires à la baisse pour survivre. Quel mensonge ! La concurrence entre les puissants à l’échelle mondiale n’existe pas. Les puissants cartels, telles les pétrolières, s’entendent pour garder le contrôle et se partagent le gâteau, tout comme le font les mafias du monde entier pour éviter les luttes coûteuses et inutiles.
SOLUTIONS PROPOSÉES :
Il faut par des lois sévères, interdire la concentration de l’information dans les mains des multinationales qui propagent l’idéologie du monde des affaires, comme si le marché était une loi naturelle, une sorte de main de Dieu qui, par la concurrence, fait baisser les prix et profite à tous. C’est faux ! C’est du banditisme international qui ne profite qu’aux riches.
Il faut des hommes et des femmes politiques avec une conscience sociale et un sens moral élevé et non des lâches qui se prosternent devant les multinationales et les inondent de milliards, croyant que cela favorise la création d’emplois. Au contraire, les multinationales ne songent qu’à leurs profits et le licenciement des employés est le moyen le plus expéditif pour gonfler les profits.
Il faut que les politiciens cessent de céder au chantage des multinationales qui menacent de déménager. Si certaines décident d’installer leurs pénates dans un pays pauvre pour obtenir de la main-d’oeuvre à bon marché et ne payer ni impôts, ni contributions sociales, les gouvernements n’ont qu’à adopter des lois pour contrer ce banditisme. Les États-Unis, un pays ultra protectionniste, n’hésite pas à recourir à sa loi commerciale (le "Trade Act") pour se soustraire aux lois internationales.
Il faut que la démocratie retrouve son vrai sens, tel que défini par les Pères de la Confédération américaine, à savoir qu’il s’agit d’un gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple et non pas le simulacre de démocratie actuel, soit un gouvernement des multinationales, par les multinationales, pour les multinationales.
Quelques conditions sont essentielles à une vraie démocratie :
Il ne doit pas y avoir de disparités trop grandes dans la distribution de la richesse et il faut un sentiment d’appartenance à la communauté, afin que les individus soient conscients que le bien-être de chacun dépend du bien-être de tous.
Il faut un système de communication efficace afin d'amener le citoyen à participer à la vie publique, en allant voter en plus grand nombre et en faisant un choix éclairé.
Il faut que les riches contribuent davantage à l’effort de l’Etat pour assumer les coûts des mesures sociales, sinon qui le fera si la pauvreté continue d’augmenter de 2% par année, ce qui signifie qu’elle aura doublée dans 35 ans. Est-il normal que l’État se décharge de ses responsabilités sociales et qu’il encourage les plus riches à faire de même, grâce aux multiples exemptions fiscales et autres bonbons ?
Si la contribution de l’élite n’est plus que de 12% alors qu’elle était de 50% dans les années cinquante, comment les gouvernements pourront-ils continuer à donner des services ? Où puiseront-ils les fonds nécessaires ? En saignant davantage le petit contribuable ?
Il faut empêcher la corruption et non pas l’encourager, comme c’est présentement le cas, en permettant aux multinationales de déduire de leurs impôts, les sommes consacrées à cette fin. Depuis 1990, on assiste à la mondialisation de la corruption. Des multinationales versent des sommes colossales sur des comptes suisses de politiciens véreux, pour obtenir des contrats faramineux.
Les gouvernements, loin de réprimer les pots-de-vin, les encouragent en rendant déductibles d’impôt, les sommes versées en prébendes. Une grande pétrolière a reconnu avoir versé 20 milliards de pots-de-vin en 20 ans. Les coûts étaient évidemment refilés aux consommateurs dans le prix du litre à la pompe.
Est-il admissible que des lobby puissants, tel le BCNI (Business Council On National Issues Of Canada), créé en 1976 par les multinationales et qui regroupe 150 grands patrons dont les actifs représentent 1,500 milliards de dollars, aient tant d’influence dans l’élaboration des politiques et des priorités nationales au Canada?
