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Blog mis à jour: 21/11/2008 17:22

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Je m'appelle Jean-Claude St-Louis. Je suis québécois de souche. Mes ancêtres venus du Poitou, en France, sont arrivés au Québec en 1658.

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   CHRISTIAN BOBIN, PEINTRE DES MOTS  0 commentaire
[17/10/2008 4:12]

CHRISTIAN BOBIN, PEINTRE DES MOTS

 

 

La lecture des livres de Christian Bobin est, pour moi, un pur enchantement. Cet auteur français joue avec les mots, comme un  magicien joue avec les cartes. Il possède un sens de l’observation peu commun.

 

Christian Bobin donne également à ses livres, une touche de poésie. On entre dans un monde où l’imaginaire occupe une place de choix.

 

Voici quelques extraits tirés de son livre, Ressusciter :

 

Un lit de lumière, une chaise de silence, une table en bois d’espérance, rien d’autre : telle est la petite chambre dont l’âme est locataire (page 11)

 

Il y a une étoile mise dans le ciel pour chacun de nous, assez éloignée pour que nos erreurs ne viennent jamais la ternir (page 15)

 

Les feuilles tombées du tilleul se recroquevillent, comme un cœur se resserre autour du souvenir de ce qu’il a perdu (page 28)

 

Je place un papier blanc sur la table et j’attends que les mots, attirés par la luminosité, viennent s’y prendre (page 47)

 

Je lis dans les petites feuilles jaunes du bouleau, ruisselantes de pluie et résistant au vent qui les bat, comme dans une lettre un peu hâtive écrite par un Dieu pauvre (page 50)

 

Les moineaux se balancent sur les branches du bouleau devant la fenêtre de la chambre, minuscules trapézistes sous un chapiteau de ciel blanc (page 54)

 

Le soleil parlait si clairement ce matin que si j’avais pu prendre en note ce qu’il disait, j’aurais écrit le plus beau livre de tous les siècles (page 58)

 

Une lignée de hêtres, le long de la route qui traverse la forêt de Saint-Germain, écoutait les dernières recommandations de la lumière juste avant l’arrivée de la nuit (page 89)

 

J’ai placé le vase rempli de roses jaunes sur le sol, devant la fenêtre basse, pour donner à boire à la lumière (page 143)

 

 

Autres extraits tirés de son livre, La Présence pure:

 

Les feuilles qui dansent, ivres au bras du vent, n’échangeraient leur place contre rien au monde (page 11)

 

Dieu passe en riant devant la fenêtre du salon, déguisé en petite feuille jaune, tourbillonnante (page 14)

 

Le vent et lui ont eu des mots cette nuit. Une branche a été arrachée au cours d’un entretien particulièrement rude (page 21)

 

Quelques gouttes de pluie bavardent en riant à l’extrémité de ses branches, avant de sauter dans le vide (page 26)

 

Une branche s’est détachée de l’arbre. Elle n’a pas immédiatement glissé à terre. D’autres branches l’ont retenue et l’ont veillée pendant quelques heures (page 28)

 

L’arbre est un livre ouvert. Le vent d’aujourd’hui en tourne distraitement les pages comme s’il pensait à autre chose (page 36)

 

L’hiver oublie parfois d’être sévère, comme un professeur dans les derniers jours d’école (page 47)

 

Moineaux, écureuils et corneilles : l’arbre reçoit un courrier chaque jour plus abondant (page 52)

 

L’extrémité de ses branches se courbe au-dessus de la rue, comme s’il prenait plaisir à la conversation des passants (page 53)

 

L’arbre s’entretient avec le vent des choses éternelles et ses jeunes feuilles en frémissent de plaisir (page 56)

 

Les fleurs des acacias, blanches et grêles, ont l’éclat d’un baiser d’enfant (page 65)

 

Source :

 

Christian Bobin, Ressusciter, Gallimard, 2001, 167 pages, ISBN : 2-07-076068-5

Christian Bobin,      La Présence pure, Gallimard, 1999, 66 pages, ISBN : 2.86853.316.7





   MICHAEL CONNELY, AUTEUR  0 commentaire
[26/09/2008 4:44]

MICHAEL CONNELY, AUTEUR

Michael Connelly est né à Philadelphie en 1956. Il a étudié le journalisme et obtenu son diplôme en 1980. Durant dix ans, il a travaillé comme reporter spécialisé en affaires criminelles.

En 1992, il publie son premier roman « Les égouts de Los Angeles », où il fait de l’inspecteur Hieronymus Bosch, dit Harry, son principal héros. Il récidive avec ce dernier dans ses deux romans suivants : « La glace noire » et « La blonde en béton ».

Par la suite, deux personnages vont occupé l’avant-scène, soit Terry McCaleb, agent du F.B.I. et Jack McEvoy, journaliste. Son roman, « Créance de sang », a été porté à l’écran par l’acteur-réalisateur Clint Eastwood. À part ceux cités, j’ai bien aimé « Le dernier Coyote », « Le poète », « Le retour du poète » et « Le cadavre dans la Rolls ».

