LE TEMPS
"Souviens-toi que chacun ne vit que le moment présent, et que ce moment ne dure qu’un instant ; le reste, il a été vécu ou il est dans l’incertain"
Marc Aurèle
Dans le Petit Robert, plusieurs définitions s’appliquent au temps. Globalement, le temps est considéré comme une grandeur mesurable, traditionnellement fondée sur la rotation de la terre ; sur elle-même pour une durée de vingt-quatre heures et autour du soleil, pour une durée de 365 jours et quart ou une année.
Mesure du temps qui se divise également en secondes, minutes, semaines, mois, siècle, etc. Le temps signifie durée, date, moment, passé, présent et avenir. Le temps s’applique aussi à l’état de la température : beau temps, mauvais temps, etc.
D’autres définitions s’appliquent au temps. En voici un exemple: ‘’Quelle différence y a-t-il entre le passé et l’avenir ; entre ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore ?’’ Aucune! Les deux siègent dans l’âme ; l’un sous la forme du souvenir, l’autre sous la forme de l’attente.
Ma mémoire du passé et mon espoir (ou ma crainte) de l’avenir siègent dans mon âme, cette entité spirituelle qui détient, seule, la capacité de se représenter ce qui n’est pas ; donc ce qui n’est plus et ce qui n’est pas encore. Et comme l’avenir n’existe que parce que nous l’attendons, le passé n’existe que parce que nous nous en souvenons.
La vie d’un être humain se résume en plusieurs temps : Il y a un premier temps, qui suit la naissance, où la raison n’est pas encore apparue ; où l’on vit dans une entière dépendance des autres et dont il ne reste, dans la mémoire, aucun vestige.
Il y a un second temps, celui de l’adolescence, où la raison se développe ; où elle prend forme et où elle peut agir, si elle n’est pas perturbée par les vices de la complexion ou par un enchaînement de passions qui se succèdent les unes aux autres.
Il y a un troisième temps, celui de l’âge adulte, où la raison, qui est alors dans sa force, prend définitivement forme. L’être humain atteint sa maturité et est en mesure de produire à son maximum, s’il n’est pas limité par quelque handicap que ce soit.
Il y a un quatrième temps, celui de l’âge d’or, qui est ralenti par le poids des années, par la maladie ; déconcerté ensuite par le désordre de la machine qui entre dans son déclin, avant la phase finale qui est la mort.