On sait que le BCNI est derrière les réformes de l’Assurance-Emploi (qui a engrangé des dizaines de milliards), les privatisations (visant à priver l’Etat des revenus importants des Sociétés d’Etat pour les transférer au secteur privé, c’est-à-dire dans leurs poches), les services de santé (visant à créer des services à deux vitesses: une rapide et fonctionnelle pour les riches et une non fonctionnelle pour les pauvres.
Et finalement, il faut mettre de l’ordre dans le laxisme entourant les évasions fiscales, les milliards d’impôts reportés à l’infini, la corruption, le chantage des multinationales, etc., qui font perdre des milliards en rentrées fiscales.
Sources :
Desjardins, Pierre. On achève bien les chevaux : essai sur la décomposition sociale issue du libéralisme économique. Montréal : Éditions des Intouchables, 1997, 188 p. (cote Dewey : 330.122 D459o)
Forester, Viviane. L’horreur économique. [Paris] : Fayard, 1996, 215 p. (cote Dewey : 330.12 F731h)
Lauzon, Léo-Paul, Contes et comptes du prof Lauzon : le néolibéralisme dénoncé net, fret, sec ! : chroniques. Outremont : Lanctôt, 2001, 244 p. (cote Dewey : 330.153 L391c)
Opinion personnelle
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L'ESPÈCE HUMAINE PEUT-ELLE
SE DOMESTIQUER ELLE-MÊME?
Tel était le thème de la séance du cycle des ENTRETIENS DU XXIe SIÈCLE autour duquel Axel KAHN, Peter SLOTERDIJK et Jacques TESTART dialoguaient, ce jeudi 30 mars 2006, à la Maison de l’UNESCO (Paris).
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Pierre Teilhard de Chardin, ce grand philosophe du vingtième siècle, se posait la même question et il ajoutait: Est-ce qu’il y a de l’espoir pour une vraie conscience planétaire ? Peut-on espérer un âge où la matière sera mise au service de l’Esprit, au lieu du contraire qui existe présentement ?
Selon Teilhard de Chardin, ce rebondissement de l’évolution ne pourra se faire que par mutations subtiles, de génération en génération. Selon lui, la marche de l’humanité ne pourra se développer que dans le sens d’une conquête de la matière au service de l’Esprit.
La seule issue possible, selon Teilhard, sera d’ordre spirituel, tout en ayant confiance dans le laborieux travail de l’évolution qui, en parvenant à créer des êtres humains avec autant de soin, ne peut pas avoir été organisé au hasard.
Il faut reconnaître, comme le dit Teilhard, que cette évolution est dirigée depuis le début, car il y a un moteur qui l’oriente et ce moteur ne peut être autre que Dieu, principe générateur et, en même temps, final, qui donne à l’Homme, la pensée, la conscience, l’âme, la foi et l’énergie de l’amour pour continuer son chemin de paix et de construction d’un avenir digne de tous.
Selon le romancier français, Roman Gary, qui s'interrogeait également sur l'avenir de l'homme, l’inhumanité fait partie de l’humain. Qu’est-ce qui pousse l’Homme à tomber si facilement dans l’inhumanité? Serait-ce la haine ? La haine provient-elle de cette manie chez l’Homme de s’enfermer dans des certitudes absolues, dans des concepts religieux qui développent le fanatisme ou dans des croyances qui amènent une fermeture sur soi-même avec un mépris total pour tout ce qui est différent ?
Pourtant, selon Roman, l’après-guerre laissait entrevoir un avenir meilleur. La chute du communisme devait apporter beaucoup d’espoir. La foi dans la démocratie était à son apogée. Qu’en est-il aujourd’hui ? On constate malheureusement qu’il n’y a pas beaucoup d’espoir et on note un retour vers le passé.
Des fondamentalistes religieux, en contact avec les masses pauvres et désespérées, entretiennent une haine farouche vis-à-vis les sociétés occidentales, tandis que chez ces dernières, les gouvernements sont trop souvent corrompus et vivent dans leur bulle du pouvoir. Les inégalités s’accentuent entre les riches et les pauvres, créant des frustrations profondes qui ne peuvent conduire qu’au désespoir et à la haine.