Michael Connelly, tout comme Henning Mankell, occupe une place à part dans le roman policier. Avec un réalisme troublant, il construit une oeuvre cohérente. Son style est incisif et clair. Avec lui, les rebondissements sont toujours au rendez-vous.

Michael Connelly a obtenu le prestigieux prix Pulitzer avec son roman « Le poète ». Il a obtenu également de nombreux prix en Europe et au Japon.

 





   HENNING MANKELL, AUTEUR  0 commentaire
[17/09/2008 0:22]

HENNING MANKELL, AUTEUR

Henning Mankell, le roi du polar, est né à Stockholm en 1948. Précoce, il écrivit son premier livre à l’âge de 7 ans. Il se passionna très tôt pour l'Afrique et il abandonna d’ailleurs ses études à 16 ans pour y entreprendre un voyage.

Le théâtre a toujours été, pour lui, une véritable passion. A l’âge de 17 ans, il devient assistant metteur en scène. Il dirige aujourd’hui un théâtre au Mozambique. Il vit autant en Afrique qu’en Suède.

Les romans de Mankell sont captivants et l’intrigue est toujours bien structurée. Son héros, Kurt Wallander, possède un côté humain qui le rend sympathique. Il ne s’agit pas du super héros invincible, au contraire; il me rappelle l’inspecteur Colombo, de la série télévisée du même nom.

J’ai bien aimé « La cinquième femme », « Les morts de la Saint-Jean », « Les chiens de Riga », « Le guerrier solitaire », « La lionne blanche » et « la Muraille invisible ».

A travers son héros, Mankell s’interroge sur notre monde en mutation. Il rend l’enquête policière passionnante, grâce à un sens aigu de l’introspection, de la description et du style.

Henning Mankell a obtenu de nombreux prix littéraires et ses livres sont traduits en 23 langues à travers le monde.

 





   BERNARD CLAVEL, AUTEUR  1 commentaire
[23/08/2008 17:05]

BERNARD CLAVEL, AUTEUR

Bernard Clavel est né le 29 mai 1923, à Lons-le-Saunier, dans le Jura, d’un père boulanger et d’une mère fleuriste. À quatorze ans, il travailla comme apprenti boulanger et occupa trente-six métiers par la suite. Vers l’âge de trente ans, il commença à écrire et devint un des auteurs les plus prolifiques.

Il a, à son actif, 94 livres et a obtenu 20 prix littéraires, dont le prix Goncourt. Certains de ses romans ont atteint des tirages de plusieurs millions d’exemplaires et ont été traduits dans plus de 20 pays. C’est un type qui a la bougeotte, ayant déménagé à 42 reprises.

Bernard Clavel a vécu au Québec, en particulier à Saint-Télesphore, de 1974 à 1988. En 1977, il a épousé une québécoise, Josette Pratte, écrivain comme lui, qui lui a fait découvrir le Grand Nord québécois. Il fut fasciné par l’hiver et par la colonisation de l’Abitibi, dans les années trente.

Il a écrit plusieurs romans s’y rapportant, dont « Harricana », « L’Or de la terre », « Miséréré », « Amarok », « L’Angélus du soir », « Maudits Sauvages », « Carcajou » (mes préférés !). J’ai lu une trentaine de ses autres romans, dont « Brutus », « L’Homme du Labrador », « L’Iroquoise », « La Guinguette », « Le Cavalier du Baïkal », « La Retraite aux Flambeaux », « Les Petits Bonheurs », « Le Seigneur du Fleuve », « Les Grands Malheurs ».

L’écriture de Bernard Clavel est belle, limpide et poétique. Elle coule comme une source et est faite de clarté. Elle a le pouvoir du rêve. Dans la série « Le Royaume du Nord », elle nous transporte dans les grands espaces blancs du Nord québécois et elle raconte la vie pénible des premiers colons.

Grâce à lui, j'ai pu apprendre la signification du mot : Abitibi. C’est un nom donné par les Algonquins et qui signifie : « Là où les eaux se séparent ». En effet, au nord de l’Abitibi, les eaux coulent vers la Baie James, tandis qu’au sud, elles coulent vers le fleuve Saint-Laurent.

Bernard Clavel vit aujourd’hui avec son épouse à Bourg-en-Bresse, en France. Il continue d’écrire, même à un âge très avancé.


   MICHAEL MOORE, AUTEUR  0 commentaire
[19/07/2008 13:52]

MICHAEL MOORE, AUTEUR

Michael Moore, cet Américain, ancien ouvrier licencié de General Motors, est devenu journaliste, scénariste, acteur, auteur, producteur et réalisateur de films. Il s’est surtout fait connaître comme producteur de films, du genre documentaire, comme Roger & Me, 1989, Pets or Meat, 1992, Canadian Bacon, 1995, The Big One, 1997, Bowling for Columbine, Prix du 55ième anniversaire du Festival de Cannes, 2002 (Documentaire), Fahrenheit 9/11, Palme d’Or du Festival de Cannes, 2004 (Long métrage) et Sicko, hors compétition au Festival de Cannes, 2007 (Documentaire).

Michael Moore est aussi très connu comme auteur, à cause de ses livres à l’humour caustique. J’ai lu trois de ses livres qui m’ont fait rigoler, tout en choquant par les vérités crues qu’ils renferment. On y dénonce la politique américaine, surtout celle de George W. Bush.

Le premier : Dégraissez-moi çà ! : une petite balade dans le cauchemar américain (La Découverte, 2000) est une satire qui propose une visite guidée dans une Amérique qui ne ressemble en rien à celle dont on nous chante les mérites. Michael Moore nous dévoile la face cachée et peu glorieuse de l’autre Amérique : celle du chômage, de la pauvreté, du racisme et des injustices sociales.

Avec un humour féroce, Moore part en guerre contre tous ces poids lourds du big business, ces professionnels du dégraissage et de leurs alliés, les politiciens sans scrupules, qui leur donnent carte blanche (sans oublier les subventions), pour licencier à tour de bras.

Michael Moore dénonce, accuse et rêve d’organiser le procès de ces grands liquidateurs du beau rêve américain ; demande une aide financière à l’Arabie Saoudite !!! pour les pauvres d’Amérique et offre ses conseils à tous les laissés-pour-compte.

Drôle, excessif à outrance, ce livre de Michael Moore se révèle une arme de combat et de résistance.

Le second : Mike contre-attaque ! et s’en prend aux escrocs qui ont fait main basse sur la Maison-Blanche ! (La Découverte et Boréal, 2002) est une attaque en règle contre le Bandit-en-chef de la Maison-Blanche : George W. Bush, dit : George 11, et sa gang : Dick Cheney, Donald Rumsfeld et cie, qui ont usurpé le pouvoir (en volant les élections, lors du premier mandat de Bush) et qui gouvernent l’Amérique. Avec leur fortune liée aux big business du pétrole, de l’informatique et de l’armement, ces dignes représentants de la majorité blanche, ont fait main basse sur le pays pour partir en guerre contre l’Axe du mal (venu d’ailleurs, évidemment !). Ils se croient investis d’une mission divine.

Provocateur, corrosif, inquiétant, Mike (Michael Moore), refuse de leur abandonner le pays et supplie l’ONU de déployer ses casques bleus afin de rétablir la démocratie aux États-Unis. Le temps est venu, selon lui, de lancer la contre-attaque, en dénonçant les maux cachés de l’Amérique : l’analphabétisme, l’alcoolisme, le racisme, la libre circulation des armes, la peine de mort, la pauvreté, en plus de l’arrogance et l’irresponsabilité de la politique étrangère de son pays.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’humour ravageur de Michael Moore détonne dans le paysage patriotique qui domine aux États-Unis, depuis les attentats du 11 septembre 2001.

Le troisième : Tous aux Abris ! (Boréal, 2004) nous montre un Michael Moore déchaîné et drôle à l’excès. On y avise le lecteur, dès le début, que la page qu’il est en train de parcourir est faite de papier ultra-sensible qui enregistre les empreintes digitales et les transmet au quartier général du FBI, à Kissimmee, en Floride, On ajoute : « N’essayez pas d’arracher cette page ... C’est trop tard ! N’essayez pas de fuir, espèce d’agent de l’Axe du mal, vous êtes cerné ! Plus un geste ! Lâchez ce livre ! Mains en l’air ! Vous avez le droit de ... et puis, merde ! Vous n’avez aucun droit ! Vous n’existez même plus ! »

Dans ce livre, plus drôle et provocateur que les précédents, Mike (Michael Moore), devient l’arme de dérision massive. Il s’attaque aux mensonges et la propagande dont son pays est victime depuis le 11 septembre 2001, notamment sur les « supposées » armes de destruction massive de Saddam. Il révèle les petits secrets du roi du pétrole iraquien : George W. Bush et ses petites combines avec ses amis saoudiens. Mike se fâche vraiment quand il voit que son pays est devenu les États-Unis de la Peur, où les libertés civiles sont menacées, alors que les grands patrons-truands des multinationales américaines échappent à la prison.

C’est toutefois dans sa description des pays de la Coalition des volontaires que Michael Moore devient drôle à souhait. Pour se donner bonne conscience et pour démontrer au monde entier que sa guerre contre l’Irak était justifiée, Georges W. Bush avait formé une Coalition de volontaires. Volontaires ? Derrière ce volontariat se cachait un tordage de bras et des menaces non-dissimulées. Michael Moore précise : « Je meurs de rire à chaque fois que j’y pense ! », et plus loin : « Plus on est de fous, plus on rit ! » Il cite quelques-uns de ces pays volontaires :

L’Afghanistan : Quelle contribution ? Des chevaux ? Des bâtons et des pierres ?

L’Albanie : Ce pays dont la principale industrie est l’agriculture de subsistance et qui dispose d’un téléphone par 30 habitants.

La Bulgarie : Si la Bulgarie est dans votre camp, comment pouvez-vous perdre une guerre ?

L’Érythrée : C’est où ce truc ?

L’Éthiopie : Rien de tel qu’un régiment de gosses faméliques pour renforcer une armée !

Le Japon : 70% d’opposants à la guerre ! A-t-on eu au moins la décence de les aviser qu’on les avait mis sur la liste ?