Il est donc à craindre une dégradation des sociétés jusqu’à ce qu’un vrai droit et une vraie éthique mondiale soient établis, ainsi qu’une instance capable d’éradiquer les graves problèmes reliés à la mondialisation; de régulariser l’économie dans l’équité et prendre des décisions vitales pour la survie de l’humanité et l’avenir de la planète.
Il faut une citoyenneté mondiale qui ne nie pas les autres citoyennetés et il faut sortir de cette invasion de la futilité qui touche les sociétés occidentales. Tant qu’il n’y aura pas une réforme de la pensée et de l’éducation, rien ne changera. Il faut, en premier lieu, prendre conscience que l’ennemi est en nous-mêmes ; que l’ennemi du genre humain est dans le genre humain.
Il faut arrêter de s’auto-justifier et de transférer le mal sur les autres. Ce faisant, nous réaliserons que nous avons des devoirs, non seulement envers nous-mêmes dans cette transformation intérieure, mais également à l’endroit de la société, car nous avons tous le même destin.
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CES RICHES QUI NE PAIENT
PAS D’IMPÔTS
‘’Il faut absolument que les Canadiens aient confiance dans le régime fiscal. Ils ont le droit de demander que tout le monde paie sa juste part d’impôts !’’
Paul Martin, ministre des Finances du Canada, 2 octobre 1996.
Venant de la bouche de Paul Martin, ces paroles ont de quoi surprendre, lui qui a pris tous les moyens pour ne pas payer sa juste part d’impôts. ‘’Faites ce que je dis ; ne faites pas ce que je fais !’’ aurait pu ajouter Paul Martin qui détenait la Canada Steamship Lines (CSL), une entreprise constituée de plusieurs sociétés, dont le Groupe CSL Inc. avec ses filiales, la Canada Steamship Lines (Canada) et la Canada Steamship Lines International.
Le Groupe CSL possède la plus importante flotte d’auto déchargeurs au monde et transporte, par voie d’eau, plus de 30 millions de tonnes de cargaison en vrac par année. Il réalise un revenu annuel de 280 millions de dollars et détient des actifs d’une valeur de 690 millions, incluant 37 navires.
LE GROUPE CSL DANS LES PARADIS FISCAUX : Est-ce par goût d’exotisme que Paul Martin a installé ses entreprises dans les paradis fiscaux ou est-ce pour éviter de payer des impôts au Canada ? Le 1’ avril 2003, Pierre Préfontaine, vice-président de CSL, affirmait que la décision de Paul Martin d’établir ses sociétés au Liberia, en 1992, découlait d’une planification fiscale. Monsieur Préfontaine précisait que les sociétés avaient été déplacées à la Barbade, en 1995, suite aux modifications apportées aux lois fiscales canadiennes par Paul Martin, alors ministre des Finances. La planification fiscale de Paul Martin était claire et précise : elle permettait de soustraire ses propres sociétés du fisc canadien.
Le Liberia était un paradis fiscal par excellence pour Paul Martin puisqu’en y installant ses sociétés, il pouvait rapatrier au Canada, sous forme de dividendes inter sociétés libres d’impôts, les profits accumulés. Chose incroyable, en même temps que Paul Martin s’installait dans un paradis fiscal, le vérificateur général du Canada, Denis Desautels, déclarait que ces stratagèmes coûtaient des milliards de dollars au gouvernement canadien et qu’il fallait y mettre fin.
En 1994, sous les pressions politiques, Paul Martin énonçait dans son discours de budget, que certaines sociétés canadiennes ne payaient pas leur part d’impôts en s’installant dans les paradis fiscaux et qu’il allait y mettre un terme. Toutefois, Paul Martin prenait bien soin de ne pas fermer la porte de la Barbade et en 1995, il s’empressait de transférer ses sociétés à la Barbade afin de continuer d’échapper au fisc canadien, puisque la Barbade permet aux sociétés d’être soumises à une imposition décroissante de 2,5% à 1%.