Les Palaos : Minuscule archipel du Pacifique (20,000 habitants). Renommé pour ses savoureux plants de tapioca et ses noix de coco.

La Pologne : A promis d’envoyer une troupe de 200 hommes, ce qu'elle n'a jamais fait !

Le Maroc : A promis d’envoyer 2000 singes pour aider à faire exploser les mines irakiennes. Finalement s’est désisté ! Réponse à cette proposition : La Coalition de volontaires n’avait pas besoin de singes puisqu’elle était dirigée par un anthropoïde.

Selon Michael Moore, le monde est à l’envers. Déterminé à le remettre à l’endroit, Mike propose un petit guide personnel de prévention d’attaques ennemies : « Pourquoi ne pas bombarder un pays peuplé de bons chrétiens blancs pour faire changement ? »

Mike donne même la parole à Dieu qui se scandalise que Bush fils parle en son nom. Dieu promet même que s’il lui met la main au collet, il va l’envoyer nettoyer, pour l’éternité, les voitures du parking VIP de l’enfer.

***

Sources :

Dégraissez-moi çà ! : petite balade dans le cauchemar américain ; traduit par Marc Saint-Upéry. Paris : La Découverte, Paris, 2000, 211 p. (cote Dewey : 973.929 M823d)

Mike contre-attaque ! et s’en prend aux escrocs qui ont fait main basse sur la Maison-Blanche ; traduit par Marc Saint-Upéry. Paris : La Découverte ; Montréal : Boréal, 2002, 231 p. (cote Dewey : 973.9310207 M823m)

Tous aux Abris ! ; traduit par Marc Saint-Upéry. Montréal : Boréal, 2004, 300 p. (cote Dewey : 973.931 M823t)

 


   ALAN WATTS, DOCTEUR EN THÉOLOGIE   0 commentaire
[07/06/2008 22:03]

ALAN WATTS, DOCTEUR EN

THÉOLOGIE

Auteur et conférencier fécond, Alan Watts est connu pour ses nombreux ouvrages sur le christianisme, le zen, l’hindouisme et le taoïsme, dont "Le Bouddhisme zen", devenu un classique. Originaire de Grande-Bretagne, Watts fut chapelain de la Northwestern University durant la seconde guerre mondiale. À la suite de la publication, en 1947, de son livre "Face à Dieu", il quitta l’Angleterre pour se rendre en Californie, où il enseigna à l’Académie d’études asiatiques de San Francisco, aux côtés du dr. Frederick Spiegelberg.

Trois ans plus tard, à Berkeley, débutait sur les ondes de la KPFA, la série d’émissions "Au-delà de l’Occident". Ces chroniques radiophoniques d’Alan Watts connurent un tel succès dans le quartier de Bay Area, à San Francisco, que la KPFA en poursuivit la diffusion durant trente ans. D’autres stations de Pacifica accueillirent régulièrement ce programme dominical, soit à Los Angeles, New York et Boston. Vers la fin des années soixante et à l’orée des années soixante-dix, ce programme reçut le surnom d’"Antidote à la gueule de bois". Pendant cette période, les ouvrages de Watts attirèrent maintes fois l’attention du Los Angeles Times qui, dans ses pages littéraires, qualifia l’auteur en ces termes : "Alan Watts est sans doute l’interprète le plus éminent de la pensée orientale que nous ayons en Occident".

Dans le pays tout entier, universités, centres de séminaire et mouvements religieux d’avant-garde, accueillirent régulièrement le conférencier. A cette époque, les émissions dominicales, précédemment enregistrées aux studios de la KPFA, étaient désormais diffusées en direct et le présentateur de radio se transforma en un orateur plein d’entrain, ce qui valut à Watts, une réputation de philosophe amuseur. Lorsqu’il s’éteignit dans son sommeil en 1973, Alan Watts était attelé à l’écriture d’un ouvrage sur le taoïsme. Selon Watts, le monde n’est pas l’oeuvre d’une entité suprême à visage humain, mais une réalité "qui va de soi". Telle était la conception de l’univers qu’il privilégiait. La sagesse qui consiste à ne pas contrarier le "cours des choses", afin de remédier au désordre écologique, avait trouvé chez lui, un écho profond. Watts se référait d’ailleurs à un "organisme-environnement", plus proche du "nous" que du "je".

Dans son livre "La Philosophie du Tao", paru en juillet 1953, Alan Watts démontre dans son introduction "De la synthèse philosophique", que le ton n’est plus le même et ce changement est révélateur de son évolution. En effet, Watts s’éloigna du cadre académique dans lequel il avait abordé ces questions, pour aboutir à l’expérience vécue, ce qui lui permit d’y répondre. Ainsi que l’écrivait la poétesse Elisa Gidlow, pour rendre compte du cheminement d’Alan Watts dans l’esprit du Tao : "il s’en imprégna jusqu’à la métamorphose ; à l’âge mûr, le jeune anglais réservé, un peu collet monté et confiné dans son univers intellectuel, était devenu un sage joyeux, un penseur universel, qui se distinguait par son ouverture d’esprit et sa spontanéité-espiègle". Alan Watts espérait que le Tao, administré à doses massives, parviendrait peut-être, dans sa profonde sagesse, à faire évoluer l’Occident, comme lui-même avait évolué.