LE CAS DE LA FAMILLE CHAGNON : Le cas de la famille Chagnon dépasse en bizarrerie tout ce que l’on peut imaginer. Avec un investissement initial de cent mille dollars dans Vidéotron, André Chagnon réussissait, plus tard, à vendre cette compagnie 5,4 milliards et réalisait un profit net de un milliard, huit cent quarante millions de dollars.
Comment André Chagnon a-t-il pu réaliser un tel tour de force ? Cette réussite spectaculaire n’a pourtant rien de sorcier ; elle a été rendue possible grâce à l’aide des autorités fiscales, de la Caisse de dépôts et placements du Québec et du régime d’épargnes actions du Québec (REAQ). Le gouvernement a même modifié ses propres lois fiscales afin d’aider la famille Chagnon. Il s’agit, dans les faits, d’un empire québécois qui fut bâti grâce aux fonds publics.
Voyons la situation : En 1986, avec un investissement de cent mille dollars, représentant 0,1% de l’investissement, la famille Chagnon obtenait 60% du contrôle de Vidéotron. La Caisse de dépôts et placements investissait dix millions, représentant 11,7% et prenait 30% du contrôle. Par l’entremise du REAQ, soixante- seize millions de dollars, représentant 88,2%, étaient investis dans l’entreprise et la généreuse famille Chagnon y cédait 1% du contrôle total. Par un tour de force incroyable, la famille Chagnon conservait 60% du contrôle de l’entreprise Vidéotron, en investissant 860 fois moins que les autres actionnaires. Faut le faire !
Vidéotron a même réussi à ne pas payer d’impôts durant plusieurs années. Le dernier rapport annuel de la compagnie, avant la vente à Québecor, en 2002, démontrait qu’elle avait même réussi à reporter aux calendes grecques, un paiement d’impôts totalisant 379 millions de dollars. Pour couronner le tout et pour éviter de payer des impôts en gains de capital lors de la vente de Vidéotron, la famille Chagnon transférait 1,4 milliard dans une fiducie familiale, ce qui lui permettait de soutirer du fisc, des avantages totalisant plus d’un milliard de dollars.
LA FIDUCIE DES BRONFMAN : Comment une famille milliardaire a-t-elle pu se soustraire du fardeau fiscal qu’elle devait assumer au même titre que tous les autres citoyens ? Le premier des Bronfman, Samuel, a fait fortune dans le commerce de l’alcool à l’époque de la prohibition américaine. En prenant le contrôle de la distillerie Seagram, les Bronfman en ont fait l’un des plus importants groupes mondiaux de spiritueux. En plus de l’alcool, les Bronfman sont présents dans une foule d’activités, entre autres, le pétrole albertain, les compagnies pétrolières et l’industrie chimique.
En 2000, la famille Bronfman autorisait la vente de Seagram à Vivendi Canal Plus. La valeur de Seagram était estimé à près de 35 milliards d’euros. En se payant les meilleurs fiscalistes et en utilisant, comme outil de travail, une fiducie familiale, les Bronfman ont toujours maîtriser l’art de tirer le maximum du fisc. L’histoire la plus corsée est celle impliquant le transfert de leur fiducie familiale, du Canada vers les Etats-Unis, ce qui leur a permis d’éviter le paiement de 750 millions de dollars au fisc canadien.
Il aura fallu que le vérificateur général du Canada rende publique cette affaire qui avait été tenue secrète pendant cinq ans, pour que les contribuables puissent en prendre connaissance. Les faits ont démontré que les Bronfman avaient manipulé, non seulement les règles fiscales, mais aussi le système fiscal dans son ensemble, de même que le gouvernement canadien. En fait, les Bronfman avaient réussi à obtenir une décision favorable du fisc canadien, alors que de l’avis du vérificateur général, la décision aurait dû leur être défavorable. De plus, les Bronfman s’étaient assurés que toutes les transactions soient tenues secrètes.
QU’EST-CE QU’UNE FIDUCIE FAMILIALE ? Il s’agit d’un concept qui est fréquemment utilisé par les mieux nantis, en planification fiscale. C’est un mécanisme par lequel les parents donnent des biens à leurs enfants, d’une façon toute particulière : les biens visés sont détenus par une tierce personne pour le profit des enfants et ils sont administrés par cette personne, conformément aux dispositions prévues par les parents dans l’acte fiduciaire.
Les fiducies familiales sont très populaires en ce sens qu’elles permettent de soustraire de l’impôt, des sommes considérables. Au Comité permanent des Finances, on dénombrait, en 1996, 140,000 fiducies familiales au Canada. Même Paul Martin, ministre des finances de l’époque, admettait posséder une fiducie familiale.
L’ÉVASION FISCALE : L’évasion fiscale est un cancer qui prive les finances publiques canadiennes, d’un montant estimé à plus de 45 milliards de dollars par année. Les personnes physiques et les sociétés qui pratiquent l’évasion fiscale le font avec l’étroite collaboration des banques. Lorsqu’elles font affaire avec une banque, cette dernière s’engage à suivre les règles suivantes :
-La plus grande confidentialité assurée par le secret bancaire, l’existence de comptes anonymes et numérotés et la non obligation pour le banquier de connaître le client.
-L’interdiction pour le banquier de dévoiler aux autorités judiciaires ou fiscales, le bénéficiaire d’une transaction ou le titulaire d’un compte.
-L’absence de contrôle des transactions financières.
-L’absence d’obligation pour le banquier d’informer les autorités de transactions douteuses.
-L’absence de moyens d’investigation sur les activités criminelles ou sur la corruption.
-L’absence de lois permettant la saisie d’actifs.
Ce faisant, il est impossible pour le fisc ou les forces policières, d’obtenir des informations reliées aux transactions bancaires d’un contribuable canadien, dans les paradis fiscaux. En effet, les autorités se sont avérées impuissantes devant les lois fiscales des Caraïbes et ce, dans plusieurs dossiers.
LA COMPLICITÉ DU GOUVERNEMENT ET DES BANQUES : La migration des capitaux vers les paradis fiscaux a pris l’allure d’une véritable épidémie au Canada. Pensons qu’en 1995, il existait plus de 9,500 compagnies, dont 1,300 compagnies d’assurances aux Bermudes seulement. On comptait 430 banques dans une petite île comme Nassau et les Îles Caïmans se surpassaient avec 28,000 compagnies pour 30,000 habitants.
Et que dire des institutions financières canadiennes qui ne se gênent nullement pour inciter les canadiens à investir dans les paradis fiscaux. Dans une publicité accessible à tous, la banque CIBC a eu l’audace d’inviter les citoyens à la fraude et à l’évasion fiscale de la façon suivante : ‘’Profitez des bénéfices d’un paradis fiscal de premier ordre, tels que l’absence d’impôts retenus à la source, d’impôts sur la richesse, les gains en capitaux et sur les successions, dans le respect et la confidentialité absolus’’.
On croit rêver ! On a du mal à croire que nos gouvernements et notre société acceptent une telle publicité qui incite ouvertement à la fraude. En fait, Il s’agit d’une publicité qui en dit long sur l’attitude de nos gouvernements et nos banques, complices de l’évasion fiscale. On comprend pourquoi on puisse estimer, qu’à l’échelle mondiale, les dépôts auprès d’entités juridiques, telles les sociétés commerciales internationales et les Trust offshore, soient de l’ordre de plus de 5 billions de dollars américains.
De quoi donner le vertige!
Source :
Brigitte Alepin, Ces riches qui ne paient pas d’impôts, éditions du Méridien, 2002.
Autres lectures.
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L’ INFANTILISME
Si certains adultes ont, par le passé, manqué de maturité, ce phénomène est de plus en plus répandu de nos jours. Beaucoup d’adultes conservent un comportement enfantin toute leur vie, sans parvenir à agir comme des adultes responsables.
Comme des enfants-rois, ils possèdent un égocentrisme très développé et ils n’ont aucun respect pour les autres. Ils n’envisagent les choses qu’en fonction d’eux-mêmes. Leur existence consiste à demander, exiger, et ils tentent constamment de manipuler les autres afin qu’ils répondent à leurs besoins.