Alan Watts reste, dans le monde anglo-saxon, un des penseurs et interprètes les plus respectés de la pensée orientale. À travers une vingtaine de livres, deux séries d’émissions de télévision, ainsi que de nombreuses conférences, il aura contribué à lever le voile sur les philosophies liées à l’hindouisme, au bouddhisme, au taoïsme et au zen. Pour Alan Watts, le zen est une fusion de l’être humain avec l’univers. La vie est la Voie et la Voie est la vie ! Le secret du zen est une transmission spéciale en dehors des Écritures, ne dépendant ni des mots, ni des lettres, destinée directement à l’esprit de l’homme.

Alan Watts a écrit :

"Essayer de tout comprendre en fonction de la mémoire, du passé et des écrits, c’est comme avoir vécu l’essentiel de sa vie, le nez dans un guide touristique, sans jamais regarder le paysage."

"Ce que nous savons par la mémoire, nous ne le savons que de seconde main."

"Si l’univers n’a pas de signification, l’énoncé qui dit cela n’en a pas non plus."

"Qui n’a pas la capacité de vivre dans le présent, ne peut faire de plans valables pour l’avenir."

"L’engagement religieux irrévocable, quelle que soit la confession choisie, n’est pas seulement un suicide intellectuel, c’est aussi la négation même de la foi, puisqu’il s’agit d’un acte qui ferme l’esprit à toute nouvelle vision du monde."

"La vision de Dieu ne s’obtient qu’en abandonnant toute croyance en une quelconque idée de Dieu."

"Tout éveil doit nécessairement se produire spontanément, n’en déplaise à ceux qui veulent obliger les gens à devenir leurs disciples pour l’atteindre."

"Chercher l’éveil, c’est comme utiliser ses lunettes pour les chercher."

À lire d’Alan Watts :

Matière à réflexion - Amour et Connaissance - Le Livre de la Sagesse - Être Dieu - Bienheureuse Insécurité - L’Envers du Néant - La signification du bonheur - Face à Dieu - Monde ouvert - Le monde du Zen - L’Expérience psychique - L’Esprit du Zen - Le Bouddhisme Zen - Devenez ce que vous êtes - La Suprême identité - Les deux mains de Dieu - Taoïsme d’Occident - La Philosophie du Tao.


   HERMANN HESSE  0 commentaire
[07/06/2008 0:22]

HERMANN HESSE

Hermann Hesse est l’un des auteurs les plus lus dans le monde. Son œuvre est remarquable. Philosophe, autant que poète et romancier, Hermann Hesse a aspiré, toute sa vie, à trouver le difficile équilibre entre le corps et l’esprit, sans lequel l’être humain ne peut atteindre la plénitude.

L’œuvre d’Hermann Hesse est riche en enseignement. L’écriture est raffinée, recherchée et profonde. À travers ses personnages, Hesse se dévoile. Il dévoile ses états d’âme, ses doutes, son questionnement face à la vie. Tout comme Krishnamurti, Hermann Hesse en arrive à la conclusion que la recherche de la Vérité est une voie sans fin ; chacun de nous pouvant y trouver sa propre interprétation.

BIOGRAPHIE

Une enfance malheureuse

Hermann Hesse est né le 2 juillet 1877, à Calw, en Allemagne, dans une famille de missionnaires protestants. Son grand-père, un patriarche, est médecin et également conseiller régional. Son père, Johannes, pasteur, a fait la connaissance de sa mère, Maria, lors d’un voyage en Inde. Élevé dans un cadre religieux étouffant, le jeune Hermann se révolte très tôt contre ses parents. Ces derniers veulent faire de leur fils un théologien. Ils l’inscrivent au Göppenger Gymnasium pour y faire ses études. C’est à cette école qu’Hermann se découvre une passion pour la poésie et l’écriture. En 1891, il obtient son diplôme et fait son entrée au séminaire de Maulbron, réservé aux jeunes garçons âgés de 14 à 18 ans.

En 1892, à l’âge de 15 ans, Hermann fuit la maison familiale où il étouffe et il revient après une absence d’une journée seulement. Ses parents le font soigner pour insomnies et maux de tête. La même année, il disparaît de nouveau lors d’une crise dépressive, et après l’achat d’un révolver, il laisse une note de suicide. Il revient le jour même et ses parents l’envoient dans une école pour déficients intellectuels. Sa correspondance de l’époque le montre de plus en plus révolté et agressif envers ses parents et envers l’autorité. Hermann est sur le point d’exploser. À la sortie de cette école, Hermann passe la majeure partie de ses journées à lire dans la bibliothèque de son grand-père.