Cet égocentrisme les conduit parfois à agir comme de véritables tyrans. Ils ne peuvent concevoir que les choses ne se déroulent pas à leur goût. Les autres sont là pour les satisfaire et obéir à leurs caprices. Ils s’emportent pour un rien et deviennent le jouet de leurs propres émotions. Ils les expriment d’ailleurs d’une façon brusque.
Ces gens refusent les sacrifices, ne veulent que l’agréable sans le désagréable et la réussite sans l’effort. Malheureusement, on constate que de plus en plus d’adultes ne parviennent pas à se défaire de leur infantilisme.
LES SYMPTÔMES :
Les symptômes de cet infantilisme sont multiples. Prenons le cas des accidents et catastrophes naturelles. Autrefois, il était admis que des évènements malheureux surviennent sans que quiconque n’en soit responsable.
Or, de nos jours, beaucoup de gens n’admettent pas que la réalité ne corresponde pas à leurs attentes. S’ils n’arrivent pas à voir leurs attentes se réaliser, c’est qu’il y a forcément une erreur humaine à quelque part et cela est inadmissible, intolérable.
Cette tendance à chercher un coupable, conduit souvent les gens à refuser d’admettre leurs responsabilités. Ils sont incapables de reconnaître leurs fautes, d’en assumer les conséquences et d’en tirer des leçons. Ils doivent trouver un coupable, autre qu’eux-mêmes, que ce soit au niveau individuel ou collectif.
LA RESPONSABILITÉ DES AUTRES :
À cet égard, un phénomène répandu aux Etats-Unis, prend de l’ampleur chez nous : les procès intentés pour toutes sortes de raisons ; exemples : une personne atteinte d’une maladie va intenter un procès à une industrie, l’accusant d’être responsable de sa maladie, comme si cette personne n’avait jamais eu un choix à faire dans sa vie, c’est-à-dire d’éviter ce qui était dommageable pour sa santé.
Une autre personne va faire une chute et va aussitôt intenter un procès au propriétaire des lieux, l’accusant de négligence, comme si cette personne n’avait pas elle-même fait preuve de négligence en ne regardant pas où elle posait les pieds, etc.
Cette mentalité se généralise dans tous les domaines. ‘’Ce n’est pas de ma faute ; c’est la faute des autres’’. ‘’Les autres doivent payer, réparer mes propres erreurs’’, etc.
LES GADGETS :
L’infantilisme de notre société se manifeste dans la vogue grandissante des gadgets, ou jouets pour adultes. Combien de ces gadgets ne sont en fait que la transposition de jouets que ces adultes n’ont pas reçus dans leur enfance ? Bien qu’il faille leur reconnaître parfois un côté pratique, ces objets fascinent car ils donnent un sentiment d’importance.
Prenons le cas du téléphone portable. La personne se dit : ‘’Où que je sois, je peux être rejointe ou rejoindre qui je veux, instantanément et du bout des doigts’’. Paradoxalement, ce moyen de communication sophistiqué met en péril une véritable communication. Il est fréquent d’observer un groupe de personnes assises autour d’une table, dans un lieu public, sans qu’elles soient présentes l’une pour l’autre, chacune étant rivée à son portable.
En outre, plus on peut être rejoint en tous lieux et à toutes heures, moins on peut se détendre et profiter d’un moment de silence. L’entourage subit également ce stress continuel. N’est-il pas agaçant d’entendre sonner ces appareils partout et d’entendre les conversations en public? Rien de tel pour gâcher un bon repas ou un moment d’intimité !
LE RÉSEAU INTERNET :
Le réseau Internet contribue à la croissance des relations virtuelles entre les gens. Au premier abord, l’intérêt est évident. Les courriers électroniques représentent une grande amélioration par rapport aux fax. Les informations provenant de partout dans le monde sont instantanées et diversifiées,
Il en résulte que la tentation est grande de vivre des relations fictives, tout comme l’enfant qui est absorbé dans un monde imaginaire. Ce qui chez l’enfant est tout à fait sain, devient chez l’adulte une forme de régression, d’autant plus insidieuse qu’elle donne l’impression de ‘’communiquer’’ véritablement.