Hermann Hesse : un autodidacte

En 1895, Hermann Hesse se déniche un poste dans une librairie où il peut donner libre cours à sa passion, la lecture. À cette période, Hermann est un adolescent solitaire qui, en dehors de la lecture, passe une grande partie de son temps, dans un état de méditation et de contemplation. C’est dans cet état d’esprit qu’il retrouve l’équilibre. Il retrouve également la foi dans la beauté et la poésie. Il lit beaucoup Goethe et Nietzsche, mais c’est surtout Goethe qui le fascine au plus haut point. Hermann prend des cours du soir en littérature qui vont lui permettre de créer son propre univers. Il passe la quasi totalité de son temps libre dans la lecture. Il va même jusqu’à affirmer que chaque heure passée loin de la lecture, lui semble être du temps perdu.

Hermann Hesse et la renommée

Fasciné par l’œuvre poétique « Les Romantiques », Hermann Hesse se lance dans la poésie. En 1896, un de ses poèmes est publié dans une revue. D’autres poèmes sont publiés dans les années suivantes. En 1898, son recueil de poésie « Les Romantische Lieder », paraît aux éditions E. Pierson, en 600 exemplaires. En 1899, Hesse voit un de ses livres publié. Il s’agit, cette fois, d’un recueil d’extraits en prose, dans lequel l’importance de l’individu et le danger de se fondre dans la masse, sont des thèmes récurrents. Avec la publication de son livre « Peter Camenzind », en 1904, Hermann Hesse se taille une renommée extraordinaire. Il peut, dès lors, vivre à même ses droits d’auteur et devenir un écrivain à plein temps. C’est une grande victoire pour lui.

Lors de la première guerre mondiale, Hermann Hesse est un des rares écrivains à prendre une position résolument pacifiste, ce qui lui vaut d’être rejeté et violemment critiqué. Le spectacle de la guerre et ses atrocités, de même que la maladie mentale de son épouse Marie Bernoulli, atteinte de schizophrénie, plongent Hermann Hesse dans une grande crise personnelle. Il entreprend alors une première psychanalyse avec un élève de Jung et, par la suite, avec Jung lui-même. En 1919, son épouse est internée et ses enfants sont placés chez des parents et amis. Hermann Hesse abandonne son existence mondaine et va s’installer, seul, à Montagnola, en Suisse.

Hermann Hesse a 42 ans. Il mène, en Suisse, une vie solitaire d’une grande frugalité, se consacrant à l’écriture, à la peinture et à l’introspection, sans pour autant se désintéresser du monde. Ses très nombreux articles (plus de 3000), ne sont que sarcasmes à l’égard de l’idéologie national-socialiste naissante, puis triomphante, ce qui lui vaut d’être jugé indésirable par le pouvoir hitlérien. En même temps, c’est le début de la période la plus créatrice et la plus profonde de sa vie d’écrivain : Siddharta, Le Loup des steppes, Narcisse et Goldmund naissent de cette rupture sociale.

Remarié à deux reprises, Hermann Hesse devient après la seconde guerre mondiale, un écrivain célèbre, admiré et reconnu comme étant un directeur de conscience. Bien qu’il n’ait cessé de réfuter cette reconnaissance, incompatible avec l’idée de liberté individuelle qu’il n’a jamais cessé de défendre, Hermann Hesse se montre soucieux de répondre au volumineux courrier qu’il reçoit (200 à 300 lettres par jour), au nom de la responsabilité morale de l’écrivain, qu’il a défendue toute sa vie.

En 1946, Hermann Hesse reçoit le prix Nobel de littérature pour son livre, « Le jeu des perles de verre », publié trois années plus tôt. Il meurt dans son sommeil, d’une hémorragie cérébrale, à l’âge de 85 ans, le 9 août 1962.

CITATIONS

« Il n’y a pas d’autre dieu que celui qui est en vous. »

« La sagesse qu’un sage cherche à communiquer a toujours un air de folie. »

« Non, être aimé ne donne pas le bonheur ! Mais aimer, ça c’est le bonheur ! »

« Le travail le plus dur, ce n’est encore rien auprès de la mort. »

« Il est bon d’avoir appris à ses dépens ce qu’on a besoin de savoir. »

« La tendresse est plus forte que la dureté, l’eau est plus forte que le rocher, l’amour est plus forte que la haine. »

« Les choses se déforment facilement quand on regarde en arrière. »

« Chacun de nous n’est rien de plus qu’un humain, rien de plus qu’un essai, une étape. »

« Sur les chemins sans risques, on n’envoie que les faibles. »

BIBLIOGRAPHIE

Romans :

Gertrude
Knulp
L’Ornière
Le Jeu des perles de verre
Le Loup de steppes
Le Voyage en Orient
Narcisse et Goldmund
Peter Camenzind
Rosshalde
Siddharta

Nouvelles :

Berthold
Enfance d’un magicien
Fiançailles
Histoires d’amour
L’homme qui voulait changer le monde
La Conversion de Casanova
La Leçon interrompue
Lauscher
Le dernier été de Klingsor
Le Curiste
Le Poète chinois
Les Frères du soleil
Souvenirs d’un Européen
Une petite ville d’autrefois

Contes :

Contes merveilleux

Poésie :

Poèmes choisis

Essais :

Éloge de la vieillesse
L’art de l’oisiveté
Le Voyage à Nuremberg

Lettres :

Lettres, 1900-1962

Sources :

Livres d’Hermann Hesse :

Éloge de la vieillesse ; traduit de l’allemand par Alexandra Cade. Paris : Calmann-Lévy, 2000, 182 p. (cote Dewey : 838.912 H587e)

L’art de l’oisiveté ; traduit de l’allemand par Alexandra Cade. Paris : Calmann-Lévy, 2002, 234 p. (cote Dewey : 838.912 H587a)

L’Homme qui voulait changer le monde ; traduit de l’allemand par Edmond Beaujon. Paris : Calmann-Lévy, 2003, c2002, 223 p.