Lorsqu’elles sont un complément à des rencontres, à des échanges directes, les communications par Internet peuvent s’avérer fort utiles et peu coûteuses, mais se servir exclusivement de cet outil, peut rendre les échanges stériles à la longue.
Combien de gens se créent un personnage fictif pour voguer sur Internet et finissent par embarquer dans un jeu dangereux, où toutes sortes d’individus, sans scrupule, sont à l’affût d’une proie facile ? Sans parler des sites pornographiques où la sexualité est présentée d’une façon très dégradante pour la femme.
Il est reconnu qu’Internet est utilisé par des réseaux de pédophilie, par des mafias et par des organisations frauduleuses internationales. Ne pas se laisser berner par tous ces organismes demande une maturité que beaucoup de gens ne possèdent malheureusement pas.
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ARRÊTONS LE MASSACRE !
De tous les horizons de la terre, écoutons les cris des animaux que l’on massacre sans pitié. En massacrant les animaux, nous ne voyons donc pas que nous nous massacrons nous-mêmes !
Les épidémies qui nous frappent et les catastrophes naturelles sont pourtant un message clair : Nous sommes partie intégrante de la nature et nous formons un tout. En détruisant une partie de ce tout, nous participons à notre propre destruction.
Plusieurs ont prévu, par le passé, des épidémies mettant en péril la survie de l’humanité ; ces épidémies étant causées par des virus transmis de l’animal à l’homme et tout ça à cause de la cruauté des hommes envers les animaux.
Pensons à la maladie de la vache folle, à la grippe aviaire, à la listériose, etc, ces épidémies pouvant causer une pandémie, selon les experts.
Ces derniers sont tous d’accord sur un point : l’humanité est à la veille d’une pandémie mondiale, non contrôlable, qui va entraîner la mort de dizaines, sinon de centaines de millions de gens.
Et du côté des catastrophes naturelles, l’avenir est plutôt sombre. Le réchauffement de la planète s’accentue à une vitesse fulgurante, les glaciers fondent à vue d’oeil (ceux du Groenland ont fondu et reculé de cinq kilomètres en seulement onze mois, durant l'année 2005).
Ils reculaient de quarante mètres par jour, selon les scientifiques sur place. Ces perturbations vont entraîner des catastrophes naturelles (ouragans, tremblements de terre, inondations, etc.) comme jamais l’humanité n’en a connues par le passé.
Quel est l’avenir de l’humanité si rien n’est fait pour arrêter la folie des hommes ?
Quelques citations concernant les animaux :
"Tant que les hommes massacreront les bêtes, ils s’entretueront. Celui qui sème le meurtre et la douleur ne peut récolter la joie et l’amour." Pythagore (570-480 avant J.C.)
"Les naturels sanguinaires à l’endroit des bêtes témoignent d’une propension naturelle à la cruauté." Michel de Montaigne (1533-1592)
"Quelle pitié, quelle pauvreté d’avoir dit que les bêtes sont des machines privées de connaissances et de sentiments." Voltaire (1694-1778)
"La cruauté envers les bêtes est la violation d’un devoir de l’homme envers lui-même." Emmanuel Kant (1722-1804)
"Entre la pitié envers les bêtes et la bonté d’âme, il y a un lien étroit." Arthur Schopenhauer (1788-1860)
"La grandeur d’une nation et ses progrès moraux peuvent être jugés par la manière dont elle traite les animaux." Gandhi (1869-1948)
"L’homme a peu de chance de cesser d’être un tortionnaire pour l’homme, tant qu’il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau." Marguerite Yourcenar (1903-1987)
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LE HARCÈLEMENT MORAL
Une personne peut facilement en détruire une autre par le harcèlement moral. Cette façon d’agir se termine souvent par un meurtre psychique. L’attitude de la personne qui harcèle consiste à se poser comme victime et à culpabiliser l’autre. Il s’agit là d’un processus inconscient de destruction psychologique, constitué de paroles blessantes, d’insinuations, de critiques, de reproches, etc.