Le Curiste ; et Souvenirs d’une cure à Baden ; traduit de l’allemand par Alexandra Cade. Paris : Maren Sell : Calmann-Lévy, 1995, c1996, 219 p. (cote Dewey : 838.912 H587 Xc)

Le loup des steppes ; traduit de l’allemand par Alexandra Cade.Paris : Calmann-Lévy, 2004, 230 p.

Narcisse et Golgmund ; traduit de l’allemand par Fernand Delmas. Paris : Le Livre de poche, 1995, c1948, 251 p.

Siddharta ; traduit de l’allemand par Joseph Delage ; préface de Jacques Brenner. Paris : Grasset, 2002, c1950, 172 p.


   KHALIL GIBRAN  0 commentaire
[06/06/2008 18:52]

KHALIL GIBRAN

Khalil Gibran est né en 1883, à Bécharré, au Liban, dans une très ancienne famille chrétienne. Son grand-père maternel était prêtre du rite maronite. En 1894, Khalil émigre avec sa mère à Boston, puis en 1897, il retourne seul à Beyrouth, au Liban, pour y faire ses études à l’École de la Sagesse. En 1901, il visite la Grèce, l’Italie et l’Espagne puis s’installe à Paris pour étudier la peinture. C’est à cette époque qu’il écrit « Les Esprits Rebelles », livre qui est brûlé sur la place publique de Beyrouth, sur ordre des autorités turques. Khalil Gibran est condamné comme hérétique par l’évêque maronite.

En 1903, Khalil Gibran est rappelé en Amérique au chevet de sa mère mourante. Il demeure à Boston où il s’exerce à la peinture. En 1908, il retourne à Paris où il travaille à l’Académie Julien et à l’École des Beaux-arts. Il fréquente Rodin, Debussy, Maeterlinck et Edmond Rostand.

En 1910, Khalil Gibran s’installe définitivement à New York où il se consacre à la peinture et la poésie. C’est dans cette ville qu’il meurt en 1931. Son corps est ramené au Liban, où il repose dans la crypte du Monastère de Mar Sarkis, à Bécharré.

« Le Prophète », son œuvre maîtresse

En 1903, Khalil Gibran est rappelé à Boston où décèdent, de la tuberculose, sa mère, son frère et une de ses sœurs. C’est dans un état de profonde détresse qu’il entame une version anglaise de son livre « Le Prophète », œuvre dont il a déjà esquissé les grandes lignes, en arabe, dès l’âge de quinze ans. Il y travaille jusqu’à sa parution en 1923.

Depuis la parution du Prophète, le nom de Khalil Gibran est célébré partout dans le monde. En 1996, les ventes de ce livre ont atteint, aux États-Unis seulement, neuf millions d’exemplaires. Traduit dans plus de quarante langues, le Prophète n’a jamais cessé de séduire un très large public. En Italie, l’édition, en format de livre de poche, a récemment figuré en tête des meilleurs livres.

Pourtant le Prophète est un livre inclassable qui échappe aux étiquettes. Ni roman, ni essai, ni poème, il n’entre dans aucune catégorie. Le Prophète ressemble à un livre sacré. Son style, sa structure, sa tonalité ne sont pas étrangers à ceux de la Bible et, en particulier, à ceux de l’Évangile. L’ouvrage, riche en images, en paraboles, s’articule en versets. On y retrouve des formules comme : « En vérité... » ou « Mais moi je vous dis... », etc.

Extrait du Prophète

« Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles du désir de la vie pour elle-même.
Ils viennent par vous, mais non de vous.
Et bien qu’ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez loger leurs corps, mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain que vous ne pouvez pas visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez tenter d’être comme eux, mais ne cherchez pas à les rendre semblables à vous,
Car la vie ne revient pas en arrière, ni ne s’attarde sur hier. »

Citations de Khalil Gibran

« La solitude est une tempête de silence qui arrache toutes nos branches mortes. »

« La terre est ma patrie et l’humanité ma famille. »

« C’est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit. »

« En tout homme résident deux êtres : l’un éveillé dans les ténèbres, l’autre assoupi dans la lumière. »

« Nul ne peut atteindre l’aube sans passer par le chemin de la nuit. »

« Nous ne vivons que pour découvrir la beauté. Tout le reste n’est qu’attente. »

« Le désir est la moitié de la vie. L’indifférence est la moitié de la mort. »

« Plus profondément le chagrin creusera votre être, plus vous pourrez contenir de joie. »

« Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion. »