La personne qui harcèle tente alors de s’élever en abaissant l’autre et ainsi, d’éviter tout conflit intérieur. Elle fait porter sur l’autre, la responsabilité de ce qui ne va pas dans le couple, la famille, le travail, les amitiés, etc. "Ce n’est pas moi, c’est l’autre !" Donc, elle ne se sent nullement responsable. Il s’agit là de perversion morale.
On ne peut espérer de changement chez une personne qui harcèle, car elle est fixée dans un mode de relation avec les autres et elle ne se remet jamais en question. En aucun moment ! Il faut qu’elle rabaisse les autres pour acquérir l’estime d’elle-même. Ce genre de personne n’a aucune compassion, aucun respect pour ses victimes, car elle ne se sent jamais concernée par un problème. C’est toujours l’autre le ou la coupable.
La personne qui harcèle tente toujours de donner la meilleure image d’elle-même. Par son esprit critique, elle absorbe l’énergie de ceux et celles qui l’entourent, s’en nourrit et s’en régénère, tout en libérant son énergie négative. On peut décrire cette personne comme étant celle qui nous vide, physiquement et moralement, de toutes nos énergies vitales.
La personne qui harcèle est absolument incapable de reconnaître ses torts. Elle a de la difficulté à prendre des décisions dans la vie de tous les jours et a besoin que d’autres assument les responsabilités à sa place. Elle fuit la solitude et recherche le soutien et l’appui des autres, ce qui ne l’empêche nullement de les critiquer et de les rabaisser continuellement.
La personne qui harcèle joue souvent au moralisateur et se permet de donner, aux autres, des leçons sur la façon de bien se conduire.
Ses traits caractéristiques sont : l’orgueil, l’intolérance, l’obstination, la méfiance, la jalousie, l’esprit critique très développé.
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LA SOUFFRANCE
Souffrir signifie éprouver une douleur physique ou morale. Étonnamment, la souffrance est aussi un mal que l’on s’inflige pour toutes sortes de raisons, exemples : a) pour se faire plaindre b) pour se donner de l’importance c) pour culpabiliser quelqu’un… etc.
À méditer sur la souffrance que je m’inflige:
Souffrir ne prouve pas que le monde soit contre moi !
Cela prouve seulement que je me suis rangé du côté de ce qui est contre moi !
Souffrir ne prouve pas que je sois seul(e) dans la vie !
Cela prouve seulement que je préfère la compagnie de pensées et de sentiments qui m’isolent !
Souffrir ne prouve pas que je sois quelqu’un d’important !
Cela prouve seulement que je préfère donner l’impression d’être une personne importante et malheureuse, plutôt qu’une personne ordinaire, heureuse et libre !
Souffrir ne prouve pas qu’une autre personne ait tort vis-à-vis moi !
Cela prouve seulement que je ne recule devant rien, même pas ma propre souffrance, pour démontrer que j’ai raison et que l’autre a tort !
Souffrir ne prouve pas que je sois une personne responsable !
Cela prouve seulement que je ne suis pas responsable de moi-même, sans quoi je ne m’infligerais pas d’aussi mauvais traitements !
Souffrir ne prouve pas que je sois la personne que je crois être !
Cela prouve seulement que j’ignore qui je suis, sans quoi je ne pourrais tolérer la douleur que je m’inflige!
Souffrir ne prouve pas que je sache m’apprécier et apprécier les autres !
Cela prouve seulement que je n’ai pas compris ce qu’est l’amour, sans quoi je ne saurais être aussi cruel envers moi-même et envers les autres !
Souffrir ne prouve pas que je veuille finir de souffrir !
Cela prouve seulement que je ne veux pas mettre fin à ma souffrance, étant persuadé que la fin de ma souffrance entraînerait ma propre fin !
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LES LOIS DE LA RÉUSSITE
Nous possédons tous les outils nécessaires pour réussir notre vie, mais hélas, nous l’ignorons trop souvent. Habituellement, les plus grandes récomp | | |