« Combien généreuse est la vie pour l’homme, mais combien l’homme se tient éloigné de la vie. »

Bibliographie

Le Prophète
Le Prophète et le Jardin du Prophète
Les Esprits rebelles
Les Ailes brisées
Le Fou
Merveilles et processions
Jésus, Fils de l’Homme
Le Sable et l’Écume
Le Précurseur
L’Errant Les Dieux de la terre
L’aveugle
Lazare et sa bien-aimée

Sources

Najjar, Alexandre. Khalil Gibran : l’auteur du Prophète ; édition réalisée sous l’égide d’Olivier Germain-Thomas. Paris : Pygmalion, 2002, 234 p. (cote Dewey : 892.785 G44)

Plusieurs de ses livres


   PAULO COELHO  0 commentaire
[05/06/2008 22:31]

PAULO COELHO

Selon une enquête menée, en 1999, par le magazine « Lire », Paulo Coelho a été désigné comme le deuxième auteur le plus vendu dans le monde. Ses livres sont traduits en plusieurs langues et sont vendus à des millions d’exemplaires.

Paulo Coelho est né à Rio de Janeiro, le 24 août 1947, dans une famille traditionnaliste, d’un père ingénieur et d’une mère profondément croyante. Il manifesta, très tôt, plus d’intérêt pour le théâtre et les auteurs Borges, Henry Miller, que pour les études. Ses parents l’ayant inscrit au Collège des Jésuites de Sao Ignacio, réputé pour sa sévérité, Paulo y apprit la discipline et la rigueur, mais y perdit la foi. Cédant à son père qui rêvait de le voir devenir avocat, il s’inscrivit à la faculté de droit, mais il abandonna aussitôt.

Son goût prononcé pour les arts et son côté anti-conformiste, valurent à Paulo d’être interné à trois reprises dans un institut psychiatrique, à la demande de ses parents. En 1968, suivant les mouvements hippies, il se passionna pour Marx, Engels et Che Guevara. Participant à des réunions et des manifestations de rue, Paulo s’introduisit dans des mouvements progressistes et fit partie de la génération « Peace and Love ». Traversant à cette période, une crise spirituelle profonde, il se mit en quête de nouvelles expériences. Il eût recours aux drogues et hallucinogènes, aux sectes et magies. Il parcourut l’Amérique latine sur les traces de Carlos Castaneda, un auteur célèbre.

Revenant à sa passion, l’écriture, Paulo fit ses premières armes dans le journalisme et fonda une revue, baptisée : « 2001 ». À la suite d’un article paru dans la revue, Paulo entra en contact avec le producteur de musique Raul Seixas, pour qui il écrivit des centaines de textes de chansons. Ce fut son premier moment de gloire. En 1976, Paulo partit pour l’Angleterre où il travailla comme correspondant pour divers journaux brésiliens.

Après trois mariages malheureux, Paulo Coelho épousa, en 1981, Cristina Oiticica, une artiste peintre, qui est toujours sa compagne de vie. Avec elle, il entreprit un voyage de six mois à travers le monde, qui devait le conduire jusqu’en Allemagne, où il visita le camp de concentration de Dachau. Cette visite allait marquer un point tournant dans sa vie. À 34 ans, il retrouva la foi catholique et entreprit les 700 kilomètres du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, au nord de l’Espagne. De ce parcours est né son premier roman : « Le Pèlerin de Compostelle ». Son roman : « L’Alchimiste » viendra plus tard, suivi de plusieurs autres livres, qui feront de Paulo Coelho, l’un des dix auteurs les plus lus dans le monde.

Paulo Coelho consacre, à chaque année, quatre cent mille dollars de ses droits d’auteur à une fondation qui porte son nom et qui est administrée par son épouse. Les buts de sa fondation sont l’aide aux plus démunis et la défense et la promotion de la culture brésilienne.

Paulo Coelho vit toujours au Brésil, ce pays qu’il aime par-dessus tout.

Citations de Paulo Coelho

« Nous sommes tous des pèlerins en quête de l’inconnu. »

« La quête de la spiritualité est une responsabilité personnelle que tu ne peux transmettre ni recommander à d’autres. »

« Ce n’est pas parce que je ne comprends pas quelque chose avec ma raison que ce n’est pas vrai. Le mystère existe. La quête du mystère est une quête de grande liberté. »

« L’important est de parvenir à faire un grand vide en soi ; se dépouiller du superflu ; savoir vivre avec l’essentiel ; être toujours en chemin. »

« J’écris pour l’enfant que nous portons tous en nous. »

Bibliographie

Le Pèlerin de Compostelle
L’alchimiste
Le Manuel du guerrier de la lumière
La Cinquième Montagne
Sur le bord de la rivière Piedra
Brida
Véronica décide de mourir
Maktub
Le démon et mademoiselle Prym
Le Zahir

Sources :

Arias, Juan. Conversations avec Paulo Coelho ; traduit de l’espagnol par Françoise Marchand-Sauvagnargues. Paris : A. Carrière, 1999, 256 p. (cote Dewey : 869.8 C672A)

Ses livres que j'ai tous lus

 


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